Jason Valente

Jason Valente

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14/05/2026

J’ai cassé les pieds à mon camarade Pierre de Fakir…, impossible de ne pas parler de ces courageuses gréviste à l’aube des 2 mois de grève dans mon journal préféré !
✊Soyez généreux avec elles, donnez à la caisse de grève, elles le méritent.
En donnant vous rentrez dans la bataille avec elles.
Retrouvez l’article sur Fakir et la vidéo sur Instagram.
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https://fakirpresse.info/il-y-en-a-toujours-une-pour-relever-lautre-55e-jour-de-greve-dans-un-ehpad-a-poitiers/

08/05/2026

Le rationnement des pauvres

Il existe des mots presque interdit. Choc pétrolier, par exemple. Ça fait guerre, pénurie et dans un bilan politique, c’est pas..… Pourtant, quand on regarde la situation aujourd’hui, il faut peut-être oser poser la question : est-ce qu’on n’est pas déjà en plein dedans ?

On dépend énormément du monde entier pour faire tourner notre économie : énergie, transport, produits, Welcome to Mondialisation. Et en plus tout passe par des routes commerciales longues et fragiles, surtout maritimes. Quand ça ralentit quelque part, en Europe on subit vite les conséquences, on ce souvient encore du Covid et des masques ou de la guerre en Ukraine et du gaz. Le problème, c’est qu’on donne l’impression de toujours découvrir ces fragilités au dernier moment, sans vraiment s’y préparer. C’est peut être pas juste une impression d’ailleurs.

En France, le ministre actuel de l’économie, Rolland Lescure dit qu’il n’y a pas de choc pétrolier. Mais dans la vraie vie, qu’est-ce que ça veut dire quand les prix sont devenus tellement élevés que des gens doivent moins se déplacer, changer leurs habitudes, renoncer à certaines choses, souvent au détriment de leur santé ou de leur vie quotidienne ?

Si, pour vivre normalement, il faut réduire ses déplacements ou faire des choix impossibles parce que tout coûte trop cher, comment appeler ça autrement qu’un rationnement ? Ce n’est pas un ticket distribué par l’État, mais c’est un rationnement quand même, imposé par les prix.

Et forcément, ce sont toujours les plus modestes qui subissent le plus. Ceux qui ont peu de marge doivent s’adapter en permanence. Les autres, beaucoup moins.

Pendant ce temps, la question de fond reste la même : est-ce qu’on prépare vraiment le pays à résister à ces chocs qui vont revenir ? Est-ce qu’on investit, est-ce qu’on planifie, est-ce qu’on anticipe sérieusement les fragilités d’un monde où même les grandes puissances comme les États-Unis recommencent à mettre des barrières, des quotas, des protections ?

Ou est-ce qu’on continue surtout à subir, en laissant le système s’ajuster tout seul… avec, au final, toujours les mêmes qui paient l’addition ?

Parce que si rien n’est anticipé, si rien n’est organisé collectivement, alors oui : ce qu’on appelle aujourd’hui des “prix élevés” ou de “l’inflation” ressemble de plus en plus à une forme de rationnement silencieux, réservé à ceux qui n’ont pas les moyens d’y échapper.

On perd notre temps pour continuer à remplir quelques poches, pour laisser profiter des gens qui n’ont déjà, et depuis bien longtemps, plus rien à faire du destin commun, de l’intérêt général. Est-ce qu’on sera forcément impactés par tous ces changements nécessaires au pays ? Bien sûr. Mais eux, qui en haut ont fait sécession, qu’ils soient contraints de subir autant que les autres, ou bien qu’ils rendent ce qu’ils ont accumulé grâce aux efforts des travailleuses et travailleurs de ce pays, avant d’aller voir ailleurs si on y est.

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