LE ROND POIND
19/10/2018
Burkina: Le Drian en visite à Ouagadougou pour parler sécurité et terrorisme
J
ean-Yves Le Drian est arrivé ce 18 octobre à Ouagadougou, au Burkina Faso. Le ministre des Affaires étrangères français n'y reste qu'une journée au cours de laquelle il s'entretiendra notamment avec le président burkinabè, Roch Marc Christian Kaboré, pour aborder entre autres les questions sécuritaires.
Même si Jean-Yves Le Drian est venu à Ouagadougou inaugurer une maison de la jeunesse et de l'innovation, il sera difficile au ministre français des Affaires étrangères de contourner la question sécuritaire. Sa visite intervient une dizaine de jours après le premier raid aérien de la force militaire française Barkhane sur le territoire burkinabè et alors que la situation sécuritaire continue de se dégrader.
Un nouveau front s'est en effet ouvert à l'est du pays, où plusieurs attaques ont tué une dizaine de militaires burkinabè début octobre. Ces actions n'ont pas encore été revendiquées. Les forces de sécurité burkinabè avancent dans le brouillard pour combattre une cible encore mal identifiée.
Projets de développement
Dans le nord du pays, notamment dans la province du Soum, la zone rouge où sévissent les terroristes a fait tâche d'huile. Cette semaine encore, deux attaques ont eu lieu à quelques kilomètres de Djibo, chef-lieu de département jusque-là épargné : l'une contre une école et l'autre contre un poste de police.
Jean-Yves Le Drian apporte aussi plusieurs projets de développement, à hauteur de 130 millions d'euros, pour le nord et l'est du pays. Par ailleurs, 125 millions supplémentaires sont prévus dès 2019. Mais le chef de la diplomatie française parlera aussi du renforcement de la coopération militaire en termes notamment de formation, d'entraînement et d'équipement.
Jean Yves Le Drian s'était déjà rendu à Ouagadougou il y a six mois, au lendemain de l'attaque terroriste qui avait visé entre autres l'ambassade de France.
19/10/2018
Cameroun: la sœur de l'opposant John Fru Ndi enlevée en zone anglophone
La sœur de l'opposant camerounais John Fru Ndi, président du Social Democratic Front (SDF), a été enlevée. Elle a été capturée mercredi soir par des militants sécessionnistes à Baba II dans le nord-ouest du pays, dans l'une des deux régions du Cameroun en proie à une insurrection anglophone.
Selon sa famille, les séparatistes ont kidnappé la sœur de John Fru Ndi chez elle, avant de se diriger vers la résidence de l'opposant anglophone. Ils n'ont trouvé personne, les occupants avaient déjà quitté les lieux. Le groupe armé a donc mis le feu à la maison.
Harcèlement
Le fils du leader du SDF, Benjamin Fru Ndi, raconte que ces hommes terrorisaient le village depuis plusieurs jours : « Ils se trouvaient dans le village depuis une semaine à harceler la population pour de l’argent, à intimider les habitants. Donc nous sommes allés les rencontrer samedi dernier, le 13 octobre. Par la suite, les sécessionnistes ont fait circuler une note disant que nous avions appelé l’armée pour qu’ils les éliminent. Ils ont utilisé ce prétexte pour enlever ma tante ».
Contact
Benjamin Fru Ndi a réussi à entrer en contact avec sa tante dans la journée. Jeudi soir, les kidnappeurs n'avaient pas encore demandé de rançon. Le chauffeur de John Fru Ndi avait déjà été visé par des tirs la semaine dernière. Le président du SDF est accusé de traîtrise parce qu'il s'est toujours opposé à la partition du Cameroun. Son parti a pris part aux élections, alors que les séparatistes avaient appelé au boycott.
Le candidat du SDF à la présidentielle Joshua Osih a déclaré sur Twitter hier soir : « La maison de John Fru Ndi a été brûlée, et sa sœur enlevée, parce qu'il a voté le 7 octobre ».
18/10/2018
Béchir Ben Yahmed avait raison quand il écrivait dans un numéro de jeune Afrique : ” Ceux qui détiennent le pouvoir et veulent s’y maintenir, ont appris (…) à faire en sorte que le juge suprême qu’est le conseil constitutionnel arbitre en leur faveur.”
Ainsi donc l’on se dirige vers une prorogation de la législature jusqu’à la fin du premier semestre 2019, soit jusqu’au 30 juin de l’année prochaine ; la divergence des points de vue sur la question, c’est l’exercice, l’essence même de la démocratie ; si pour les uns, la prorogation du mandat des députés de 6 mois sera de nature à apaiser le climat politique tendu depuis la fin de l’élection présidentielle, et pour pouvoir mieux organiser les élections législatives à venir, lorsqu’on est républicain, on ne peut pas défendre l’indéfendable, lorsqu’on est dans un esprit partisan, oui, tout devient normal y compris la violation de la loi fondamentale, le déni de justice, c’est le début de la République bananière.
La cour constitutionnelle en donnant un avis favorable à la prorogation du mandat des députés a rendu une décision plus politique que juridique et lorsque la haute juridiction se soumet au pouvoir politique, c’est le recul de la démocratie, c’est la porte ouverte à toutes les dérives possibles, prenons date pour l’histoire !!!
La Cour constitutionnelle est devenue taillable et corvéable à merci !
La cour constitutionnelle, ou cour des miracles a en l’espace d’un mois rendu deux décisions totalement contradictoires pour se dédire, de quoi donner le tournis aux plus grands constitutionnalistes pour parachever la fuite en avant du gouvernement pris dans l’étau politico financier de l’après présidentielles. Elle avait rappelé le respect du droit dans un premier temps dans son avis N°2018-01/CCM du 12 septembre 2018 lorsqu’elle a décidé de s’en tenir à l’application stricte de la constitution en réponse à la demande du premier ministre sur la prorogation du mandat des députés de l’Assemblée nationale après avoir fait un rappel des articles 29, 61, 85 de la loi fondamentale qu’est la constitution, ainsi que la loi N° 2016-048 du 17octobre 2016 modifiée par la loi N° 2018-014 du 23 avril 2018 portant loi électorale en ses articles 86 nouveau et 166:
…” Que de tout ce qui précède, la prorogation du mandat de député n’étant prévue par aucune disposition constitutionnelle ou , il y a lieu de se conformer aux dispositions sus référencées”.
Revirement spectaculaire
Elle a rappelé que ni la constitution, ni la loi organique régissant le fonctionnement de l’Assemblée nationale ou la loi électorale ne prévoient la possibilité de proroger le mandat des députés au-delà de la durée constitutionnelle de cinq ans.
Réponse qui a dû donner des cauchemars au pouvoir face à la situation qui allait se créer : le vide juridique après la fin de la législature au 31 décembre 2018, car les élections législatives n’auraient jamais pu se tenir pour les raisons fondamentales ci-dessous:
– L’état des finances publiques,
– La situation politique difficile et très tendue,
– Le nouveau découpage administratif bricolé par le gouvernement.
Il fallait créer, trouver une solution fut-elle abracadabrantesque pour donner une base légale au souhait du gouvernement et à la demande du président de l’Assemblée nationale, la même Cour constitutionnelle fait un revirement spectaculaire qui relève du miracle juridique :
Dans son avis N°2018-02/CCM du 12 octobre 2018, à un mois d’intervalle, la haute juridiction a rendu un avis favorable cette fois ci à la demande du président de l’Assemblée nationale sur la prorogation de la législature jusqu’à la fin du premier semestre 2019 dans un considérant pour le moins troublant.
* “Le caractère de force majeure des difficultés entravant le respect scrupuleux des dispositions constitutionnelles et légales sus référencées;
* La nécessité d’assurer le fonctionnement régulier de l’Assemblée nationale”.
Au regard de ces deux avis, une question essentielle se pose et doit interpeller nos consciences : sur quelle base juridique se fonde ce deuxième avis favorable de la Cour constitutionnelle puisqu’elle est formelle dans son premier avis : …”Que de tout ce qui précède, la prorogation du mandat de député n’étant prévue par aucune disposition constitutionnelle ou législative, il y a lieu de se conformer aux dispositions sus référencées”.
La loi c’est la loi, la constitution vient de subir une violation de la haute juridiction qui est censée en être la garante!!!
Décidément, Le droit constitutionnel est mouvant et dans la mouvance de la valse chaloupée de la cour constitutionnelle du Mali pour adapter le droit aux circonstances graves et difficiles actuelles, il eût été opportun de mettre en avant la situation contraignante (catastrophique) budgétaire pour proroger la législature actuelle qui prenait fin le 31décembre 2018, plutôt que d’exciper la force majeure ; en droit, il me souvient que la notion de force majeure, un principe général, est évoquée dans l’exécution des contrats, applicable dans les cas de responsabilité civile, contractuelle, délictuelle ou quasi délictuelle et ses caractères sont:
– extériorité,
– imprévisibilité
– Irrésistibilité,
Il me souvient également que la Cour Constitutionnelle a rappelé récemment l’application stricte des dispositions constitutionnelles, en ce sens qu’on ne pouvait pas y transposer des dispositions du droit civil, lorsqu’elle examinait les requêtes de certains candidats à l’élection présidentielle.
Si l’histoire est un éternel recommencement, elle retiendra que la Cour Constitutionnelle du Mali, organe régulateur du fonctionnement des institutions de la République et de l’activité des pouvoirs publics (article 85) a tripoté, torpillé la loi fondamentale en créant une nouvelle jurisprudence fondée sur la notion de force majeure, avec des arguties juridiques pour l’intérêt du pouvoir au détriment du respect de la constitution de la République.
JUSQUE LÀ TOUT VA BIEN, AN KA MALIBA BE KA TA GNÈ (Le Mali avance)
18/10/2018
Bisbille entre travailleurs et DG de Radisson : Une dissidence syndicale appelle à la retenue
Après le sit-in initié le jeudi dernier par des travailleurs de l’hôtel Radisson pour dénoncer la gestion raciste et discriminatoire du directeur général, Ilarie Botta, une dissidence du personnel syndical botte en touche ces accusations et invite les protestataires à la retenue.
Pour se désolidariser du mouvement d’humeur en cours au sein de l’hôtel Radisson dont l’une des manifestations a été le sit-in du jeudi dernier par des travailleurs, Mamadou Moussa Traoré, 2e adjoint au secrétaire chargé des revendications du bureau syndical et 2e délégué titulaire de l’hôtel, à la tête d’un groupe d’employés, a animé hier une conférence de presse pour, dit-il, apporter son soutien au directeur général de l’hôtel et inviter ses collègues à la retenue.
D’entrée de jeu, Mamadou Moussa Traoré a tenté de botter en touche les accusations brandies par les protestataires à l’endroit d’Ilarie Botta, directeur général de l’hôtel. A en croire le conférencier, aucune décision prise par le directeur n’a un caractère raciste.
“Il a simplement fait le ménage au niveau du personnel afin de pouvoir atteindre les objectifs qui lui sont assignés par les promoteurs de l’hôtel. C’est suite à ça, que certains employés se sont retrouvés à des postes qui ne leur plaisent pas”, a-t-il poursuivi.
“Quelques jours après cette décision, le comité syndical dirigé par Abdoulaye Doumbia a adressé une lettre à la direction pour exiger la démission du directeur, le payement du 13e mois et dénoncer la gestion autoritaire de M. Botta”, ajoutera-t-il.
Sur les accusations de licenciement dont les organisateurs du sit-in ont fait cas, Mamadou Moussa Traoré et ses camarades apportent un démenti. “Aucun employé n’a été licencié par le directeur. La direction continue à virer régulièrement le salaire des employés”, a-t-il révélé.
Et à M. Traoré d’appeler les contestataires à la retenue et au respect des décisions du directeur général de l’hôtel.
Cliquez ici pour réclamer votre Listage Commercial.
Site Web
Adresse
Bamako
ML