Bookapax

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Photos from Bookapax's post 23/09/2024

💔Je ne la prévenais jamais avant. Je préférais débarquer dans son quartier, me perdre dans ses dédales nombreux, retrouver la porte de son immeuble, et grimper quatre à quatre les marches défoncées de l’escalier jusqu’au quatrième. Là, il fallait tourner directement à droite, pousser la porte d’un palier, faire encore quelques pas, et frapper à la porte de gauche. Je ne frappais pas. Je tambourinais tant et tant que je ne l’entendais pas, à l’intérieur, qui criait Wa Dokhlo lbab mehlol ! (« Mais entrez c’est ouvert ! ») Il me suffisait alors de faire tourner la poignée et d’apparaître face à elle pour que ma grand-mère lève deux bras ahuris au ciel en criant Wa sa3di Wa sa3di Wa sa3di ! Son corps toujours svelte, toujours noueux, se collait alors au mien pour une embrassade aussi bruyante su embaumant le henné, l’eau de rose, et un relent d’anti-mites.
💔Je ne la prévenais jamais de mon arrivée. Elle me faisait pourtant un accueil à faire pâlir d’envie n’importe quel palace. Et puis elle se posait tout contre moi, sa cuisse pressant la mienne, et passait une main à la fois rude et chaude sur mon dos, enchaînant les questions, n’attendant pas mes réponses, répétant sans cesse Wa sa3di en rajustant son foulard.
💔Quand à moi, ravie de mon effet toujours renouvelée, jamais épuisé, je commençais à la regarder, à scruter ce visage marqué, à repérer les rides creusées depuis la dernière fois que je l’avais vue. Je la laissais se tourner vers mes parents, je la laissais dérouler la litanie des nouvelles familiales, et soudain j’attrapais un fil. Une info plus croustillante que les autres, et lui jetais une question matinée de provocation.
(Suite en commentaire👇🏽)
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08/09/2024

Allez c’est l’heure du reveal 😜
C’est un des ponts emblématiques de la ville où je me suis installée.
Saurez-vous trouver le nom de cette cité ?
(Ceux qui savent… chuuuut !🤫)
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07/09/2024

Je me tais. Je me terre. Je m’enterre. J’attends que la vague passe. Instagram m’exaspère. Bookstagram m’horripile. Je fait mes cartons et m’en vais. Je quitte cette grosse ville. Je quitte ce pays que j’aime et qui me gifle et qui m’humilie et qui m’avilit. Je ne m’en vais pas trop loin. J’ observe de loin. Je profite de l’été pour me réorganiser, pour écrire, pour poursuivre ce roman qui me tient à cœur. Je ne sais qui en voudra de mon histoire mais je persévère. Je sais que c’est capital. Pour moi c’est vital. Ne plus écrire, c’est m’étouffer, c’est enfermer des personnages que la littérature française ne veut pas voir, c’est les condamner.
La rentrée littéraire arrive avec la fin de l’été et j’ai beau en avoir marre de cette avalanche de livres dans lesquels je ne me retrouve que peu, j’ouvre ceux que j’ai reçus. Je dévore certains. J’en déteste d’autres. Je m’indigne dans les marges de beaucoup. Je rouvre Bookstagram. Ça m’a un (tout petit peu) manqué. J’y passe une tête fin août. J’en ai marre de voir la ronde des mêmes auteurs, des mêmes romans qu’on encense à chaque rentrée littéraire. J’ai envie d’y revenir pour fo**re un coup de pied dans la fourmilière. Désormais installée dans un pays frontalier, je respire (un peu) mieux. J’écris BEAUCOUP et mieux. J’ai toujours appréhendé le fait de quitter Paris, cœur battant, cœur malade. Et puis un jour je n’ai plus eu le choix. J’étouffais. Si j’avais su que partir c’est renaître j’aurais fui depuis belle lurette.
Bref Bookapax is back.
Ça va vous ? 😋

Photos from Bookapax's post 18/05/2024

Le retour du « T’as aimé ça ? Lis ça ! » 🤪
T’en as lu certains ?

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