Convergence pour la Conscience Citoyenne - C3"
01/11/2018
Discours de Mamadou Dia , vice-président du Conseil du Gouvernement du Sénégal au Grand Magal de Touba en Septembre 1957
”Le 4 septembre, à Touba, où je participais au grand pèlerinage annuel, j'ai été amené à prendre la parole,pour expliquer le sens de notre présence, et dire ce que le nationalisme africain doit à Ahmadou Bamba. Mon propos était improvisé. Il ne s'agissait pas d'un discours longuement préparé dont j'aurais conservé le texte écrit. M'adressant en outre aux fidèles venus non seulement de nos villes, mais aussi de toutes nos campagnes, je me suis évidemment adressé à eux dans notre langue, le ouolof.
Je ne veux donc pas reconstituer ni traduire les paroles que j'ai ainsi prononcées. Mais en raison du thème qu'elles développaient, et en raison de la façon dont on en a, en certains endroits, rendu compte, il me paraît indispensable d'évoquer ici, brièvement, Ieur substance.
”Pour nous Sénégalais, pour nous nationalistes sénégalais, le pèlerinage de Touba n'est pas, bien évidement, une ‘affaire politique électorale’. Ce n'est pas non plus le simple accomplissement d'un rite ordinaire. Plus que tout cela, et au-delà de toutes les petites préoccupations immédiates, Touba est pour nous, à travers les années, et dans la longue marche que nous avons entreprise, une référence fondamentale. Car le mouridisme est une création originale, dont le fondateur est un Saint ‘pas comme les autres’. Ahmadou Bamba nous apparaît, avant tout, comme le marabout dont la vie, l'œuvre, la doctrine se sont définies en s'opposant, parfois durement, à toutes les influences étrangères et se sont exprimées dans une création toute nouvelle et purement africaine.
A ce titre l'héritage d'Ahmadou Bamba constitue à la fois un enrichissement inappréciable de notre patrimoine spirituel et une affirmation de cette autonomie culturelle qui est, tout autant que l’indépendance économique, une condition nécessaire du développement national.
Lorsque je dis que toute la vie d'Ahmadou Bamba a été marquée par cette volonté de se définir par ses propres valeurs, et en s'opposant à toutes les influences, à toutes les pressions, je ne veux pas tout rappeler d'une histoire que chaque Sénégalais doit cependant connaître. Et quel Sénégalais ignore les difficultés qu'a rencontrées Ahmadou Bamba, les persécutions mêmes qu'il a subies de la part des autorités administratives. A toutes les menaces, à toutes les pressions, Ahmadou Bamba a résisté, simplement, sans ostentation, mais sans défaillance, maintenant la pureté de sa doctrine et son indépendance à l'égard des pouvoirs - cette indépendance à l'égard de César hors de laquelle aucune spiritualité ne peut s’épanouir.
Et la leçon d'Ahmadou Bamba ne s'arrête pas là. Car son attitude a porté ses fruits, que nous recueillons aujourd'hui. Son inflexibilité a fini par forcer l'estime et l'admiration de tous, et d'abord de ceux-là mêmes qui l'avaient suspecté et poursuivi. C'est pourquoi nous voyons, à chaque pèlerinage, et cette année encore, le gouvernement de la République française, en la personne de ses plus hauts fonctionnaires, apporter au souvenir d'Ahmadou Bamba son hommage et l'expression de son respect.
Touba est donc bien pour nous le lieu où a triomphé l'esprit de résistance et la dignité sénégalaise. A qui serait tenté de l'oublier, Touba rappelle que l’estime, même celle des adversaires, se mérite. Elle ne vient pas récompenser la servilité ou l'acquiescement systématique. Elle reconnaît la valeur de qui s'affirme, dans l'opposition s'il le faut. Toute personnalité qui maintient son intégrité, obtient sa reconnaissance. La dignité, qu'elle soit d'un homme ou d'un peuple, se conquiert, mais ne s'achète pas.
Toute l'œuvre d'Ahmadou Bamba, dans sa forme comme dans son fond, du point de vue littéraire comme par son contenu spirituel, est nourrie des mêmes valeurs et porte le même témoignage. Cette œuvre affirme et chante la négritude. Elle l’a chantée en Afrique et pour les Africains, bien avant que nos intellectuels de culture française l’aient retrouvée par le long détour des humanités occidentales et du retour au pays natal. N***e, son œuvre l’est dans sa technique de la poésie, dans sa versification originale. Elle l’est dans son poème imagé, coloré, rythmé, qui rompt spontanément avec toutes les techniques étrangères, qu'elles soient de l'Occident ou de l'Orient, de l'Europe ou de l'Arabie. Elle est déjà, par cela seulement, un de nos premiers monuments littéraires, un des fondements de notre littérature nationale.
Et cette œuvre, si riche formellement, vaut encore plus par la doctrine qu’elle apporte. Car le mouridisme a repensé complètement l’Islam, dans le respect de l’orthodoxie, et selon le génie de notre peuple. Par cet effort doctrinal, l’Islam au Sénégal a cessé d’être une religion ‘importée’ pour devenir une religion populaire, une religion vraiment nationale incarnée au plus profond de nous-mêmes.
Pour toutes ces raisons que j'ai dites à Touba jeudi dernier, pour tous ces apports constitutifs de notre personnalité sénégalaise, nous considérons Ahmadou Bamba comme une des valeurs essentielles du nationalisme africain, et le mouridisme comme un élément fondamental de notre patrimoine culturel.
C'est pourquoi le pèlerinage de Touba est notre pèlerinage, à nous nationalistes sénégalais, et tel est le sens du témoignage que nous rendons lorsque nous participons à ce grand rassemblement et à cet acte de foi sénégalais.”
(Mamadou DIA,Septembre 1957)
26/06/2018
Cri de coeur d'un citoyen fatickois.
"Fatick est fatigué!" tels sont les mots de désolation souvent tristement brandis par les fatickois pour exprimer leur ras-le-bol. Ils ont pourtant raison de le dire et de le manifester car leur souffrance a atteint son summum. La misère, la précarité, le chômage grandissant, l'insalubrité et le désoeuvrement total sont les maux les mieux partagés dans la commune. Ces pépins s'érigent tel un minaret honteusement scruté par des citoyens spoliés et lâchement assassinés socialement. De quel Fatick parle-t-on?
Celui qui a bercé ses fils prodiges que le succès a porté jusqu'au plus haut sommet de l'exécutif. Ce terreau qui a longtemps vibré aux rythmes ancestraux des Djoung Djoung intronisant les Bour Sine au soir du repos éternel de leur prédécesseurs. Celui dont les exploits guerriers de ses hommes valeureux sont chantés et vantés par les poètes les plus éloquents, les historiens les plus sages et les intellectuels les plus prolixes. Nous parlons du pays serreer où le "Diom", le "foula" et le courage sont les marques de fabrique d'une société profondément encrée dans une culture où la morale et l'éthique dans la conduite des hommes honorent le bien et exclu le vice. Cette fierté atavique semble embellir désormais les fonds de tableaux pittoresques payés comme tribut pour la satisfaction du beau et du génial et le salut de la mémoire des grands hommes.
Aujourd'hui ne sommes-nous pas entrain de vivre le revers de la médaille?
Fatick a changé, les gens ont évolués mais de quelle manière?
L'image de la Commune est sérieusement écornée, je suis même tenté de dire qu'elle est souillée par les mauvaises pratiques politiciennes facilitées par des citoyens inconscients et incapables de dire non, miraculeusement réduits au silence tel un bétail électoral. Face à cette population timorée, nos politiciens trouvent un terrain fertile pour corrompre les esprits et semer l'anarchie dans une ville si petite et plongée dans une vétusté ainsi qu'un sous développement pour autant évitable. Ce n'est pas à eux de décider pour notre destin car des hommes sans vision, qui croient que leur ascension sociale est uniquement louable à l'oeuvre d'une bonne mère et non à la volonté divine, ne peuvent aucunement se voir confier notre avenir. Il en est hors de question! Je ne vois pas entre le corrupteur et le corrompu qui est plus digne de confiance.
Pour la situation que vit la ville de Fatick, ces scélérats de politiciens seuls ne sont pas les responsables car nous les laissons faire, nous les avons porté au pouvoir et donc nous sommes complices. Et comme disait Einstein:" le monde ne sera pas détruit par ceux qui font du mal mais par ceux qui les voient faire sans rien dire."
C'est pourquoi l'heure est au réveil et à la conscience citoyenne, au refus de la médiocrité. En ce sens, le dramaturge sénégalais Alioune Badara Bèye affirmait que :"le drame des peuples est le silence des écrivains." Et je serai tenterai de dire en retour que le drame d'une ville est le silence coupable de ses citoyens. C'est un péché de se taire face à l'injustice.
Il n'est plus acceptable que l'on repose notre salut sur des politiciens hyper arrogants et égoïstes dont leur contribution à la marche de Fatick ne se limite qu'aux échéances électorales. C'est honteux!
Une politique qui ne vise pas à satisfaire l'intérêt populaire est vouée à l'échec. Elle devient plutôt un moyen d'oppression et d'endormissement du peuple. Il plus qu'évident que les politiques ont lamentablement échoués et ont prouvés leur infirmité dans leurs actions et dans leur vision. Que faut-il faire alors?
Il faut commencer par assumer notre responsabilité en tant que citoyens et dignes fils du Sine, en étant conscients de notre mission individuelle et collective. Il faudra que chacun se réconcilie avec soi-même avant de se réconcilier avec l'autre. La fibre patriotique ne doit plus se limiter au bout de la langue mais elle doit d'abord provenir du coeur et se refléter dans nos actions de tous les jours. Il faut une dynamique unitaire, une union des coeurs ainsi qu'une synergie dans l'action qui du reste, est la condition sine qua non pour un développement tant espéré. Quand on est exigeant avec nos hommes politiques il faut aussi l'être avec nous-mêmes car nos missions sont les mêmes, c'est de servir la communauté pour le bien de soi et de tous. Je pense qu'il faut que les jeunes, les femmes et les hommes se dressent en sentinelles, tout en ignorant les querelles politiques et les rivalités partisanes pour asseoir leur intégrité morale et socio-économique. Cessons de nous apitoyer sur notre sors car celui qui se comporte ainsi n'osera jamais assumer sa révolte et s'affranchir de ses souffrances.
Commencons par rendre notre Commune propre, attrayante et respectable aux yeux de tous. Il n'est pas normal que la ville de Fatick soit aussi sale et désorganisée. Encore une fois, les responsabilités sont partagés, entre les politiques qui doivent impulser le processus de développement et les citoyens qui doivent accompagner et y participer pleinement. Nous rêvons du développement, et c'est illusoire de le faire car il ne se rêve pas, il se crée. C'est seul dans une démarche endogène que nous pouvons sortir de l'ornière notre chère terroir.
Le développement est possible, il suffit seulement de le vouloir, et d'y croire profondément.
Vive Fatick, Vive la jeunesse fatickoise!!!!
El Hadji Farba Diop,*Cogito ergo sum*
#221🇸🇳 Sénégalais et Fatickois.
[email protected]
Communiqué du Collectif des étudiants de Fatick.
Le Collectif des Étudiants de Fatick ( CEF) porte à la connaissance de la population de Fatick, celle universitaire en particulier, qu'il est entrain d'effectuer un recensement- pour sa base de données- de tous les nouveaux bacheliers de la Commune de Fatick.
En effet, ce recensement, comme à l'accoutumé, s'inscrit dans une démarche visant à inscrire tous ceux qui ont réussi au bac dans notre politique : être au service de l'étudiant.
Cela passant irrémédiablement par votre participation et adhésion à la structure-mére de toutes les amicales estudiantines puisque nous rassemblons tous les étudiants de la Commune, nous vous prions de donner vos contacts aux numéros qui seront affichés.
Pour rappel, le Collectif des étudiants de Fatick communément appelé " CEF" a été créé au mois d'août 2016 en vue d'être un cadre global qui fédère tous les étudiants issus de la Commune, et cela en parfaite intelligence et respect scrupuleux de la politique des autres amicales basées au sein de toutes les universités du Sénégal regroupant des ressortissants de Fatick.
Avec un domaine d'action se limitant sur l'espace communal, CEF se veut une parfaite synergie d'actions autour de l'amélioration des conditions, et sociales et pédagogiques de la communauté estudiantine de Fatick.
Conscients du poids immense du défi à relever, le CEF renouvelle sa confiance à tout un chacun et souhaite une année de réussite aux nouveaux bacheliers.
Ensemble, le travail continue.
CEF, un collectif au service de l'étudiant.
Contactez nous au 778069112/771313767
Criminalité au Galsen, la série macabre continue sous nos yeux et nous sommes impuissants:
Allô! Police, ici, on tue. Cette phrase peut paraitre alarmante mais n'est-ce pas la triste réalité?
La facilité avec laquelle les sénégalais tuent est presque devenue déconcertante pour ne pas dire fataliste. Un taximan a été lâchement fusillé par un conducteur en état d'ivresse. L'Etudiant du nom de Yankhoba Dramé dont la vie a été ôtée à Camberene, par Youssou bâ pour une affaire de 100 Fcfa. Le meurtre avec coup de couteau fatal à Djeddah Thiaroye Cao.
Alors qu'on croyait cette fenêtre sanglante de 2016 fermée avec la batterie de mesures que l'équipe gouvernementaleavait promises de mettre en oeuvre, 2017 nous met face à la triste réalité.
Alors que les goorgolus sénégalais applaudissaient des deux mains les opérations de sécurisation,
sommes toutes concluantes,
la fusillade d'un modou-modou du nom Mame Cheikh Gueye nous rappelle à l'ordre. Hélas! cet émigré rentré au bercail ne va pas davantage profiter des bienfaits de la chaleur familiale. La faute à Qui? Bonne question. La vie humaine, si sacrée, est-elle trop prise à la legère au point d'enterrer des personnes dont le seul tort est de vivre dans un pays en effervescence avec un niveau d'insecurité qui est on ne peut plus inquiétant? Le sentiment de peur géneralisée inquiete ainsi plus d'un citoyens. De là, nous pourrons se poser cette question légitime: les politiques sont-ils en mesure de juguler le phénomene de l'insécurité?
A cette question, nous nous donnerons comme gages de mener quelques pistes de reflexion tant pretendre à l'exhaustivité serait faire de suffisance intellectuelle pour un fléau qui échappe même certains remedes preconisés par des esprits plus brillants et avertis du pays.
En effet, le premier à être interpellé demeure l'Etat. Il a pour mission de garantir la sécurité et la protection des personnes et des biens de tous. Ainsi "détenteur du monopole de la violence physique légitime", l'Etat doit en accord avec ses forces de sécurité assister tous les citoyens dans leur quête de mieux-être. Comment cela est-il possible dans un contexte de tueries? La Police et la Gendarmerie sont parmi les plus compétentes au plan sous-regional au vu des prouesses effectuées. Tout de même, il urge pour l'Etat de continuer à les renforcer en logistiques et en ressources humaines de qualité. Dans cette dynamique, seul le nihilisme empêcherait de ne pas saluer l'effort de la part de l'Etat de renouvellement de leur parc automobile. L'abondance de biens ne nuisant pas, du chemin reste à faire car les malfrats ne sont pas dupes. S'ils reconnaissent les rares signes de défaillances institutionnelles, ils en profitent pour mener leurs sales besognes. Comment un Commissariat composé de 5 élements de police, et de surcroît dans des quartiers populaires, peut-il juguler l'insécurité? De ce fait, le recrutement du personnel de police est une voie de solutions parmi tant d'autres.
Ensuite, il faut restaurer le lien de confiance et de respect qui unissait citoyen et forces de defense et de sécurité. La vindicte populaire à laquelle les policiers-certains parmi eux ont été mêlés dans de sales draps souvent brandis par une presse qui ne manque de les fusiller si l'occasion se présente- ont dû faire face fait l'affaire des malfrats. Jadis citoyens et policiers avaient signé un contrat de confiance avec les comités de quartiers de sécurité qu'on comptait dans les banlieues dakaroises. Un réchauffement de leurs relations permettrait sans nul doute d'installer la peur chez le camp adverse car une collaboration en vue de dénoncer tous comportements suspects ferait reculer les hors-la-loi. Egalement, nous ne serions fermer les yeux, sauf negationnisme béat sur la "généreuse politique" de sécurité de proximité plus connue sous le sobriquet des " ASP". Qui oserait d'ailleurs ne pas magnifier la marée d'agents en "bleu et noir" qui régulent les circulations des artères de nos villes oui aidant les éléments de la Police à démanteler les réseaux de malfrats. Tout de même, en repensant cette politique par des solutions structurelles qui passent par une formation sérieuse et rigoureuse en plus de la priorité à accorder aux retraités de l'Armée et de la Police en possession de toutes leurs facultés dans le personnel, meilleure ne serait pas pareille mesure qui viendrait ainsi en appoint aux forces de sécurité pour limiter la furie meurtrière.
L'autre point à ne pas négliger est la facilité avec laquelle nous constatons malheureusement la circulation des armes blanches et autres objets à fins un peu douteux. Il faut surveiller comme du lait sur le feu les marchés noirs où coulent à flôt ces armes blanches qui pourraient tomber entre les mains des criminels et autres réseaux et associations de malfaiteurs.
Tout au plus, l'aspect le plus important dans la recherche de solutions se trouve être dans lees réponses sociales et économiques de l'Etat pour endiguer les problèmes sociaux et économiques des citoyens. La réponse la plus fondamentale et urgente est de proposer des solutions concrétes et durables pour la problématique de l'Emploi des jeunes. En effet, une lecture lucide et rigoureuse du mobile des tueurs laisse imaginer qu'ils sont pour la plupart des jeunes désoeuvrés ou en quête de mieux-être. Sans emplois ou laissés à eux-mêmes dans des quartiers populaires où pauvreté et misérabilisme se cotoient au quotidien, ils tombent dans la facilité ou intégrent des réseaux de banditisme et bonjour les dégâts. Les agressions et les vols commis de jour comme de nuit deviennent ainsi leurs activités quotidiennes. S'il demeure que l'Etat doit devenir, au besoin, une machine répressive pour être l'" ennemi des ennemis de la loi", il doit repondre au PDS: parti de la demande sociale. Une lecture réaliste de la situation laisse démontrer qu'à côté du chômage endemique qui touche la jeunesse désoeuvrée qui se livre à ces activités illégales fatales aux vies humaines, l'inégale redistribution des richesses cumulée à la politisation des emplois publics ne font que ret**der un début de solutionnement de ce fléau. Sans posture aucune d'un Avocat du diable, mais peu de pain et d'eau pourrait satisfaire les soifs de reussite de la jeunesse. Au cas contraire, on ne pourrait pas rapidement pas voir le bout du tunnel.
last but not least, légitime est de dire qu'il faut recoudre le tissu social fissuré par une profonde crise des Valeurs, traduction la plus visible de cette serie macabre que nous vivons.
En effet, nous sommes entrain de vivre dans une société partisane d'une course effrénée vers les richesses. Et cela aux antipodes des valeurs cardinales de notre tradition et principes réligieux. Sinon comment comprendre l'enormité de la pression qui pèse sur les jeunes dans des progénitures où le matérialisme et l'impatience sont partagés du commun des mortels. Bonjour les dégâts! Tous les moyens sont bons pour amener de l'argent, oui de l'argent et toujours de l'Argent. Nerf de la guerre, il pousse même à tuer. Le but ultime est de paraitre aisé aux yeux de la fratrie.
En classe de terminale, mon chargé de cours en philosophie me disait: " une société qui produit beaucoup de fous doit remettre certaines de ses valeurs en question". Mais la même réflexion peut être menée avec la problématique de l'insécurité grandissante. Une société qui produit itou beaucoup de criminels doit accepter de faire sa thérapie. Mes chers amis sociologues raisonnent et résonnent en terme de "Ndeup National".
C'est être fataliste que de penser que ce fléau est incurable voire la peur ne peut être dans le camp des malfaiteurs ou autres tueurs en série.
Ce qu'il faut faire, c'est éduquer nos jeunes en forgeant chez eux des valeurs cardinales telles que le "Jom", le "Fula ak Fayda", Le " Kersa ak Sutura", " Ngor ak Gor" et surtout le "Diné". Ce qu'il faut encore faire, c'est de déconstruire le mythe de la laicité. un Etat laic ne veut pas dire un Etat aréligieux. Il faut impliquer davantage les autorités réligieuses et coutumières dans les solutions à poser face aux problémes qui nous interpellent.
Les délinquants ou criminels ne sont pas des perdus-à-jamais ni des tâches noires qu'on doit bannir définitivement en les privant de liberté. Même dans les gêoles, il faut les suivre par une assistance psychologique pour préparer leur réinsertion sociale.
Vivement donc les Assises Nationales contre l'insécurité. Notre survie en dépend sinon la population court à sa perte: le risque d'être fragilisée et décimée par une serie macabre.
NB: La proportion du Chef de l'Etat à distribuer à tout bout de champ des grâces laisse pantois. Des cas de récidives restent légion. Cette prérogative doit être repensée pour ne pas dire limitée.
Aliou.G. CISSE/ UGB/ Droit Public.
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