Emoticap

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31/05/2024

✍️“J’étais accablée par des pensées accusatrices de ne pas assez bien faire, pas assez bien parler. Je me trouvais très dure avec moi-même.
Grâce à la thérapie que je suivais j’ai appris à avoir des dialogues intérieurs avec moi-même. Alors j’ai demandé à la partie accusatrice en quoi j’étais en danger si je n’étais pas parfaite ?
Je lui ai dit que j’aimerais avoir plus confiance en moi, que j’aimerais être plus tolérante envers moi-même, et que je souhaiterais me pardonner ce que je n’ai pas fait parfaitement …
La nuit-même j’ai eu la réponse en image : une barrière en bois à la hauteur de mes yeux ! Une barrière de l’ONU. Nous ne pouvons pas partir, nous sommes ceux qui méritent la mort. Notre vie ne vaut rien. Un sentiment d’indignité et de honte, ma famille et moi ne sommes pas à la hauteur ni assez bien pour mériter la vie. Nous n’avons aucune valeur.

Ce souvenir complètement refoulé, oublié pendant des années, est remonté spontanément. J’avais 11 ans au Rwanda. Lorsque les tueries ont commencé nous nous sommes réfugiés dans une école sous la protection de l’ONU. L’ordre d’évacuer les soldats a été donné. Quelques familles ont été choisies pour fuir avec eux. Mais ma famille et moi sommes restés de l’autre côté de la barrière.

J’ai continué à dialoguer avec cette partie de moi, la remerciant de me révéler tout cela et je lui demandé « Pourquoi as-tu cru que tu n’avais pas de valeur ? Pourquoi as-tu adopté cette pensée que tu n’avais aucune valeur ? »

Parce que ceux qui nous ont abandonné à la mort n’avaient aucun remord, aucune honte. Ils étaient sûrs d’eux-mêmes. Les gens ont contesté tant bien que mal, mais j’ai surtout le souvenir du KO qui s’en est suivi.
J’ai senti une grande tristesse monter en moi. La prise de conscience de tout ce que j’ai perdu à ce moment là. Je me suis retrouvée dépourvue de ma dignité humaine, du droit à la vie et de tout courage pour contredire cette triste réalité. Je me suis mise à attendre la mort.
Alors que j’étais tendue toute la semaine, j’ai senti les muscles des épaules se relâcher.”
Lydie

13/09/2023

Je vous laisse méditer sur la largeur et la profondeur de ce dicton. 🙄

19/07/2023

Trauma prénatal : quelles conséquences ?

👉Un fœtus soumis à du stress et observé grâce à des vidéos in utero montre une contraction physiologique.
Comme le système nerveux du fœtus n’est pas complètement formé il va dans un état parasympathique de figement.
L’intensité de cette contraction et la durée de ce repli augmentent avec la chronicité du stress.

👉La conséquence d’une contraction prolongée est une résilience physiologique sérieusement affaiblie ou endommagée et, par la suite, un développement psychologique inadéquat.

👉La perturbation à ce niveau de développement est globale, c’est-à-dire qu'elle ne concerne pas seulement le sytème nerveux autonome mais aussi le système nerveux central.

👉En SE (Somatic Experiencing) on désigne cet état par le terme AGHI (activation globale de haute intensité).
En effet, cette intense activation touche tous les systèmes et toutes les cellules de chaque système : peau, tissus conjonctifs, chimie du cerveau, différents systèmes d’organes, système nerveux et endocrinien et système immunitaire.

🎯 Le travail en SE avec ce type de trauma nécessité une solide alliance thérapeute et un environnement sécurisé pour la personne.

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