Badi Haidara
06/11/2025
"The Continent - 10.31.2025...Que pensent les citoyens au sein et autour de l'AES de cette nouvelle organisation ? Nous avons interrogé le Mali, ainsi que les voisins de l'AES, le Tchad et le Togo.
Parmi les 84 % de Maliens qui ont entendu parler de l'AES, une majorité écrasante affirme que l'Alliance a une influence politique et économique positive sur leur pays (88 %), qu'elle est susceptible d'apporter une plus grande sécurité régionale (88 %) et qu'elle reconnaît adéquatement les besoins et les intérêts du Mali (87 %). Une proportion encore plus importante (92 %) est favorable à la création d'une union monétaire commune avec le Niger et le Burkina Faso.
Les Togolais sont divisés sur la question de savoir si l'AES entrave l'intégration régionale ; 37 % disent que oui, 39 % ne sont pas d'accord. Néanmoins, plus de la moitié (54 %) affirment que les intérêts de leur pays seraient mieux servis s'il rejoignait l'AES. Une majorité encore plus large (65 %) de Tchadiens soutient l'adhésion au bloc."
Cela se passe de commentaire. La lutte continue. Il appartient aux dirigeants d'œuvrer pour porter l'espoir que l'AES suscite au sein des opinions africaines.
06/11/2025
Les options fondamentales de la révolution !!!
En ALGÉRIE, le colonel Boumediene, annonce la nationalisation du marché des produits pétroliers.
Le 24 février 1971, le Colonel Houari Boumédiène (39 ans), qui a pris le pouvoir en Algérie après avoir renversé le président Ben Bella, le 19 juin 1965, commence l’annonce, devant un parterre de dirigeants, de la nationalisation des hydrocarbures du pays.
« Nous avons décidé à compter de ce jour, la nationalisation des hydrocarbures. »
« Le moment est venu pour prendre les responsabilités, ainsi, avons-nous décidé, aujourd’hui de porter la révolution dans le secteur du pétrole et de concrétiser les options fondamentales de notre pays dans le domaine. »
« En décidant aujourd’hui de nationaliser nos hydrocarbures, nous avons voulu affirmer notre volonté de recouvrer la totalité de notre richesse nationale et de mettre un terme définitif à l’injustice héritée du passé colonial. Nous avons voulu que désormais, le pétrole, le gaz et toutes les richesses du sous-sol algérien appartiennent entièrement à la nation, pour le bien du peuple algérien et le développement de notre économie. Cette décision, qui est une décision souveraine, marque une étape décisive dans notre lutte pour la libération économique et la consolidation de notre indépendance nationale. »
« Cette nationalisation, nous devons la faire vivre, la défendre, la consolider. C’est à vous, travailleurs, ingénieurs, cadres de Sonatrach et de toutes les entreprises nationales, qu’il appartient désormais de prouver que l’Algérie est capable de gérer et de développer ses richesses. »
À partir de cette date, les décisions suivantes sont applicables :
- La participation algérienne dans toutes les sociétés pétrolières françaises est portée à 51 % de façon à en assurer le contrôle effectif.
- La nationalisation des gisements de gaz naturel.
- La nationalisation du transport terrestre, c'est-à-dire l’ensemble des canalisations se trouvant sur le territoire national.
À la fin du plan quadriennal, Sonatrach exerce un contrôle sur :
- 80 % de la production pétrolière
- 100 % du gaz naturel
- 100 % du réseau de distribution (oléoduc, gazoduc), raffineries et usines de liquéfaction.
Pour revenir au Mali, Modibo KEITA était sur la même voie. L'histoire en a décidé autrement. Maintenant nous devons aller encore plus loin. Nous demandons un moratoire d'au moins 5 ans sur les octrois de permis toute ressources confondues. Nous devons nous donner ces 5 ans pour élaborer un plan décennal avec pour objectif une nationalisation à 80 % et 20 % pour uniquement les privées de l'AES sans ramification capitalistique.
ps : 90% du territoire du MALi est constitué de bassin sedimentaires donc potentiel de pétrole.
06/11/2025
Dialo DIOP -Témoignage : Le legs politique de Cheikh Anta Diop et les défis contemporains
"C’est dans le cadre de son combat politique partisan qu’il va donner la mesure de l’ampleur et de l’originalité de son engagement personnel. En 1958, l’effondrement de la Quatrième République française, sous les coups de massue de la défaite de Dien Bien Phu, de la résistance algérienne et de la montée en puissance du RDA et des autres mouvements anticolonialistes (PAI, PRA, etc.), est sanctionné par le retour au pouvoir du général Charles de Gaulle. Cette évolution inattendue va nécessiter une révision déchirante de la politique coloniale de la France en Afrique. Un comité ad hoc fut donc créé pour la rédaction de l’avant-projet de Constitution de la future Cinquième République, à soumettre au référendum. Quelques élus africains de l’ancien empire devenu « Union française » furent conviés à y prendre part. Pressenti, Cheikh Anta Diop opposa un refus catégorique, arguant qu’on ne saurait lui demander d’aider à « une réflexion sur la meilleure manière de ligoter et asservir son propre peuple » !
Et ceci, contrairement aux députés Félix Houphouët Boigny et Léopold Sédar Senghor, qui vont non seulement y siéger, mais finiront de surcroît par se retrouver, au lendemain du référendum du 28 septembre, ministre ou secrétaire d’État dans le premier gouvernement de Gaulle. Et cela jusqu’à leur installation en 1960 comme présidents des pseudo-républiques de Côte d’Ivoire et du Sénégal respectivement !
Après sa mémorable soutenance de thèse, le 9 janvier 1960, et son retour immédiat au pays, avec l’intention déclarée de contribuer à la formation des cadres et à la recherche scientifique, ce pédagogue né s’est vu privé d’enseignement pendant deux décennies et même arbitrairement (mais brièvement) mis en prison en 1962, suite à une provocation partisane dans un contexte électoral."
06/11/2025
C'était en 2011 avant sa chute et plutard le cas du Mali 2012. La lutte continue pour la renaissance du Mali et de l'Afrique.
Laurent Gbagbo a dit....
06/11/2025
LE CACAO ET LES AUTRES !!!
Nous devons inverser la chaîne de valeur. Cela est valable pour d'autres matières. Cela commence par diminuer drastiquement la dépendance à ces matières, puis créer des "trusts" à capitaux africains pour changer le rapport de force en lieu et place de laisser faire le marché libéral qui pratique l'esclavage d'année en année de nos populations et détruit notre environnement avec la perte de plus de 90 % des forêts protégées.
Je rappelle que selon certaines estimations, il y a plus de 1,8 million d'enfants esclaves qui travaillent dans les plantations de CACAO en Afrique.
06/11/2025
La médécine Africaine" et non traditionnelle. Le mot traditionnel n'a pas lieu d'être, car il suppose(parfois) que cette médécine ne peut être moderne et bien non. ci-dessous un article scientifique sur un médicament contre le diabète. Le moderne est sous entendu démontrer par des méthodes scientifiques. Donc la "médécine traditionnelle" ne serait pas par essence scientifique. Dire cela c'est méconnaitre la méthode scientifique. Il appartient à notre génération de décoder, analyser et comprendre ces savoirs ancestraux à travers l'Afrique. De trier le vrai savoir en démontrant les éfficacités scientifiquement. C'était le panafricanisme de Cheikh Anta Diop quand il disait "Formez-vous, armez-vous de sciences jusqu’aux dents (…) et arrachez votre patrimoine culturel." Des années après il ne semble n'avoir été toujours pas compris par la masse Africaine. Pourtant il a tracé la voix scientifiquement sur tous les aspects. Le plus grand savant Africain des temps modernes.
Développement de gélules à base d’extrait aqueux des feuilles de Holarrhena floribunda pour le traitement du diabète et de ses comorbidités
Résumé
Holarrhena floribunda est une plante originaire de l’Afrique de l’Ouest dont les feuilles sont utilisées en médecine traditionnelle pour traiter le diabète et la stérilité féminine. L’objectif de cette étude est de développer des gélules à base d’extrait sec aqueux de feuilles de Holarrhena floribunda pour le traitement du diabète et de ses comorbidités. L'extrait sec aqueux des feuilles de Holarrhena floribunda (EAHf) présente une couleur marron et une saveur amère aigre. La poudre, qualifiée de grossière selon la Pharmacopée Européenne, montre un mauvais écoulement, nécessitant une granulation humide pour améliorer ses propriétés rhéologiques et uniformiser les gélules. Les autres caractéristiques de la poudre de EAHf à savoir le rendement, la teneur en cendres et le pH ont des valeurs respectives de 17,7%, 12,34% et 5,26. La faible teneur en eau de 4,1 %, garantit une bonne conservation de EAHf. Son activité antioxydante est liée à sa teneur en phénols et flavonoïdes, confirmée par le test DPPH. Son efficacité antidiabétique a été établie chez des rats, avec une dose optimale de 500 mg/kg réduisant significativement la glycémie. L'évaluation de la toxicité aiguë a montré une DL50 supérieure à 5000 mg/kg, sans effets néfastes sur les souris.
Pour masquer le goût amer et améliorer l'administration, l'EAHf a été encapsulé. Les gélules, conformes aux normes pharmaceutiques, offrent une uniformité de masse et un temps de désagrégation rapide inférieure à 30 minutes. Des études supplémentaires sont nécessaires pour valider son utilisation dans le traitement du diabète.
source : https://www.soapgi-jatpb.org/.../jatpb/article/view/200/42
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