ogynski
25/04/2026
— Allô...
— C'est moi.
Cette voix... c’est une délivrance.
— Tu es où ? J’ai croisé Zick, il m’a dit que tu t'étais tiré en Autriche.
— Oui, je suis à Vienne.
— Sans rien me dire ? En me laissant dans le doute et l'angoisse...
— Je suis désolé.
— Mais qu'est-ce que tu fiches là-bas ?
— C'est pour mon traitement.
— Cette saleté que tu t'injectes... ?
— Oui. La France refuse de la commercialiser.
— Pourquoi ? Pourquoi ils refusent de commercialiser ton traitement ?
— Pour une question d'éthique. Ils l'ont classé comme opioïde. C’est interdit.
— Je pourrais demander à mon père de te le procurer... ça t’éviterait de devoir courir jusqu’à Vienne.
— Ce n'est pas la peine. Je sais me débrouiller.
— Tu rentres quand ?
— Ce soir.
Moi Charlotte Güttry
Mes écrits
05/04/2026
— Annabella et Bella ne font qu’une, confie-t-il, le regard perdu au loin.
Est-il réellement amoureux de ma petite sœur? Ou voit-il en elle sa propre mère ?
L'Outrenoir
29/03/2026
Quand l’obsession devient obsessive, on tombe dans la folie.
L'Outrenoir
28/03/2026
Il me prend la main et me tire à lui pour me consoler avec un ba**er. Je cède à contre-cœur à ce moment de tendresse pour reposer mes nerfs. J’encercle sa taille avec mes jambes quand il me soulève du sable. Il me mord dans le cou ; je ris de tout mon cœur et bascule ma tête en arrière.
La brise de la Méditerranée fouette mes cheveux sur le bas de mon dos. Je n’arrive pas à le haïr quand il me tourne en bourrique. Il sait comment se faire pardonner, et ça m’énerve qu’il dispose de ce pouvoir de me faire capituler.
— Il n’est pas question d’une dynamique de pouvoir, à savoir qui prendra le dessus sur qui dans notre couple. Il s’agit de confiance, de dévotion et d’adoration mutuelles, se défend-il dans le creux de mon oreille pour me jurer à jamais que je suis l’unique femme de sa vie. Tu es très sexy dans cette robe vintage.
— Je l’ai chipée dans les affaires de ta mère.
— Elle la mettait aux beaux jours, en parcourant les vastes jardins de cette forteresse sur son vélo. Elle revenait toujours avec une composition florale qu’elle plaçait dans un vase, au milieu du salon. Pendant ce temps-là, mon père mettait Louis Armstrong sur le gramophone, et elle tournoyait, portée par la voix éraillée de ce génie du jazz. Je la contemplais, captivé par sa beauté candide qui irradiait toute la maison.
Après cette confidence, ses lèvres assaillent ma gorge de ba**ers. Il fourre sa langue dans mon oreille, me chuchote des mots doux enrobés d’une flamme étourdissante :
— C’est toi ma nana. Toi seule.
L'Au-delà du Noir
28/03/2026
Je n'avais encore jamais vu un personnage aussi tourmenté. Aussi dense. Aussi introspectif. Aussi charismatique. Aussi bien construit. Que voir depuis que j'ai quitté les rues crasseuses de Nassau??
Pour me consoler de ce manque, je me suis plongée une énième fois dans Lord Of The Rings.
27/03/2026
— C'est ma fille, ma petite dernière... Vous avez détruit sa vie.
— Je vous avais prévenu que je vous embrocherais les co****es.
— Vos parents auraient honte de vous s'ils étaient encore de ce monde. Eux, qui symbolisaient la philanthropie...
— À quoi cette pu**in de philanthropie leur a-t-elle servi ? Ils ont été conduits à l'abattoir parce qu'ils croyaient en ce pays. Ils ont œuvré pour ce pays. Pour ce qu'ils croyaient être juste. En contrepartie, je veux que ce pays reconnaisse ce que je suis devenu. Voulez-vous que votre fille retrouve sa vertu ?
— Oui.
— Alors, cessez de nous persécuter. Je fais le serment de marier votre fille à un homme influent. Elle vivra dans l'opulence jusqu'à la fin des temps.
L'Au-delà du Noir
21/03/2026
— Met Museum a récemment publié un article sur les créations de votre mère, qu’en pensez‑vous ?
— Je n’ai pas eu vent de cet article.
— Comment percevez‑vous les créations de votre mère ?
— Ma mère était très introvertie, sûrement parce qu’elle était fille unique. Elle préférait le style à la mode. Ses créations pouvaient être aussi subversives que sobres, une technique créative qu’elle a sûrement acquise de Roose.
— Vous voulez dire votre grand‑père maternel ?
— Oui.
— Pourquoi avez‑vous retiré toutes vos subventions à l’université d’Harvard et suspendu les travaux de restauration de la statue de John Harvard ?
— Vous auriez dû poser directement la question au conseil d’administration d’Harvard.
— Nous l’avons sollicité, mais nos questions sont restées sans réponse.
— Je refuse d’accorder des subventions à une université dont le campus est devenu le théâtre de courants idéologiques relayés par un groupe insignifiant d’étudiants tordus.
L'Outrenoir
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