Accroche
29/05/2016
BIENTOT DES LENTILLES BIONIQUES ? (1/2) - par Clémentine Oclin (1èreS)
On estime qu’en France, une personne sur deux porte des lunettes ou des lentilles de contact. D’autres encore sont passées par la case chirurgicale, leur permettant de ne plus avoir à porter quoi que ce soit. Car il faut bien le dire, quel ennui que de toujours devoir penser à nettoyer ses lunettes ou à bien entretenir ses lentilles ! Eh bien pour toi, qui est myope comme une taupe, hypermétrope, astigmate, et même pour toi qui a déjà une vue parfaite (oui oui, toi aussi !), M. Dareth Webb a trouvé LA solution : une vue qui va au-delà de la perfection et qui mettra tout le monde sur le même pied d’égalité, voici pour vous les lentilles bioniques !
"Si vous pouvez lire l’heure sur une pendule à 3 mètres, vous pourrez voir jusqu’à 9 mètres avec les lentilles bioniques", assure M. Webb. Après 8 ans de recherche et de développement dans le laboratoire Ocumetics, au Canada, et plus de 3 millions de dollars déboursés (afin de déposer des brevets internationaux et assurer l’installation d’un laboratoire biomédical à Delta, Colombie Britannique), Dareth Webb, spécialiste dans la santé du système visuel, a réussi à mettre au point ces merveilleuses lentilles qui nous promettent une vue plus que parfaite. En effet, ces lentilles pourraient améliorer la distance de vision (netteté et précision supérieure) quel que soit l’âge et l’état des yeux.
Pour se faire, il faut subir une très légère opération, comparable à celle de la cataracte (jaunissement du cristallin). Effectivement, cette opération indolore, d’une durée d’environ 8min, consiste à retirer le cristallin, pour le remplacer par cette petite prothèse pas plus grosse qu’un bouton : elle est introduite à l’aide d’une seringue et se déploie ensuite dans l’œil. Dès la fin de l’opération, le patient serait doté d’une vision trois fois supérieure à la vision 10/10. Il faut cependant attendre d’avoir 25 ans (âge de la maturité visuelle) pour pouvoir se faire poser ces lentilles.
Mais qu’est-ce que le cristallin? Il s’agit de la lentille convergente naturelle de l’œil. Situé dans le globe oculaire, il permet l’accommodation. Il se courbe plus ou moins pour permettre à l’œil d’adapter sa vision selon la distance et de voir des images nettes. Avec l’âge, il se fatigue, ce qui est à l’origine de problèmes de vue comme la presbytie.
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18/05/2016
LA FACE CACHEE DES EXPRESSIONS FRANCAISES (1/2) – par Camille Krauzman (2nde)
Aujourd’hui, nous utilisons beaucoup moins d’expressions contrairement à l’époque de nos parents ou grands-parents. C’est pourquoi j’ai fouillée parmi ces “vieilles” expressions ensevelies avec leurs fameuses origines...
→ Autant chercher une aiguille dans une botte de foin : on cherche une chose qui est presque introuvable ou l’on veut faire une action impossible. La date d'apparition de cette expression n'est pas connue. Certes, Madame de Sévigné l'emploie en 1652 dans ses écrits, mais il est probable qu'elle lui soit antérieure. Quant au sens, l'expression contient une image suffisamment claire. Ne quiconque a déjà tenté de retrouver une personne perdue dans une foule s’est vite rendu compte que l’action menée à autant de chance de retrouver cette fameuse aiguille… Pourtant, le youtubeur Hugo de “Les questions cons” l’a fait ...
→ Au taquet (être) : se donner à fond. Arriver à une limite inaccessible. Un taquet, c'est, par exemple : un morceau de bois servant à tenir une porte fermée (XVe siècle), ou un coin de bois qui sert à caler un meuble (XIXe siècle). Donc le taquet sert particulièrement à bloquer quelque chose. De plus, on peut dire de quelqu'un qu’il est au taquet s’il est débordé et ne peut prendre rien d’autre en charge que son travail.
→ Avoir d’autres chats à fouetter : Avoir d’autre choses à faire.
L'association du chat et de fouetter est ancienne, puisqu'elle date au moins du XVIIe siècle. On disait qu'une personne était "éveillée comme un chat qu'on fouette" ou on employait déjà l'expression bien connue "il n'y a pas de quoi fouetter un chat" pour parler d’une chose sans importance. Malheureusement, rien n'indique pourquoi c'est ce pauvre petit animal. Pour exprimer la même chose, on aurait bien pu tout aussi "avoir d'autres pommes de terre à éplucher" ou "avoir d'autres tuiles à poser", par exemple. La version anglaise, "to have other fish to fry" ("avoir un autre poisson à frire") est déjà plus cohérente, puisque le sort de la plupart des poissons est de passer à la poêle.
→ L’avoir échappé belle : Avoir frôlé une catastrophe.
Lorsque, là-haut dans les pâturages montagnards, une belle brebis s'éloigne loin du troupeau, l'échappée bêle. Lorsque le berger la retrouve juste avant que le loup la croque, elle l'a échappé belle d’un danger évité de justesse. Si la forme actuelle de l'expression date du XVIIe siècle, au XVe, on disait "qui belle l'eschappa". Mais aussi au Jeu de Paume, la locution avait son sens telle que: “l'échapper belle” voulait dire "manquer une b***e bien lancée".
→ Avoir du nez : Savoir anticiper.
Pour l’homme, ces 5 sens sont nécessaires pour vivre correctement. Dans cette expression, le sens de l’odorat est utilisé. Ici, elle désigne le flair bien développé qui détecte l’odeur des ”dangers” : celui des gaz ou des fumées. Quand un animal flaire quelque chose, avec son museau ou “nez”, c'est qu'il sent quelque chose qui l'attire, l'intéresse ou l'intrigue. Quand un Homme a du “flair”, c'est qu'il a de l'instinct, une certaine aptitude à prévoir ou deviner. C'est cette notion de “deviner” (ou mesurer au jugé) grâce au “flair ”qui était à la base de notre expression.
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17/05/2016
ARTS PLASTIQUES (2/2)
[...] Voici un projet de Clémence Nouri (TS) sur le thème "Alter Ego", intitulé "Miroir, miroir". Voilà son explication personnelle :
"Miroir, miroir … On aura beau le nier, ils font partie intégrante de notre vie. On y trouve le reflet de notre apparence. Le reflet du regard des autres. Le reflet de ce qui doit appartenir au "beau", de ce qui doit respecter les codes, de ce qui doit être conforme aux normes. Ainsi, on est souvent confronté, qu'on le veuille ou non, à ce que l'on appelle la dictature de la beauté. Et ce depuis notre enfance, au collège, au lycée, et même dans le monde du travail. On voit, on regarde, avant de s'intéresser à la beauté intérieure, à l'être-même.
Ainsi, avec ce projet, j'ai voulu montrer que notre société est régie par ces codes de beauté, que ce soit dans les publicités, les magazines ou encore les discriminations au travail, au lycée… Ce projet a également pour but de poser la question de l'identité. En effet, à force de faire subir à notre corps des choses qu'il n'est pas en mesure de supporter, telles que des opérations, des interventions, des régimes, dans le but d'atteindre cet idéal de beauté, on le transforme de manière parfois irréversible ou bien on le met en danger. Ce n'est plus réellement nous, c'est une apparence. Ce ne sont plus des choix, c'est une obsession qui est susceptible de nous déshumaniser. À trop vouloir chercher la perfection, on perd notre différence, notre essence, ce qui fait que l'on est unique. Notre reflet devient un reflet, quelconque et banal.
Cependant, il ne faut pas y voir obligatoirement une critique rédhibitoire de la chirurgie esthétique ou de tout ce qui est attaché à la transformation, sous n'importe quelle forme, du corps. Il s'agit seulement de mettre en avant les effets, parfois néfastes, que peut avoir l'importance de cette dictature de la beauté dans notre société. Pour finir, le plus dur n'est pas de modifier notre apparence, mais bien de faire paraître ce que l'on est."
--> Propos rapportés par Astrid Meyer (TES)
16/05/2016
ARTS PLASTIQUES (1/2) - par Astrid Meyer (TES)
"Une œuvre d’art a-t-elle toujours un sens ?" Voilà l’un des deux sujets qui étaient proposés aux élèves de terminale S au bac de philo l’an dernier. En effet, lorsque nous déambulons dans des expositions artistiques, nous entendons souvent dire par les visiteurs "Je ne comprends rien à ce tableau !" ou autres phrases du même type... Beaucoup sortent décontenancés, déroutés voire frustrés, affirmant avec certitude qu’ils ne remettraient jamais plus les pieds dans une expo d’art moderne.
Pourtant, ce que je trouve absolument fascinant dans l’art, c’est que chacun peut y trouver ce qu’il souhaite s'il le souhaite. Il suffit de s’asseoir, et de regarder. Prendre du temps et se laisser submerger par les émotions qui découlent de l’œuvre. Au fil des minutes, on peut découvrir une infinité de petits détails que nous n’aurions pas décelés en passant trop vite, on s’imprègne de l’œuvre et on la met en lien petit à petit avec des choses que nous connaissons, des rêves que nous avons faits… Et c’est au terme de cette phase d’observation que nous pouvons y trouver un sens, une signification qui ne parlera sûrement qu’à nous, mais une signification tout de même.
Au final, ce n’est peut être même pas tant l'œuvre en elle-même qui importe, mais les sensations qu’elle procure à chaque visiteur, les souvenirs qu’elle saura faire émerger, les réactions qu’elle pourra susciter... Une œuvre d’art a toujours un sens, mais celui-ci dépendra des personnes qui prendront le temps de l’apprécier et d’y réfléchir. (il s'agit de mon avis personnel mais je reste ouverte au débat !)
Ci-joint l'un des projets de Bérengère Vial (1èreS) sur le sujet "Souvenir de vacances", intitulé "Don’t Bury The Light". Voilà son explication personnelle :
"Comme souvenir de cet été j'ai la ville d'Edimbourg. Grise, assez fade. En rentrant j'ai vu un film qui s'y passait, Trainspotting de Danny Boyle. Un film sur la drogue, le quotidien de jeunes chômeurs, des thèmes d'actualité en somme. Et j'ai été séduite par ce film, par l'idée que, dans notre société, on se shooterait à la vitamine C si c'était illégal. Du coup, j'ai choisi de dessiner un fix, une dose d'héroïne. Vous prenez votre poudre, la mettez dans une cuillère et, après avoir mélangé avec du jus de citron, vous la faite chauffer avec une flamme. Il n'y a plus qu’à recueillir avec votre seringue et le tour est joué ! Mon souvenir de cet été n'était pas, comme certains le croyaient au départ, ma première dose d'héroïne. Ce truc vous détruit vite et je n'ai pas envie de perdre ma vie. J'ai juste représenté ce film, à l'image de la ville que j'avais visitée, assez morne et surtout pas colorée. Une idée de mort."
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