AMAS - Schenone Avocats

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Photos from AMAS - Schenone Avocats's post 10/06/2026

Monsieur Younes BERNAND juge pour Enfants au Tribunal de Vienne et enseignant à la Faculté de Lyon, organise un cycle de conférence qui débute ce week end à Lyon sur le thème : « Confluences juridiques et sociales : penser l'enfant et la famille ».

Nous combattons ensemble pour l'enfance. Ce sera passionnant.

Michel AMAS

Photos from AMAS - Schenone Avocats's post 10/06/2026

Des magistrats relaient désormais mon intervention par devant la commission d'enquête sur l'inceste, notamment la partie où je parle du défaut total de moyens que nous avons, de l'absence de magistrats, de l'absence de greffiers, de l'absence totale de politique globale de lutte contre la pédophile.

Il y a un an, j'ai dénoncé ce système et on m'a traité de Complotiste et poursuivi.

Michel AMAS

Photos from AMAS - Schenone Avocats's post 09/06/2026

« La pédophilie est un truc "friendly" en France »
" il n'y a aucune politique globale de lutte contre la pédophilie"
" le ministre de la justice Gerald DARMANIN annonce la création d'une liste noire. Elle existe déjà, c'est le fichier FIJEAS. Quel dommage que le ministre ne connaissent pas la loi qui encadre notre matière."

Michel AMAS
« La pédophilie est un truc "friendly" en France » : l'effroyable constat de l’avocat marseillais Michel Amas après l'affaire Lyhanna
https://maritima.fr/actualites/justice/marseille/13726/la-p**ophilie-est-un-truc-friendly-en-france-leffroyable-constat-de-lavocat-marseillais-michel-amas-apres-laffaire-lyhanna

07/06/2026

CHRONIQUES DU MÉPRIS ORDINAIRE - ACTE 66 - 20 000 €uros.

J’en ai le droit.

Moi aussi, j’ai ce droit d’être fragile. Moi qui veille dans l’obscurité, qui combat dans la boue, la haine et les crachats, avec violence et arrogance souvent. J’ai le droit de mettre un genoux à terre, de chercher des bras, de laisser mon âme fuir les rides qui désormais ornent mon regard. J’ai le droit moi aussi de dire, « … là je peux plus. Là c’est trop. Prends un peu ma place, cognes toi un peu. », dans les tribunaux et ces réunions stériles avec les cabinets des ministres et le organes représentatifs de la profession d'avocat, dans lesquels règne l'inaction et le consensualisme.

Depuis huit ans, la fange des écuries d’augiais me submerge. Je ne suis pas Héracles. Homere ne m’a donné aucun pouvoir particulier. Je reste un homme. Je ne baisse pas les bras pour autant. Il faut pourtant parfois mettre sur pose et vider. Joindre mes larmes sourdes, à celles qui coulent du visage de cette maman là devant moi, assise dans le fauteuil du « gagne pain ». Celui que maman m’a offert, il y a une vie. « Tiens mon fils, c’est le mien. J’ai pu payer tes études en travaillant assise sur lui. C’est "le fauteuil du gagne pain". Je te souhaite autant de bonheur que les miens. ». Il a joué son rôle. J’ai pu nourrir mes quatre enfants et financer leurs études. Marika l’occupe en cet instant, mais lui aussi veut un temps mort. La patine du temps vient de prendre le dessus. Il n’est plus ancien, … il est vieux. Plus rien a de couleurs, après les mots de Marika.

Le conflit entre son père et sa mère la conduite en foyer. Elle n’avait que 11 ans. Le premier soir, Kenza la forcé a se prostituer. Pour vous se sont des mots, pour moi, un visage, un regard une odeur de vanille et de jasmin peut être. La première nuit. La première nuit, loin de son domicile. Le premier soir sans son ours sans âge. La première nuit, dans l’enfer des foyers Marseillais. « … je tuerai ta mère, … Je vais l’égorger. Et toi, je vais te faire mal, … tous les soirs. Nous sommes dans le même dortoir … ».

Alors ce premier soir, à 11 ans, elle a suivi Kenza hors du Foyer de Marseille. Un homme a mis son sexe dans sa bouche, s’y est répandu. Un autre la prise pour la première fois. Comme un objet, comme un urinoir.



J’y ai droit moi aussi.
J’aimerais que Man glisse sa main dans mes cheveux. Poser ma tête sur son ventre et pleurer. Juste, m’abandonner à pleurer.

Ce n’est que le début. Je ne lui pose aucune question sur le reste. Je ne veux pas savoir ce qu’elle a subi. Je le sais. Je veux que ses yeux et les miens se comprennent et qu’ils décident simplement de s’apprivoiser pour cheminer ensemble.

Le comment, par contre, m’intéresse.

Elle sortait de ce foyer Marseillais que l’on appelle le PEPS. Celui dont le magistrat Marseillais avait demandé au département la fermeture, qui lui avait été refusée . Celui la même, celui de la Rose toujours ouvert. Celui que la Présidente du département n'a pas voulu fermer lorsqu'elle m'a traité de menteur à la télévision en disant "... c'est un avocat qui jette le discrédit sur notre travail ...".

Celui ou l’on laisse sortir des petites filles, des garçons en sachant exactement qu’ils vont être livré à un réseau Pédocriminel. Qu’ils vont être consommé.



Pour dédouaner sa responsabilité, l’Aide Sociale à L’Enfance et les Présidents de département ( dont celui des Bouches du Rhône ) disent « mais comment voulez vous qu’on les retiennent, elles sortent pour se prostituer …? ». Comme si leur sortie était un acte volontaire de prostitution. Ils appelent ça des fugues.

Pourtant ils savent. Chacun sait. J’aimerais pouvoir l’écrire en Arial 60, sur la bande son d’« Apocalypse Now ». Il savent que l’enfant est récupéré dès la porte du foyer par un réseau pédocriminel, pour une nuit ou plusieurs. L’enfant n’a aucune liberté. Aucun choix. Ce n’est pas un acte de volontaire de prostitution. C’est de l’esclavage sexuel organisé par des réseaux structurés. Les mêmes que ceux de la drogue. Par ceux qui ont trouvé une faille dans le système des départements.

Les mains de Marika se réconfortent l’une l’autre.

De temps en temps, elle parle des corps sales et … nous n’avons pas de mots. De Kad son mac, qui lui donnait avec re**rd les 50 % qui lui revenait sur la recette. De ceux qui la louaient pour plusieurs heures et prenaient le temps de tout visiter, des autres qui préféraient la partager.

J’y ai droit.

« … Comment voulez vous qu’on les retiennes. On a pas de moyens … ». Mes yeux ne peuvent quitter les siens et la bande son du communiqué de presse des Présidents de département m’abime. « … C’est de leur faute, comment voulez vous que l’on retienne quelqu’un, qui fugue pour aller se prostituer … ? ».

J’ai dépassé la colère. Comment osent t’ils rester en place ? Pourquoi ne pas donner leur démission et laisser la place à d’autres ?

J’y ai tellement droit.

Marika est considérée comme une travailleuse du sexe pour l’ASE et les Présidents de département. Alors que chaque nuit elle est cosommee par un reseaux p**o.

Elle a été prise, labourée, moissonnée pendant quatre années par les réseaux. Sans que jamais quelqu’un ne se préoccupe de l’accompagner chez un medecin, au planning familial. Sans que jamais ne soit mis en place un protocole de suivi thérapeutique, pour l’accompagner moralement. Non le département n’a pas fait ça. Comme c’était elle le mal, qu’elle se prostituait, on l’a changé de foyer régulièrement. Le mal, la maladie c’était elle. On a déplacé le mal. On a ni accompagné, ni soigné cet enfant.

Laurence C a brisé mon coeur à 15 ans. Elle l’a détruit, dévoré. Mon père et Laurence on quitté ma vie en quelques jours à Noel et l’enfance est morte sans réa. « … viens mon fils. Pleures. Tu as le droit de pleurer … ». Les mères … On a tous le droit de dire c’est trop lourd. On a le droit de pleurer.

« … Et puis, je veux poursuivre Kad qu’est en prison. Il me doit encore les 20 000 €uros de ma dernières semaine de travail … »

La muleta. Cet enfant vient de me planter la muleta. Elle a enchainé les faenas. M’a malmené, planté les banderilles jusqu’au plus profond des cotes. M’a usé, épuisé. J’ai rué une dernière fois et l’acier glacé de la muleta a déchiré mes os, tranché ma moelle épinière. Je suis désormais au sol en sang. Elle peut trancher mes oreilles et les brandir en riant d’un sourire carnassier, pour faire hurler la foule. Elle vient de briser, le défenseur, le guetteur. Elle a mis a terre, l’avocat, l’homme, le papa et les larmes ont savourées leur victoire. Ne reste que la violence de l’immensité du travail qu’ils n’ont pas fait.

Nous ne sommes fort que des larmes que nous avons versé.

Viens. Viens maintenant je suis prêt. Je suis prêt moi aussi. J’ai enfilé l’habit de lumière, j’ai la muleta entre les mains. Nous allons danser, nous allons peser. Viens, je suis prêt.

Michel Amas

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