LaboLamop
17/12/2025
Conférence par la lauréate de la bourse Robert de Sorbon 2025-2026, Elvira Zambardi : "La Bible glosée au Mont-Cassin : entre réception et appropriation". Elle aura lieu le 18/02/2026, de 17h à 18h30, salle Perroy à la Sorbonne.
Elvira Zambardi est docteure en paléographie et en codicologie de l’université de Naples. Sa thèse de doctorat, réalisée en cotutelle avec l’EPHE-PLS, soutenue en avril 2025 portait sur La bible glosée au Mont-Cassin : entre réception et appropriation. Étude historique et codicologie. À l’heure actuelle, Elvira Zambardi est collaboratrice dans plusieurs projets de catalogage de manuscrits dont ceux du Mont-Cassin et sur les gloses. Ses recherches portent désormais sur les gloses dans une volonté de comparaison entre les manuscrits du Mont-Cassin et ceux conservés à Paris.
Voir aussi :
Conférence par la lauréate de la bourse Robert de Sorbon 2025-2026, Elvira Zambardi Conférence d’Elvira Zambardi, lauréate de la bourse Robert de Sorbon 2025-2026 : La Bible glosée au Mont-Cassin : entre réception et appropriation. Mercredi 18 février 2026, 17h-18h30, Salle Perroy à la Sorbonne. Elvira Zambardi...
19/06/2025
Le colloque “MEDIOEVO SOSTENIBILE? Nuovi approcci alla storia ambientale del basso medioevo”, organisé par Vittoria Bufanio (accueillie par le LaMOP dans le cadre d’ECOMED) et Dario Canzian, aura lieu à Padoue les 26 et 27 juin prochain, sur le thème de la durabilité au Moyen Âge.
Toute personne intéressée peut suivre le colloque par visioconférence.
Les détails du programme et le lien pour la visioconférence sont disponibles sur les Carnets du LaMOP :
Colloque MEDIOEVO SOSTENIBILE? Nuovi approcci alla storia ambientale del basso medioevo Le colloque “MEDIOEVO SOSTENIBILE? Nuovi approcci alla storia ambientale del basso medioevo”, organisé par Vittoria Bufanio (accueillie par le LaMOP dans le cadre d’ECOMED) et Dario Canzian, aura lieu à Padoue les 26 et...
18/06/2025
Parution : Marie Dejoux (dir.), Saint Louis après Jacques Le Goff. Nouveaux regards sur le roi et sur son gouvernement, Presses universitaires de Rennes, 2025, 342p.
PRÉSENTATION
En 1996 paraissait l’impressionnant Saint Louis de Jacques Le Goff : un tournant pour les études sur le monarque capétien et pour le genre de la biographie historique lui-même. Mais que se passa-t-il ensuite ? Quoi de neuf sur Saint Louis après Le Goff ? En rassemblant des chercheurs d’horizons variés, ayant, depuis, offert une contribution décisive à l’histoire du règne, cet ouvrage entend offrir un instantané de la recherche scientifique récente sur Louis IX et sur son gouvernement. Mais il souhaite aussi mesurer l’impact de la célèbre biographie. Est-ce parce que cette somme de mille pages les a durablement découragés de se lancer à nouveau dans l’écriture d’une biographie du roi saint, que plusieurs historiens se sont consacrés à celle de membres de son entourage ? Est-ce parce que Le Goff avait si savamment déconstruit les vies hagiographiques de saint Louis et les sources narratives du règne que ses successeurs privilégièrent les arides documents laissés par son administration ? Est-ce parce qu’il avait tant souhaité redonner vie à l’individu Saint Louis que le chef de file de la Nouvelle Histoire en a oublié le culte dédié au saint après sa mort ? Un quart de siècle après la traversée en solitaire de la vie du monarque par Jacques Le Goff, ce livre est à la fois un bilan historiographique et un nouveau Saint Louis, polyphonique et collectif.
Publié avec le soutien de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, du Laboratoire de Médiévistique occidentale de Paris et de l’Institut universitaire de France.
Pour le sommaire et les liens de consultation et du site de l'éditeur, voir :
Parution : Saint Louis après Jacques Le Goff. Nouveaux regards sur le roi et sur son gouvernement, Marie Dejoux Dejoux Marie (dir.), Saint Louis après Jacques Le Goff. Nouveaux regards sur le roi et sur son gouvernement, Presses universitaires de Rennes, 2025. Lien du site de l’éditeur Consultation sur Openedition PRÉSENTATION En 1996...
Focus sur une thèse en cours:
« Économie du don, gouvernement urbain et communication politique dans les villes de l'espace ligérien (1458-1485) », par Stanley THÉRY sous la direction d'Olivier MATTÉONI :
L’économie du don, depuis les travaux de Marcel Mauss, a été associée aux sociétés anciennes dans nombre de travaux jusqu’à la fin du XXe siècle, en opposition à l’économie de marché des sociétés modernes. Inversement, les sociétés urbaines du Moyen Âge ont été considérées, notamment par Henri Pirenne, comme des laboratoires de modernité où naissait l’économie de marché. Or, dans la comptabilité urbaine du bas Moyen Âge, on constate que les dons occupent une place importante dans les finances, jusqu’à 15 % des dépenses annuelles dans les villes de la vallée de la Loire. Ainsi, une économie du don peut tout à fait coexister avec une économie de marché, comme l’ont bien montré les travaux scientifiques de la fin du XXe siècle, tels ceux de Natalie Zemon-Davis pour l’époque moderne.
Le don est défini par l’anthropologue Alain Testart comme un transfert libre de toute obligation, que ce soit celle de donner ou celle de rendre une contrepartie. L’économie du don dans les villes médiévales a principalement été étudiée pour l’espace bourguignon, avec les travaux d’Alain Derville ou de Marc Boone. Cependant, cette question est restée relativement marginale pour les villes de la vallée de la Loire, malgré leur centralité pour le royaume de France au XVe siècle, en particulier pendant le règne de Louis XI. En effet, le roi et sa cour y résident fréquemment, à l’instar d’autres princes tels que le duc d’Anjou ou le comte de Nevers. Ma thèse se concentre sur des villes-capitales qui représentent différentes situations d’intégration à la souveraineté du roi : Tours est une ville royale, de même qu’Orléans où l’autorité du duc est supplantée par celle du roi, Angers et Nevers sont des villes princières où l’autorité royale se renforce progressivement aux dépens des princes, tandis que Nantes est une ville fidèle au duc de Bretagne et donc opposée au Valois. Ces cinq villes sont également considérées comme des « bonnes villes », où les communautés urbaines sont reconnues par des privilèges princiers et qui sont gouvernées par des conseils restreints autour d’un maire, d’échevins ou de procureurs.
Les dons apparaissent dans les sources produites par les gouvernements urbains, en particulier les registres de comptes et de délibérations. Des séries particulièrement bien conservées autour du règne de Louis XI permettent de constituer une base de données pour mobiliser des méthodes quantitatives d’analyse historique. Cette base enregistre les différentes actions de dons, les biens offerts, les motivations et les objectifs poursuivis par les élites municipales, ainsi que leurs acteurs. On recense alors près de 4 000 dons entre 1458 et 1485 dans les cinq villes étudiées, faisant intervenir plus de 5 000 personnes.
Dans un premier temps, une démarche d’anthropologie historique conduit à élaborer une typologie des dons dans les villes, parmi lesquelles se distinguent les présents, les remises de dettes, les pourboires, les aumônes ou les legs. À cet égard, les outils de lexicométrie permettent d’étudier les discours déployés par les gouvernements urbains pour justifier leurs actions. Dans un second temps, les outils d’analyse de réseaux révèlent la force des relations nouées entre les donateurs et les donataires, qu’ils soient membres de la communauté urbaine ou extérieurs, tels que les princes et leurs officiers ou l’Église. De plus, ces liens se construisent grâce à de nombreux intermédiaires qu’il faut identifier, comme les artisans, les marchands ou les transporteurs. On restitue alors les modalités de communication politique des gouvernements urbains à toutes les échelles, de la ville au royaume de France.
En somme, les recherches sur l’économie du don dans les villes ligériennes de la seconde moitié du XVe siècle s’inscrivent d’abord dans le renouvellement des études sur les formes de transferts. Elles permettent en outre d’approfondir les réflexions sur les relations entre les « bonnes villes » et l’État royal, mais aussi celles sur les modalités d’exercice des gouvernements urbains autonomes, parmi lesquelles la communication politique et la culture pratique de l’écrit occupent désormais une place majeure.
Cliquez ici pour réclamer votre Listage Commercial.
Site Web
Adresse
17, Rue De La Sorbonne
Paris
75005