Psy-cause
10/10/2025
ACCÈS À LA SANTÉ MENTALE : L’URGENCE DANS L’URGENCE✍🏿.
🗓️ À l’occasion de la Journée mondiale de la santé mentale 2025,
Psy-cause s’aligne sur le thème officiel :
💡« ACCÈS AUX SERVICES DE SANTÉ MENTALE EN CAS DE CATASTROPHES ET D’URGENCES »💡.
Quand un pays traverse des catastrophes, des crises ou des violences, on parle souvent de nourriture, d’eau, d’abris, de sécurité. Mais trop rarement de santé mentale.
Et pourtant, sans équilibre psychique, il devient difficile de rebâtir quoi que ce soit.
Les catastrophes — qu’elles soient naturelles, sociales ou politiques — laissent des traumatismes invisibles : anxiété, cauchemars, perte de repères, sentiment d’impuissance.
Face à cela, l’accès aux services de santé mentale devient une priorité aussi vitale que les besoins physiques.
👉🏿Mais voilà le problème :
Dans les situations d’urgence, les structures de santé mentale sont souvent détruites, inaccessibles ou tout simplement inexistantes.
Les professionnels sont débordés, les médicaments manquent, les gens ne savent pas toujours où chercher de l’aide.
Et en Haïti 🇭🇹, où l’urgence semble devenue permanente, cette réalité est encore plus criante.
Comment parler de résilience si les personnes traumatisées n’ont personne pour les écouter, les soigner, les accompagner ?
Comment guérir un pays si l’esprit collectif reste blessé ?
L’accès à la santé mentale, c’est le droit de chaque être humain à être accompagné dans sa souffrance.
Et c’est aussi une responsabilité collective : celle des institutions, des professionnels, des communautés, et de chacun de nous.
Parce qu’après les décombres, il faut aussi reconstruire les esprits. 🌱
💭 Et vous ?
Comment imaginez-vous un meilleur accès à la santé mentale en Haïti ?
Plus de centres ? Plus d’écoute communautaire ? Plus d’éducation ?
Partagez vos idées, vos expériences, vos rêves de changement. 💬
Psy-cause ✍🏿
́mentale ̈ti ̀sauxsoins ́silience ́
15/07/2025
💼 « Je lui donne tout ce dont elle a besoin, pourquoi voudrait-elle travailler ? »
📢 Parlons-en franchement.
Certains hommes (souvent sous couvert de jalousie ou de “protection”) interdisent à leur compagne d’aller travailler.
Parce qu’ils estiment subvenir à tous ses besoins matériels.
Mais… la santé mentale, ça ne se nourrit pas que d’argent.
🧠 Travailler, ce n’est pas seulement “gagner sa vie”.
C’est aussi :
✨ Se sentir utile et compétente
🧘🏽♀️ Lutter contre la routine, la passivité, l’ennui
🗣️ Rencontrer du monde, avoir des discussions, créer du lien
📈 Se développer intellectuellement
🦶 Bouger, sortir, ne pas rester enfermée
🌟 Exister au-delà du rôle de “femme de” ou “maman de”
💬 Avoir des idées, des projets, une voix propre
👉 Donc non, tu ne peux pas tout lui donner tout seul.
Et si tu penses pouvoir tout combler toi-même, c’est que tu confonds amour et contrôle.
Un homme qui empêche sa femme de travailler ou de sortir sous prétexte de l’aimer…
Soit il ne sait pas à quel point c’est vital pour elle,
soit il s’en fiche, et dans ce cas, ce n’est pas de l’amour. Ou alors un amour qui fait mal.
❤️ Une relation saine, c’est deux personnes qui vont bien individuellement.
Tu n’as pas besoin d’un diplôme en psychologie pour comprendre ça.
Mais un minimum de connaissances en santé mentale, ça change tout.
́mentale
📚VÈSYON KREYÒL
💼 « M ba li tout sa li bezwen, poukisa l ta bezwen al travay ? » 📢 Ann pale sa klè.
Gen kèk gason (sou pretèks jalouzi oswa “pwoteksyon”) ki entèdi madanm yo al travay. Yo panse, depi yo bay manje, rad, kay... madanm yo pa bezwen anyen ankò.
Men... sante mantal, se pa sèlman ak lajan li mache.
Travay, se pa sèlman “fè kòb”. Se tou:
✨ Santi w itil, santi w bon nan sa w ap fè
🧘🏽♀️ Pa lage tèt ou nan woutin, parese, ak santi w raz
🗣️ Rankontre moun, pale, fè zanmi
📈 Devlope tèt ou, aprann plis
🦶 Fè mouvman, soti lakay ou, pa ret fèmen andedan
🌟 Soti nan wòl “madanm” oubyen “manman” sèlman 💬 Gen panse, gen pwojè, gen pwòp opinyon w
👉 Kidonk NON, ou pa ka ba li tout sa li bezwen w poukont ou. Epi si ou panse ou ka ranpli tout vid nan lavi li, ou pa renmen: ou vle kontwole.
Yon gason ki anpeche madanm li travay oswa soti “paske li renmen l”... Se swa li pa konnen jan sa enpòtan pou li, swa li pa pran sa oserye — e nan ka sa, sa pa lanmou. Oswa si se lanmou... se lanmou ki fèt mal.
❤️ Yon relasyon ki an sante, se de (2) moun ki byen nan tèt yo chak. Ou pa bezwen diplòm sikològ pou konprann sa. Men si ou konprann sante mantal, sa ap chanje anpil bagay.
Psy-cause
20/05/2025
🧸 L’OBJET TRANSITIONNEL : UN SIMPLE DODO OU UN OUTIL PSYCHIQUE PUISSANT ?
1- C’est quoi l'objet transitionnel ?
2 - À quoi ça sert ?
3- Comment l’enfant le choisit ?
4- Et si on l'en prive?
5- Et les mauvaises utilisations ?
6- En cas de décès, il peut aider ?
7- Quelques idées reçues à déconstruire.
Salut à toute la communauté Psycause ! Aujourd’hui, cap sur un petit objet qui a un GRAND rôle dans le développement de l’enfant : l’objet transitionnel. Vous savez, ce doudou, ce bout de tissu ou cette peluche que l’enfant traîne partout… Mais est-ce juste un accessoire mignon ? Pas du tout !
1️⃣ C’EST QUOI UN OBJET TRANSITIONNEL ?
Le concept a été proposé par le pédiatre et psychanalyste Donald W. Winnicott dans les années 1950.
Il s’agit d’un objet matériel (souvent une peluche, un drap, une couverture, etc.) auquel l’enfant s’attache intensément, surtout autour de 4 à 6 mois.
Mais ce n’est pas un jouet comme les autres : c’est un outil psychique qui aide l’enfant à gérer l’absence de la mère (ou de la figure principale d’attachement) et à amorcer une autonomisation émotionnelle.
2️⃣ À QUOI ÇA SERT ?
L’objet transitionnel sert de “pont” entre le monde intérieur et la réalité extérieure. Il aide l’enfant à supporter les séparations, comme le moment du coucher ou l’entrée à la crèche.
Il symbolise la présence rassurante de l’autre, même en son absence.
C’est aussi un premier pas vers l’indépendance affective.
3️⃣ COMMENT L’ENFANT LE CHOISIT ?
L’objet transitionnel n’est pas imposé. C’est l’enfant lui-même qui investit un objet de manière affective.
Ce choix dépend de :
✔ La texture (souvent douce et familière)
✔ L’odeur (liée à la maison, à la mère…)
✔ La répétition de l’utilisation dans des moments d’apaisement
C’est un choix spontané, personnel et unique.
4️⃣ ET SI ON L’EN PRIVE ?
Retirer brutalement un objet transitionnel peut être vécu comme un arrachement, voire une rupture symbolique.
Cela peut provoquer angoisses, troubles du sommeil, agitation émotionnelle…
Mieux vaut laisser l’enfant abandonner l’objet à son rythme, naturellement, lorsqu’il se sent suffisamment en sécurité.
5️⃣ ET LES MAUVAISES UTILISATIONS ?
Oui, il y a des excès possibles !
⚠ Si l’objet devient le seul moyen de réconfort, même à un âge avancé, il peut freiner le développement émotionnel.
⚠ S’il remplace toute forme de relation ou d'interaction, cela peut être le signe d’un repli ou d’une détresse.
Mais dans la majorité des cas, l’objet transitionnel est sain et temporaire.
6️⃣ EN CAS DE DÉCÈS, IL PEUT AIDER ?
Absolument. Dans un contexte de deuil, l’objet transitionnel peut redevenir un refuge symbolique pour gérer une séparation difficile.
Même chez l’adulte, certains objets prennent une fonction transitionnelle : vêtement d’un défunt, bijou hérité, photo…
Ce sont des supports de mémoire affective.
7️⃣ QUELQUES IDÉES REÇUES À DÉCONSTRUIRE
❌ “Il est trop grand pour avoir encore un doudou.”
→ Chaque enfant a son rythme pour s’en détacher.
❌ “Il faut lui enlever pour le rendre autonome.”
→ L’autonomie se construit grâce à ce sentiment de sécurité, pas contre lui.
❌ “C’est un caprice.”
→ Non, c’est un besoin affectif profond.
8️⃣ EN CONCLUSION ?
L’objet transitionnel, c’est bien plus qu’un bout de tissu usé.
C’est un outil de croissance émotionnelle, une bulle de sécurité, une passerelle vers l’autonomie.
Alors si vous voyez un enfant qui serre fort son doudou contre lui… vous regardez peut-être un petit être en train de construire sa stabilité intérieure.
🔎 Recherche : Malachie Saül , étudiant en psychologie à la Faculté des Sciences Humaines (FASCH) de l'Université d'État d'Haïti (UEH)💯.
Références :
Winnicott, D. W. (1953). Objets transitionnels et phénomènes transitionnels.
Delion, P. (2011). Les objets transitionnels : clinique et théories.
Bowlby, J. (1980). L’attachement et la perte.
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