Projet Cluj-Napoca
13/06/2019
Un dernier "trafik" après les interminables lignes droites hongroises... demain Autriche!
10/05/2019
"Aş vrea sa fac comprese"
Bonjour à tous!
Cette semaine l'hôpital reprend progressivement de l'activité après les vacances de pâques. Mais pas trop vite! Beaucoup de praticiens sont encore en vacances et ne reviendront que la semaine prochaine...
Et nous? On suit notre tutrice spécialisée en médecine vasculaire, tantôt à faire quelques soins dans le service, tantôt en observation au bloc.
Nous avons maintenant accès aux dossiers patients et pouvons faire des projets de soins.
Un projet de soin consiste en un condensé d'informations concernant un patient dans sa globalité et un détail organisé et priorisé des actions à faire et à prévoir lors de sa prise en charge.
C'est en gros la base du métier d'infirmier.
Notre tutrice ayant fait un stage en France durant ses études est familiarisée avec cette pratique et peux donc nous corriger, (parfois de manière exigente), gare à "l'oubli du detail".
Le plus long dans cet exercice est de déchiffrer le langage, heureusement pour nous, il y a beaucoup de mots similaires entre le français et le roumain médical... Et puis... On progresse en roumain nous!
Malgré tout, il est des moments où nous sommes tout de même désoeuvrés, et pour combler le manque d'activités, nous avons découvert une tâche annexe:
L'autre jour on a revu un patient qui avait été traité pour un kyste surinfecté dans le dos, il avait bénéficié d'une petite chirurgie avec anesthésie locale pour laquelle nous avons assisté l'interne. L'homme passait dans le coin et est venu montrer son pansement. Après installation, retrait du pansement, nettoyage de la plaie, je recherche des compresses stériles sur le chariot de soin pour refaire le pansement.
"damned! Le paquet que j'avais vu est ouvert, elles ne sont donc plus steriles"
Je demande donc au monsieur de patienter et me rends en salle de soins pour refaire le plein de compresses stériles. En entrant, je fais comprendre à une infirmière stricto-roumanophone que je viens prendre des compresses. Dès quelle eût compris, je me suis pris une engueulade de classe prenium, et en roumain bien sûr! Imagine une infirmière qui te râle dessus comme si tu avis tué son chat et imagine aussi que tu capte rien à ce qu'elle raconte, jetais pas loin de l'agacement... J'arrive quand même à comprendre qu'elle parle d'économie.
Je repars avec un paquet de compresses quelle m'a finalement cédé, persuadé que c'était denrée rare à économiser.
Après avoir dit au revoir au monsieur, je fait part de cet évènement à ma tutrice qui éclate de rire en m'expliquant la raison de l'humeur de l'infirmière.
Non les compresses ne sont pas denrées rares à économiser, mais ici, on les fait sur place. On commande des grands morceaux de "tissus-compresses", on les découpes, on les plies, on les conditionnes et on les stérilises.
C'est du boulot, c'est chronophage, et c'est les infirmières qui le font la plupart du temps.
Alors en fait cette fameuse infirmière ça faisait plusieurs jours qu'elle nous voyait taper dans ses compresses, et ce jour là elle en a eu marre...
Depuis ce jour, on nous a montré où et comment préparer des compresses, et si on s'ennuie, ben on fait des compresses.
Cette petite anecdote nous a permis plusieurs choses: premièrement d'avoir un accès libre au stock de compresses, de remonter d'un cran dans l'estime des infirmières, et ça nous rappelle aussi que lorsque quelqu'un s'agace, il y a une raison et ce n'est sûrement pas de la méchanceté gratuite.
Bonne fin de journée à tous et bon week-end!
05/05/2019
Une nouvelle piaule pour nous!
Salut à tous! Alors comme il ne s'est rien passé de fou à l'hôpital cette semaine, et que la pluie ainsi que mes pneus lisses nous ont poussés à rester sédentaires ce week-end, on va vous parler de notre logement.
Depuis vendredi, on a une nouvelle chambre, la nôtre cette fois ci, car à notre arrivée, la résidence universitaire étant pleine, nous avons dû aller là où il y avait de la place...
Nous sommes logés dans une sorte d'internat au même titre que de nombreux étudiants erasmus, les chambres comprennent deux ou trois étudiants et des salles de bains sont communes à plusieurs chambres. Nous avons accès à une petite cuisine ainsi qu'à une machine à laver et à un sèche linge qui sont rarement libres (il ne vaut mieux pas laisser passer sa chance lorsque l'on trouve la machine disponible!).
Étant donné que nous devons généralement nous lever tôt le matin avant de nous rendre à l'hôpital, nous réveillions jusqu'ici nos colocs de chambres toute la semaine, c'est maintenant chose finie.
Nous avons accès à tout le confort possible, literie, rangements, p*scine (la do**he fuit), activités sportives quotidiennes (on est au 5eme), frigo (On en a piqué un stocké dans le couloir, on va voir si ça passe...), activités religieuses le dimanche matin etc...
Il faut dire que sous la fenêtre siège une des nombreuses églises de la ville, et les roumains étant généralement pieux, notre réveil du dimanche est fait de cantiques.
Pour le reste les autres étudiants sont très accueillants et nous proposent souvent des sorties et activités. C'est un joyeux mélange d'espagnols, d'italiens et de quelques français et roumains. La bonne ambiance règne, on cause voyage en faisant cuire une gamelle de pâtes, on échange sur la médecine en faisant sa lessive, on partage les bons plans pour boire un verre ou manger en ville quand on se croise dans les escaliers...
Les vacances se terminent ici et donc l'activité va reprendre pleinement à l'hôpital, De nombreuses entrées sont prévues demain, on a du pain sur la planche!
À bientôt!
24/04/2019
Bonsoir à tous!
Quelques nouvelles de l'avancée de notre stage à l'hôpital ou la periode des vacances de pâques vont sévèrement diminuer l'activité du bloc opératoire. De plus, notre tutrice ainsi que le chef de service avec lesquels nous avions pris l'habitude de passer nos journées partent en vacances....
Sur le coup, cette nouvelle à eu un sale effet sur notre moral, car pour nous, c'était synonyme de changer d'équipe, d'encadrement, et notre équipe, eh bien on commençait seulement à s'y intégrer, à réussir à communiquer (verbalement ou non, n'oublions pas là barrière de la langue) au prix de beaucoup d'efforts de notre part pour ne pas être "transparents" et ignorés.
Il faut savoir qu'on est arrivés un peu comme des extraterrestres là bas, on a d'abord essayé de dire bonjour, mais on s'y est mal pris, alors personne à compris qu'on disait bonjour.
Après on a cherché des interlocuteurs pour savoir où étaient les choses, les vestiaires, le bloc, les toilettes, comment s'ouvre la porte du service etc alors on a traîné, on a essayé d'interpeller, maladroitement...
Ensuite on nous a dit de venir observer au bloc, alors on a mis charlotte et masque pour le bloc, pas le top pour avoir l'air avenant.
Puis sans le vouloir, ben on était pas discrets non plus, avec nos tenues blanches, ici ils sont en rouge, en vert, en bleu, en noir, en ce que tu veux, mais personne ne porte de tenue blanche.
Alors les premiers jours, t'a deux mecs qui traînent dans ton service, voyants comme des gyrophares et pas foutus de dire bonjour correctement! Déjà on partait de loin...
Et d'un autre côté, ici faut pas être du genre à sourire aux inconnus, à lâcher des politesses à tout va, ça ne se fait juste pas.
Si on te tiens la porte ouverte, tu passe, pas la peine de dire merci, si tu bouscule quelqu'un sur le trottoir, tu passe, pas la peine de s'excuser, personne ne t'en voudra, c'est juste comme ça...
Mais imaginez nous, les premières fois qu'on a tenu une porte, qu'on s'est fait bousculer sur un trottoir bondé et qu'on a juste été ignorés, ça fait bizarre, ça vexe, ça énerve forcément, et surtout ça aide pas à avoir l'air sûr de soi lorsque l'on s'adresse à quelqu'un.
Alors comme l'hôpital n'échappe pas à la règle, on a commencé dans un milieu où personne ne nous sourit, ne s'intéresse à nous et ou rares sont ceux qui nous adressent la parole.
Eh ben nous on a pris patience, on a bossé le roumain en plus de l'anatomie, on a appris à dire bonjour convenablement, à dire "merci" et "de rien", à demander comment ça va. On a aussi appris à ne pas se vexer, à se rappeler que se prendre un vent ici, c'est normal, après tout c'est nous les mecs bizarres à dire tout le temps merci...
Et petit à petit, on a reçu des marques d'attention. Discrètes au début, un sourire, une mimique, puis un "bonjour", un "merci", puis des questions "d'où venez vous?" "Quel âge avez vous?", et maintenant certains collègues nous lancent même des "bojourrr valériann et yanni" dans un français approximatif, mais signe que nous sommes un minimum appréciés.
Bon, avec cette histoire de vacances, nous n'avons apparemment plus grand intérêt à rester dans un bloc opératoire à l'activité réduite et sommes donc dirigés dans le service de soins attaché à la chirurgie.
Mais pas de panique, nous sommes confiés à d'autres internes (qui eux ne partent pas en vacances), et nous restons dans le même secteur donc verrons toujours les mêmes collègues.
Demain, rdv 8h30, on a des points de suture à enlever!
Bonne soirée à tous et a bientôt !
Ps: comme on a pas de photo de l'hôpital à vous montrer, on vous met le panorama de la chambre de valerian en bonus :)
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