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Création de SARL au Burkina Faso : Des procédures simplifiées pour un secteur privé plus compétitif
La Maison de l’Entreprise du Burkina Faso (MEBF) et la Chambre de Commerce et d’Industrie du Burkina Faso (CCI-BF) ont tenue ce jeudi 17 juillet à Ouagadougou, une rencontre d’échange et d’information sur les nouvelles dispositions nationales en matière de création de SARL.
Cette rencontre coparrainée par le ministère en charge de l’industrie, du commerce et de l’artisanat et celui de la justice a permit aux promoteurs d’entreprises de prendre connaissance des nouvelles dispositions nationales applicable à la forme des statuts et au capital social des SARL et le nouveau formulaire des RCCM. Au cours de cette rencontre les acteurs du monde des affaires ont eu droit à une démonstration sur la nouvelle carte professionnelle de commerçant.
En 2013, le secteur privé avait souhaité de la part du gouvernement burkinabè la réduction du capital minimum exigé pour la création de SARL. La rencontre de ce jeudi 17 juillet sonne alors comme une réponse à cette doléance puisque le capital minimum exigé pour la création d’une SARL au Burkina Faso est désormais de 100.000 FCFA contrairement à l’ancien capital qui était de 1 000 000 FCFA.
Selon le Ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Arthur P. KAFANDO, cette réduction pourrait inciter les jeunes à se lancer dans le monde des affaires « si vous demandez un million à un jeune opérateur qui vient de finir ses études pour créer une SARL, il sera très difficile pour ce dernier de mobiliser une telle somme ; mais à cent mille nous pensons déjà qu’il y’a un effort qui a été fait. Nous ne sommes pas déjà dans la réalité d’autres pays où la création de SARL est à 0 FCFA mais à cent mille franc CFA déjà on peut aller vers la création de beaucoup d’entreprises pour les jeunes » a t’il souligné.
Cette restructuration du secteur privée burkinabé s’inscrit dans une dynamique de consolidation des avancées du pays des hommes intègres en matière d’amélioration du climat des affaires conformément aux exigences de l’UEMOA et de l’OHADA « ces mesures contribueront à moderniser d’avantage notre économie en suscitant la création d’entreprises formelles et notamment sous la forme sociétaire » a laissé entendre Mahamadi SANOU, Vice-présent représentant la présidente de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso. Cette dynamique de facilitation des procédures de création d’entreprises a été aussi appuyée d’un effort de modernisation de certains documents intervenant dans le processus de création des SARLs. Il s’agit notamment de la carte professionnelle de commerçant (CPC).
La CPC : Une carte électronique sécurisée pour les affaires au Burkina Faso
L’ancienne carte professionnelle de commerçant jugée obsolète a cédé la place à une nouvelle carte plus professionnelle et plus sécurisée. Cette nouvelle carte de support plastique à caractère infalsifiable mise au point par PROOFTAG, société de droit français, est munie d’un scellé de sécurité dont l’authenticité peut être vérifiée. Selon Arthur KAFANDO « la qualité du climat des affaires de notre pays aux yeux du monde réside en partie dans la crédibilité des actes administratifs que nous délivrons chaque jour ». Afin d’éviter les confusions conformément aux statuts des entreprisses, deux types de cartes sont mis à la disposition des promoteurs d’entreprises. Il s’agit de la carte professionnelle pour la personne physique et la carte professionnelle pour la personne morale (facultative).
Il faut aussi noter que dans cet élan de simplification des procédures de création d’entreprises, les promoteurs n’ont plus l’obligation de recourir à un notaire comme cela se faisait avant. La simple déclaration « sous seing privé » accompagnée d’une publicité adéquate suffit aisément.
Souleymane Koanda, pour Burkinapmepmi.com
Source: http://www.burkinapmepmi.net/spip.php?page=article&id_article=21974
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