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08/12/2015

DÉTRESSE CARDIO-CIRCULATOIRE
Définition :
Ce sont tous les troubles liés à l’arrêt brutal de la perfusion viscérale qui génère des altérations fonctionnelles définitives plus ou moins rapidement selon les organes
Causes :
Maladies cardiaques (infarctus de myocarde)
Diminution du volume sanguin circulaire (hémorragie)
Perte de plasma (brûlures)
Altération circulatoire (membres comprimés ou écrasés, gelures)

Signes :
Pâleur
Extrémités froides, peau moite, parfois transpiration
Le blessé se sent faible, anxieux
Vomissements, soif
Ventilation superficielle et rapide
Pouls rapide, imprenable
Arrêt circulatoire (absence du pouls)
Parfois trouble de la conscience (convulsion, coma)
L’évolution se fait vers l’état de choc.

Le degré d’urgence :
La détresse cardio-circulatoire c’est l’urgence absolue.
Le diagnostic, les gestes de secourisme, la réanimation doivent être entreprise très vite, c’est dire que dans tous les cas, l’intervention d’une équipe de réanimation pré -hospitalière (SAMU-SMUR) est obligatoire.

La survie des détresses cardio-circulatoire dépend d’une véritable « chaîne de survie » dont tous les maillons comportent :
Alerte précoce.
RCP (réanimation cardio-pulmonaire de base) par les témoins.
Défibrillation la plus précoce possible des fibrillations ventriculaires.
Réanimation spécialisée.

L’adrénaline est le médicament fondamental de la réanimation et de la détresse cardio-circulatoire, ses effets vasoconstricteurs permettent au cours du massage externe l’amélioration de la perfusion myocardique et cérébrale.
La réanimation cardio-pulmonaire de base ne nécessite pas de matériel particulier pour être efficace. Pour éviter tout contact avec le patient au cours du bouche-à-bouche, on peut cependant utiliser un POCKET-MASK, ou des champs protecteurs.
Pour entreprendre la réanimation spécialisée, il est nécessaire de disposer :
Sur le plan cardio-vasculaire :d’un défibrillateur sur batterie, d’un électrocardioscope, ou d’un appareil à ECG, d’Adrénaline ampoules de 1mg à 1ml, de matériel de perfusion.
Sur le plan respiratoire : matériel d’intubation et de ventilation.

La confirmation clinique du diagnostic :
Le diagnostic de détresse cardio-circulatoire est clinique :
La détresse cardio-circulatoire est affirmée par l’absence de pouls à la palpation carotidienne ou fémorale. Ce seul signe fait entreprendre la réanimation au plus vite. Très rapidement la détresse cardio-circulatoire s’accompagne d’une perte de connaissance avec aréactivité (parfois convulsions).
Sur la plan ventilatoire : apnée.

La conduite à tenir sur le champ :
A domicile :
La personne qui constate en premier la détresse cardio-circulatoire, doit faire alerter immédiatement le SAMU
Parallèlement, la réanimation cardio-pulmonaire de base est débutée immédiatement : elle est résumée par la séquence A, B, C :
•A. airway : c’est la liberté des voies aériennes. Lorsque l’obstruction des voies aériennes par un corps étranger est la cause de l’arrêt, on pratique immédiatement la manœuvre de Heimlich.
•B. breathing : commencer la ventilation par le bouche-à-bouche, ou mieux par la ventilation au masque.
•C. circulation : le massage cardiaque externe est entrepris à une fréquence de 80 à 100 compressions /minute.

A l’arrivée de l’équipe de réanimation (SAMU, SMUR)
Les gestes suivants sont réalisés :
Sur le plan respiratoire : on commence par quelques insufflations au ballon auto-gonflable alimenté en oxygène, puis on intube et on ventile le patient avec FiO2 égale à 1(oxygène pur)
Sur le plan cardio circulatoire : on branche très rapidement l’électrocardioscope ou l’ECG pour analyser le rythme cardiaque, puis on met en place une voie veineuse périphérique.

06/12/2015

Urgences
La détresse respiratoire
I. Notion de détresse respiratoire
1.1 Ventilation et respiration
La ventilation permet d’apporter l’air au niveau des poumons. La respiration est l’ensemble des phénomènes qui permettent les échanges gazeux entre les cellules de l'organisme et l'air extérieur.
L’air inspiré (contenant normalement 21 % d ' O2) est conduit à travers les voies aériennes dans les alvéoles pulmonaires où se produisent les échanges entre les gaz contenus dans le sang et l’air. Le sang transporte ensuite l'oxygène vers les cellules qui l'utilisent comme source d'énergie en rejetant du CO2. Ce déchet respiratoire est ramené par voie sanguine vers les poumons et éliminé lors d'une expiration

-Causes de détresse respiratoire
De très nombreuses situations peuvent entraîner une insuffisance respiratoire aiguë, c'est à dire un manque d'oxygène au niveau des cellules :
-insuffisance d'oxygène dans l'air inspiré: altitude, feu, confinement dans un local non ventilé...
-insuffisance du débit d'air respiré: crise d'asthme grave, traumatisme thoracique, obstruction des voies aériennes, accident vasculaire cérébral, overdose. ..
-perturbation des échanges gazeux alvéolaires : infection pulmonaire, noyade, oedème du poumon, inhalation de produits suffocants. ..
-atteinte de la fonction circulatoire : hémorragie grave, arrêt cardio-respiratoire, collapsus, intoxication par le monoxyde de carbone. ..
-perturbation des échanges gazeux cellulaires : intoxication par CO,...

2. Inhalation de corps étranger - Fausse route

2.3 Conduite à tenir
2.3.1 En cas d'obstruction complète
Il faut tenter de dégager le corps étranger sans perdre une seconde en effectuant une manœuvre de désobstruction : manœuvre d'Heimlich ou son équivalent chez l'enfant, voire insufflation forcée (cf. Libération des voies aériennes). Après désobstruction, si le corps étranger n'a pas été recraché (ou avalé) il peut être nécessaire d'aller le récupérer dans la bouche ou le pharynx (désobstruction digitale).

-S'il s'agit d'un adulte, il faut pratiquer la « manœuvre de Heimlich ». Se Placer derrière la personne en détresse respiratoire, main fermée juste sous le sternum, l'autre la recouvrant et la maintenant, puis tirer brusquement vers soi et en haut. Ce geste chasse violemment l'air contenu dans les poumons et peut ainsi libérer les voies aériennes supérieures. Si ce geste ne suffit pas, après avoir été répété deux ou trois fois, ou que le malade perd connaissance pour être resté trop longtemps sans respirer, il faut pratiquer la respiration artificielle, et surveiller son pouls.

-S'il s'agit d'un enfant, couchez-le à plat ventre sur vos genoux, le haut du corps légèrement penché en avant, soutenez d'une main sa poitrine, et donnez-lui, de l'autre main, une tape franche dans le milieu du dos. Vous pouvez recommencer plusieurs fois ce geste. En cas d'échec agissez comme pour un adulte.

- S'il s'agit d'un nourrisson, placez-le à plat ventre sur votre avant-bras, soutenez de cette main la tête et la poitrine, et tapez au milieu du dos, à l'aide de deux doigts de l'autre main. Si cela ne suffisait pas, mettez-le sur le dos, la tête en arrière et en bas, pressez vivement la partie haute de son abdomen, vers le thorax, à l'aide de deux doigts.

-Si LE BLESSÉ EST INCONSCIENT avec présence d'obstacle laryngé, alors dès le début de la ventilation artificielle, les premières insufflations ne gonflent pas la poitrine.
Dans ce cas, tournez la victime sur le côté en appui sur vos cuisses, la tête en arrière, et tapez lui fortement dans le dos. Le corps étranger a pu ainsi remonter et il est alors possible de l'enlever avec un doigt en faisant attention à ne pas l'enfoncer à nouveau. Si cela n'est pas suffisant, placez la victime sur le dos, la tête basculée en arrière. Mettez-vous à genoux, à cheval au-dessus du blessé, et effectuez, à l'aide de vos deux mains, une ou plusieurs pressions brusques sur le haut de l'abdomen, vers le bas et vers l'avant. Puis retirez l'objet ainsi expulsé.
Vous pouvez alors reprendre la ventilation artificielle. Si celle-ci est toujours inefficace, cela signifie que le corps étranger n'a pas été expulsé : il faut donc recommencer les manœuvres d'expulsion.

-Si UN CORPS ÉTRANGER DANS LES BRONCHES Il faut signaler que la crise d'étouffement peut cesser d'elle-même, signifiant que la personne a réussi, en toussant, à se débarrasser du corps étranger. Mais il se peut aussi que celui-ci franchisse la barrière laryngée et s'enfonce dans les bronches (ceci est fréquent chez les enfants).

-En cas d'obstruction incomplète
Lorsqu'une ventilation est encore possible, il ne faut pas effectuer de manœuvre de Heimlich ni retourner l'enfant tête basse: ces gestes pourraient rendre complètement obstructif un objet qui ne l’était pas et aggraver la situation. Il faut se contenter d’installer la victime en position assise ou demi- assise, de l'oxygéner à fort débit (15 1/min. chez l'adulte). Il faut aussi essayer de le rassurer pour qu'il ne s'agite pas trop avant de le faire évacuer d'urgence, si possible par moyen médicalisé, vers un service adapté. Des tapes dans le dos, favorisant la toux, peuvent parfois aider à l’évacuation naturelle du corps étranger s'il est de petite taille.

3. Asthme

4. Décompensation d'une IRC

5. Autres causes de détresse respiratoire
5.1 Inhalation du contenu de l'estomac
5.2 Gonflement des voies aériennes
5.3 Pendaison et strangulation
5.4 Fracture de côtes et volet thoracique
5.5 Plaie thoracique soufflante
5.7 Dépression des centres nerveux respiratoires
5.7 Dépression des centres nerveux respiratoires

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