Gorgui Communication
27/04/2026
🔴 Communiqués N*001 et 003/2026 DE LA SYNERGIE DES SYNDICATS SIGNATAIRES DU 15 OCTOBRE 2016 ENSEIGNEMENT SECONDAIRE.
24/04/2026
🔴Front syndical en implosion : des militants SYNEM et SYNEFCT dénoncent un préavis de grève “imposé” et claquent la porte.
Au suivant ! ! !
23/04/2026
🔴Alerte ‼️ Dénonciation de l'usurpation de la Synergie par certains syndicats pour proférer des menaces ; les autres membres marquent leur désaccord.
22/04/2026
PREAVIS DE GRÈVE DE CERTAINS SYNDICATS : Fin de la synergie à la veille des examens de fin d’année ?
Le 21 avril 2026, certains syndicats de la synergie ont déposé un préavis de grève de 72 heures, prévu du 13 au 15 mai. Un timing qui ne doit rien au hasard.
Car ces dates coïncident parfaitement avec une période cruciale :
les épreuves anticipées du CAP (11 au 15 mai),
et celles du DEF (du 11 au 23 mai).
Dès lors, une question s’impose : pourquoi maintenant ?
Les revendications sont connues. Certaines sont légitimes, d’autres ont déjà fait l’objet d’accords ou d’engagements de la part du gouvernement. Mais d’autres encore relèvent clairement de la gestion administrative, domaine réservé de l’État.
Alors, pourquoi déclencher une grève à un moment aussi sensible ?
S’agit-il d’un simple mouvement syndical… ou d’un moyen de pression calculé sur l’État en prenant en otage le calendrier scolaire ?
Car il faut être lucide : en choisissant cette période, les syndicats savent parfaitement qu’ils touchent un point névralgique. Les examens de fin d’année ne sont pas négociables. Ils engagent l’avenir de milliers d’élèves et la crédibilité de tout un système éducatif.
Autre interrogation : pourquoi aller vers un bras de fer avec un gouvernement qui, jusque-là, n’a jamais fermé la porte au dialogue ?
Revendiquer l’application de procès-verbaux est une chose.
Exiger l’annulation d’actes administratifs légaux en est une autre. Et chacun sait que sur ce terrain, l’État ne reculera pas.
Il est donc temps d’être clair :
le Mali n’a pas besoin de tensions inutiles dans un secteur aussi vital que l’éducation.
L’opinion publique ne comprendrait pas — et n’accepterait pas — une nouvelle perturbation du calendrier scolaire, surtout dans le contexte actuel.
Les syndicats doivent revoir leur stratégie, au nom de la responsabilité et de la stabilité sociale et par réalisme. Ils savent de façon pertinente et par expérience que le mouvement ne sera pas suivi par les militants surtout dans un contexte de division avec le retrait de certains syndicats influents.
Qu’on se le dise :
les examens se tiendront. Et l’État prendra toutes les dispositions nécessaires.
À bon entendeur.
Aboubacrine Cissé, spécialiste des questions éducatives
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