FAAP-senegal
13/12/2022
Né au Cameroun, Hassan JOYA se consacre à l’Art et plus particulièrement à la photographie. Titulaire d'un Master en Arts plastiques option arts visuels et médiation culturelle à l’école des beaux-arts de Foumban au Cameroun, il pratique la photographie depuis bientôt 6ans. Sa passion pour la photographie découle des expériences et surtout le désir de communiquer sa vision du monde, de montrer les choses suivant son regard. Il explore divers aspects de l’être isolé dans la société à travers ses photos. Il aime beaucoup faire du portrait de personnes sur des thèmes comme le mariage forcé, atteinte aux libertés individuelles, violence sur le genre féminin, domination et manipulation des plus forts sur les minorités. Hassan est membre de la Fédération Africaine sur l’art photographique (FAAP), a participé à plusieurs expositions photographiques collectives et workshops dans plusieurs pays africains comme le Mali, la RDC, le Congo oubien le Benin. Il vit et exerce au Cameroun comme historien d’art, critique et curateur. Il enseigne également au Département d’Arts Plastiques et d’Histoire de l’art de l’Université de Dschang (Cameroun).
02/12/2022
Alain Wandimoyi KYALEMANINWA est un congolais, passionné de photographie depuis sa petite enfance. En 1995, il choisit la photographie comme métier, d'abord pour immortaliser certaines cérémonies et autres évènements de famille á Goma, en République Démocratique du Congo(RDC). En 1999, il se lance dans la photographie de presse, collaborant avec plusieurs journaux locaux.
Les photos de Alain ont été publiées dans plusieurs medias comme Agence France Presse(AFP), Associeted Press(AP), Syfia Grands Lacs ou encore au Collectif des journalistes Documentaristes (CO.JO.DO). Aujourd'hui, il est un des correspondants de certains médiasinternationaux dans son pays et travaille régulièrement avec des structures en RDC. Le promoteur du media en ligne,la Cruche Hebdo, est membre de la Fédération Africaine sur l'Art Photographique (FAAP).
Il a participé à plusieurs ateliers de formation photographique etde nombreuses expositions notamment au festival Yambi Congo à Bruxelles en 2007, á la biennale Afrikaribu de Kinshasa en 2008, á la biennale de Bamako en 2009, au festival Cineafrica de Tarifa en 2009.
Il vit et travaille á Goma, en République Démocratique du Congo.
28/11/2022
Mystic Bram’s, de son vrai nom Ibrahima Dia, est un authentique passionné de photographie, indépendant, et autodidacte. Il a participé à la 13ème Biennale de l’Art africain contemporain de Dakar, qui a changé sa vision photo suite à son adhésion à la FAAP (Fédération Africaine
sur l’Art Photographique). Il a aussi participé á des expositions collectives avec la FAAP en 2020 á Bilbao et en 2021 á Pamplona, Espagne. Né en 1989 au Sénégal, il a passé son enfance dans son quartier en banlieue
Dakaroise, Thiaroye Azur. Après son BFEM en 2006, il poursuit ses études jusqu’en classe terminale. Il a suivi en 2010 une formation en électromécanique durant un an. Amoureux
de voyage, il découvre entre 2011, et 2014 plusieurs régions du pays avec les déplacements qu’il faisait. Son père lui-même fait découvrir l’outil analogique à son fils, qui commence ainsi le maniement de cet outil photographique juste en 2014. Avec sa maitrise sur les techniques de base de l’appareil photo, il commence à faire des randonnées et voyages photos à travers le pays avec ses camarades de Sénégal Photographie
ou encore de Sunu Naatal. En outre, la photographie lui a permis aujourd’hui de
connaitre la vie socioculturelle du pays, nouant un profond rapport avec des hommes et des femmes du monde de la culture, entre autres. L'artiste vit et travaille au Sénégal.
17/11/2022
« L’œil raciste du photographe »
Le racisme est subtil. Faire parler son objectif en ne mettant en relief que les «mauvaises» images visuelles d’une partie du monde, celui des êtres noirs, est une forme de racisme. C’est dangereux. On ne voit que l’image, pas celui qui tient l’objectif. On ne voit pas non plus l’œil du photographe ni la perspective avec laquelle il regarde avec son appareil photo. La haine visuelle est pire que l’image réelle qu’elle produit.
À travers la photographie, nous avons besoin d’amour, de passion, et non de haine visuelle à l’égard des êtres humains. Faire la propagande d’images qui rabaissent l’être noir, qui le montrent sous son dehors vulnérable ou triste, sous prétexte qu’on fait de l’art ou du photojournalisme ne doit plus nous faire rêver.
Tous les êtres sont égaux nous dit-on, alors montrons l’être dans ses différentes situations et non pas l’être sous sa couleur.
Ceux qui montrent du noir vulnérable et ceux qui les récompensent sont des propagateurs de haine. Ils sont de véritables obstacles pour la lutte contre le racisme. Et le photographe qui immortalise des « contre-valeurs» à la dignité de l’être humain ne devrait pas être célébré. Mais il est souvent récompensé. Il reçoit une récompense après avoir lynché visuellement des noirs. Martin Luther King disait : « Une loi ne pourra jamais obliger un homme à m’aimer mais il est important qu’elle lui interdise de me lyncher. »
Des clichés de guerre, d’enfants soldats, de femmes réfugiées fuyant, le regard hagard, l’enfer de la violence : il n’y a rien de beau à y voir. Nous devrions comprendre que les images de la guerre ne «choquent» pas seulement mais aussi qu’elles blessent à cause de la sur-médiatisation. Nous devrons aussi comprendre que celles faites des enfants, des femmes qui habitent dans des zones d’extrême pauvreté ne captivent pas mais agressent. Et le malaise s’étale à travers des médias et des expositions photos. Et cela est effrayant.
Mamadou Gomis
Photographe et chercheur, président de la Fédération Africaine sur l’Art Photographique (FAAP)
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Dakar