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26/03/2023

La famille d’un otage sud-africain au Mali appelle à sa libération

La famille d'un Sud-Africain retenu en otage par des jihadistes au Mali depuis plus de cinq ans a lancé samedi un nouvel appel pour sa libération, quelques jours après celle du journaliste français Olivier Dubois au terme de près de deux ans de captivité.
Gerco van Deventer, 47 ans, avait été kidnappé en Libye le 3 novembre 2017 alors qu'il se rendait sur un site de construction d'une centrale à environ 1.000 km de la capitale Tripoli. Trois ingénieurs turcs avaient aussi été enlevés avant d'être relâchés sept mois plus t**d. Gerco van Deventer a ensuite été transféré au Mali. "Je lance un nouvel appel (...) Nous avons désespérément besoin de lui à la maison, il est le père de trois enfants", a dit sa femme Shereen van Deventer à l'AFP lors d'une interview à distance. "C'est une situation difficile pour nous en tant que famille, nous voudrions vraiment solliciter la compassion des (ravisseurs) pour qu'ils le libèrent", a-t-elle ajouté, s'exprimant depuis la petite ville de Swellendam, à 220 km à l'est du Cap. Cet infirmier qui travaillait pour une société de sécurité est le seul citoyen sud-africain retenu en otage par une organisation non-étatique au Sahel, selon son épouse âgée de 39 ans. Cet appel intervient après la libération cette semaine du journaliste français Olivier Dubois, 48 ans, et du travailleur humanitaire américain Jeffery Woodke, 61 ans, respectivement enlevés en 2021 au Mali et en 2016 au Niger. "La libération d'Olivier Dubois nous donne un nouvel espoir pour la libération de Gerco", a confié sa femme. "Il y a l'espoir qu'une porte est ouverte". Dans un entretien à la radio française RFI après sa libération, Olivier Dubois a rapporté avoir passé plus d'un an en captivité avec Gerco van Deventer. - "Par tous les moyens possibles" - "Je pense qu'il doit être toujours dans la région de Kidal. Je peux imaginer les conditions dans lesquelles il est parce qu'on les a vécues ensemble. Et je tiens à ajouter qu'il est temps que ça s'arrête. Il est dans sa sixième année. Il ne mérite pas ça, il faut qu'il rentre à la maison", a-t-il dit. D'intenses négociations pour la libération du Sud-Africain ont été menées au cours des premières années après son enlèvement, mais la pandémie de Covid-19 a freiné les efforts jusqu'au début de cette année, a dit Mme van Deventer. "Les négociations sont toujours en cours", a déclaré à l'AFP un porte-parole du ministère sud-africain des Affaires étrangères. Imtiaz Sooliman, à la tête d'une influente association caritative musulmane, Gift of the Givers, également impliqué dans la médiation pour sa libération, a indiqué à l'AFP qu'un négociateur "se rendra au Mali au cours des prochains jours pour lancer un appel aux ravisseurs". Cette association avait aidé à la libération en 2017 de Stephen McGown, retenu au Mali par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). La famille de Gerco van Deventer a publié sur Facebook une vidéo dans laquelle on voit l'infirmier appeler à être libéré "par tous les moyens possibles" et précise que la vidéo a été enregistrée le 15 mars. Le Mali est en proie depuis 2012 à la propagation jihadiste, qui a ensuite touché depuis 2015 le Burkina Faso et le Niger. Les enlèvements sont l'un des graves dangers encourus par les journalistes et les humanitaires, locaux comme étrangers, au Sahel.

AFP

19/12/2022

Colonel Abdoulaye Maiga face à l’assainissement du district de Bamako : “Le contrat d’Ozone est résilié, le ramassage d’ordures de Bamako désormais confié à la Voirie du district”

Le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, porte-parole du gouvernement, le colonel Abdoulaye Maiga a présidé le mercredi 14 décembre 2022 dans la salle de conférence de son département une réunion de haut niveau sur l’opération spéciale d’assainissement du district de Bamako. Il avait à ses côtés ses homologues de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Modibo Koné, des Transports et des Infrastructures, Mme Dembéle Madina Sissoko, les gouverneurs du district de Bamako, de Koulikoro et les représentants de la mairie du district de Bamako.

A l’ouverture de la séance, le colonel Abdoulaye Maïga a expliqué que la réunion hebdomadaire du gouvernement (les ministères de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, des Transports et des Infrastructures, de l’Economie et des Finances) avec la mairie du district de Bamako et les gouvernorats de Bamako et de Koulikoro est une instruction du président Assimi Goïta pour trouver une solution durable et effective à la lancinante problématique de l’insalubrité du district de Bamako.

Il a confié que grâce à la concertation et l’implication de tous les acteurs, la problématique de l’insalubrité de Bamako (qui est un problème culturel) a été identifiée. Il a annoncé des débuts de solution parmi lesquels la résiliation du contrat de la société Ozone pour des raisons de souveraineté et d’efficacité.

“Malheureusement, la collaboration entre la mairie du district et Ozone n’était pas opérationnelle. Il y avait des points noirs. Donc, nous avons résilié le contrat qu’on avait avec Ozone. En lieu et place, nos efforts ont consisté à remettre la Voirie du district sur pied, cette Voirie qui avait fait notre honneur, notre fierté il y a des années. Voilà la dynamique dans laquelle nous sommes. Grâce à l’appui de l’Etat par le truchement de l’ANICT, nous avons pu acheter des équipements, des camions de ramassage d’ordures d’une valeur de 780 millions F CFA pour les mettre à la disposition de la Voirie du district. La bonne nouvelle est la signature d’une convention entre le ministère de l’Economie et des Finances et la Banque mondiale d’un accord de prêt s’élevant à 280 millions de dollars. L’objectif recherché est de reconstruire la décharge finale de Noumoubougou. Cette décharge, initialement, était destinée à être décharge moderne et qui allait permettre le tri et le traitement des déchets. Pour cela, le budget initial était évalué à 7 milliards F CFA. Malheureusement, ce que nous avons à Noumoubougou n’est pas du tout ce qui était prévu et attendu. Donc, cette décharge est loin d’être fonctionnelle. A travers des actions de la Transition, il y a un audit qui a été mené. Bien entendu, il y a beaucoup de dysfonctionnements. Il revient aux autorités judiciaires d’identifier les présumés auteurs de ces actions. Mais aujourd’hui nous avons l’obligation de reconstruire cette décharge finale de Noumoubougou”, a-t-il développé. Il a assuré la population du district de Bamako que le financement de la reconstruction de la décharge finale de Noumoubougou est une réalité et que les travaux commenceront bientôt.

En plus de ces actions, le ministre de l’Administration territoriale informé de l’acquisition du financement pour la construction d’une 2e décharge finale à Mountougoula. Ce qui, à ses dires, permettra à Bamako d’avoir deux décharges finales et d’autres infrastructures de traitement de déchets.

Indépendamment de cela, il annoncé le lancement, dès la semaine prochaine, des travaux de construction d’une décharge de transit entièrement construite par le ministère de Transports et des Infrastructures. Cette décharge de transit sera érigée à Médina-Coura au flanc de la colline pour réduire la pression des déchets dans le district de Bamako. Le ministre Maïga a appelé la population de Bamako à plus de patience. Car, à ses dires, l’assainissement de Bamako constitue un sujet très préoccupant pour les populations.

“Nous comprenons leur impatience qui est légitime. Malheureusement, le problème d’assainissement du district de Bamako n’est pas un problème simple. C’est un problème d’organisation, un problème de méthode. Car Bamako est une capitale anormale pour la simple raison qu’il y a 7 responsables chargés de l’assainissement à Bamako. Il s’agit du maire du district, les 6 maires des différentes communes. L’assainissement est une matière décentralisée. Ce qui pose des problèmes de coordination, des problèmes de planification, des problèmes de mise en cohérence. La question de l’assainissement est une question structurelle. Cela n’a pas commencé avec la Transition. Et durant la Transition, nous ferons tout ce qui est en notre capacité pour réduire, poser des jalons d’une solution durable pour régler définitivement le problème de l’assainissement à Bamako“, a-t-il promis.

Concernant la conservation des eaux usées, le ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Modibo Koné a précisé qu’elles doivent être dans des puisards réalisés par les familles. Les eaux pluviales sont du ressort de l’Etat à travers des caniveaux qui doivent être curés par les mairies. Après les caniveaux, a-t-il rappelé, les collecteurs secondaires drainent les eaux vers les collecteurs principaux qui drainent les eaux vers les fleuves.

“Voici l’organisation. Je pense qu’il y a une certaine confusion au niveau de la population. Ce n’est pas normal qu’elles viennent déverser leurs eaux usées dans la rue. Malgré les sensibilisations, les gens continuent à déverser les eaux usées dans la rue“, a-t-il regretté. Il a informé qu’avec le financement de la Banque mondiale de 157 milliards F CFA, des stations de vidange des déchets liquides vont être construites pour traiter les eaux usées.

Une visite de la décharge finale de Noumoubougou (région de Koulikoro) et le site qui sera aménagé pour servir de dépôt de transit situé au flanc de la colline de Médina-Coura (District de Bamako) est prévue ce lundi.

Siaka Doumbia

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