SARH ACTU'

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Photos from SARH ACTU''s post 03/10/2023

🚨𝗖𝗥𝗜𝗠𝗘 𝗢𝗗𝗜𝗘𝗨𝗫 𝗘𝗧 𝗕𝗔𝗥𝗕𝗔𝗥𝗘 𝗔 𝗪𝗔𝗟𝗜𝗔

Le samedi 30 septembre 2023, c’est dans un climat de désolation et d’une grande tristesse que les parents de la jeune dame, Mariam Ruth Mahamat ont procédé à l’inhumation de leur fille au cimetière de Toukra.
Madjitigal Maurice, son ex-copain qui vivait à Sarh a débarqué à N’Djaména où il a décidé de mettre fin à la vie de celle-ci pour quelle raison, lui seul saura répondre à cette question un jour devant les hommes et devant Dieu. Cette scène macabre a eu lieu la semaine dernière au quartier Walia dans le 9ème arrondissement de la ville de N’Djaména.
Le corps déposé à la morgue de l’Hôpital Général de Référence de N’Djaména pour besoin d’enquête a été aussitôt remis aux parents pour son inhumation, car déjà en état de décomposition.
Aujourd’hui dans sa cachette, le présumé assassin ne cesse de menacer la mère de la défunte au téléphone. Selon certaines sources, ce crime, Madjitigal Maurice n’est pas à son premier acte.

Photos from SARH ACTU''s post 17/09/2022

Des morts et biens emportés à Kyabé
La Caisse de Solidarité et d’Entraide Sara-Kaba (CSE-SK) et plusieurs Associations et organisations des Jeunes et femmes de la communauté Sara-Kaba réunis en comité de crise ce 17 septembre 2022 à N’Djaména, informent l’opinion nationale et internationale dans un communiqué de presse qu’un conflit sanglant et meurtrier a opposé les agriculteurs et éleveurs dans le département du Lac-Iro, province du Moyen-Chari, déclenché depuis le 13 septembre 2022 est en train de prendre l’allure d’une razzia où les villages sont attaqués et incendiés les uns après les autres et jour après jour.
Selon le communiqué du comité de crise, en plus de l’attaque précèdent du village Mbarabé, des assaillants lourdement armés ont attaqué dans la nuit du 15 au 16 septembre 2022 plusieurs villages notamment, Rokou, Nguina, Kikoye, Oulboye, Bébolo, Biobé, Siyé, Guina, Bara, Kolma, Soubo, Bohobé, Koskobo, Maleniko et Ngarongo.
Le bilan de ces attaques se présente comme suit : 16 morts, 21 blessés, 178 cases brûlées, 104 bœufs, 100 chèvres et 8 millions emportés par les terroristes. « La tension reste vive et vivace au moment où nous parlons. La population de ces villages cités est en débande sans abri et erre partout en brousse en cette saison de pluies sous les intempéries et tous les champs sont systématiquement dévastés », alerte le comité de crise.
Les signataires de ce communiqué dénoncent avec véhémence ces agissements qui ne datent pas d’aujourd’hui et tiennent pour responsables les autorités administratives et militaires locales qui brillent par leur mutisme, ce qui laisse penser qu’elles sont complices ou soutiennent l’autre partie. « Ce qui se passe actuellement dans le Lac-Iro dépasse la dimension de conflit éleveurs-agriculteurs et constitue une rébellion et un acte de terrorisme savamment orchestrés. Pour preuve, la plupart des assaillants viennent de Roro et bien organisés avec une stratégie de guerre et armés », note le comité de crise.
Le comité de crise appelle la population du Lac-Iro et tout le peuple Sara-Kaba à se solidariser, à résister et à se défendre par tous les moyens. Les signataires de ce communiqué exigent la démission du Président du Présidium du Dialogue Gali Ngoté Gatta ou la suspension des travaux dudit dialogue et celle de Haroun Kabadi du CNT et du MPS. Le comité demande en outre, le départ du préfet de Kyabé et des autorités militaires du Département du Lac-Iro ainsi que des allogènes souvent à l’origine de ces conflits.
Aussi, le comité de crise exige la fermeture des centres de Mabrouka qui sont en réalités des cachots d’armes. « Car on ne peut pas continuellement à se faire tuer sur son propre sol, n’en déplaise aux esprits malins et hypocrites. Trop, c’est trop ! ».
Enfin, le comité de crise demande au Gouvernement d’intervenir plus urgemment pour stopper ces conflits récurrents dans le département du Lac-Iro en particulier, le Tchad en général pour permette aux paisibles citoyens de cohabiter pacifiquement, car hier c’était Abéché, Sandana, Leo-Mbaya, Danamadji et aujourd’hui Kyabé.

09/09/2022

L’Eglise Catholique suspend sa participation
Pour éviter de cautionner la main mise d’un groupe sur le processus du Dialogue National Inclusif et Souverain (DNIS) ouvert depuis le 20 août dernier, l’Eglise Catholique suspend sa participation à cette grande rencontre. L’annonce a été faite le 3 septembre dernier, lors d'un point de presse, animé par Mgr Martin Waingué Bani, Evêque du diocèse de Doba.
Dans leur note, les Evêques délégués de la Conférence des Evêques du Tchad au Dialogue National inclusif ont rappelé que la Conférence des Evêques du Tchad s'est réjouit de l'annonce du Dialogue National inclusif. En plus du caractère inclusif tant prôné, le dialogue a été rendu souverain par le décret du chef de l'Etat, donnant ainsi du sérieux à ce que certains réclament comme dialogue de la dernière chance. « Comme il a été dit plusieurs fois ces jours-ci, les Tchadiens attendent beaucoup de ce Dialogue, car les conclusions doivent permettre de rétablir l'ordre constitutionnel rompu avec le décès inattendu du Président de la République. Il doit aussi permettre à tous les fils et filles du Tchad de s'entendre sur un nouveau contrat social dont le socle sera la justice et la bonne gouvernance, garantes d'une paix véritable », écrivent-ils.
Ils ont fait comprendre que, l'Eglise catholique dont la mission est de travailler à la réconciliation, à la justice et à la paix, s'est sentie concernée et a accordé une importance particulière à ce dialogue en y prenant part avec une délégation composée d'évêques, de prêtres et de laïcs. « Dans notre Message de Noël 2021, nous avons déjà appelé les fidèles catholiques à prier pour la réussite de ce dialogue », précisent les délégués.
Ils soulignent ensuite que « face au spectacle auquel nous avons assisté et constatant la crise de confiance qui est apparue entre les différents groupes, nous ne voulons pas apparaître comme ceux qui soutiennent une partie contre l'autre. Cela est en contradiction avec notre rôle de pasteurs qui est celui de rassembler et de taire le pont. C'est pour cela que nous sommes contraints de suspendre notre participation aux séances pour ne pas cautionner la main mise d'un groupe sur le processus de ce dialogue. Cependant, nous nous rendons toujours disponibles pour continuer à offrir nos services dans toutes les démarches ultérieures de réconciliation que nous jugerons sincères ».

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