Stop Agressions

Stop Agressions

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24/10/2024

À quel moment notre société a-t-elle commencé à dériver ?

Quand avons-nous cessé de valoriser le bien-être, de cultiver la bienveillance et de nous soucier vraiment des autres ?

Il semble qu’au fil du temps, nous avons fermé les yeux sur la violence qui se déploie sous nos yeux, sur la détresse des personnes qui nous entourent. Nous savons que certains souffrent, que d’autres sont harcelés, mais trop souvent, nous choisissons de détourner le regard.

Comment en sommes-nous arrivés à ce point où nous restons silencieux face à des actes de violence, où nous rions parfois du malheur d’un(e) collègue victime de harcèlement ? Chaque jour, dans les rues, dans les transports, la violence se manifeste, que ce soit de manière subtile ou éclatante.

Mais pourquoi ne réagissons-nous pas ? Pourquoi avons-nous laissé le mal-être et l’indifférence s’installer au cœur de notre quotidien ?

Nous vivons dans une société où la pression, le stress et l’individualisme semblent avoir pris le dessus sur la solidarité, la compassion et l’entraide. Nous voyons des personnes sombrer sous le poids de leurs émotions, des situations où un geste, un mot, une intervention pourrait faire la différence. Pourtant, nous restons figés, paralysés par l’habitude de ne pas agir, de ne pas intervenir.
Ce glissement vers l’indifférence nous conduit à une société dans laquelle je ne me reconnais plus.
Où est passée la simplicité d’un sourire, d’un geste de soutien, d’une attention portée à ceux qui en ont besoin ?

Nous devons réapprendre à nous soucier des autres, à regarder la violence, la souffrance et le mal-être en face et à choisir d’agir, de ne pas rester passifs.

Il est urgent de renouer avec l’humanité qui fait de nous des êtres capables de compassion.

À quel moment avez-vous ressenti un sentiment de danger ou un décalage face à la société dans laquelle nous vivons aujourd'hui ?

12/10/2024

5ème journée d’audience :

Après les rapports psychologiques de nos enfants et de notre famille, qui tentent de surmonter les traumatismes et un deuil insurmontable, nous avons vu défiler les témoignages des conjointes et ex-conjointes des deux accusés.

Celle qui a le plus choqué la cour était la « conjointe » de Abdelkader B, qui se présente avec un aplomb indécent, en prenant de haut la cour et les parties civiles lorsqu’elle est confrontée à ses propres contradictions, à ses mensonges… Cette femme nous explique trouver cela « normal » de venir chez quelqu’un à 1h du matin !

Et quand elle doit faire face à des écoutes téléphoniques entre elle et son conjoint, où cette éducatrice pour enfant, demande tranquillement « Et lui, tu l’as buté comment ? ».

Des échanges où on les entend échanger afin de trouver des solutions pour minimiser les actes de l’accusé…

Des échanges où ils évoquent les peines de prison comme une formalité : « Au pire je vais prendre 15/20 ans, en plus avec ce que j’ai déjà fait en prison et les remises que je vais réussir à avoir, t’inquiète, dans 7 ans je suis sortie, même avant … »

Une indifférence terrifiante, un quotidien où la mort et la violence ne sont que des détails.
Bref, tout va pour le mieux dans ce couple, où « buter des gens » n’a rien de problématique ! J’ai même entendu le mot «couple de psychopathe » en sortant de la salle d’audience !

L’audience reprend lundi, elle devrait se terminer mercredi pour avoir le verdict mercredi soir.
C’est dans cette réalité que nous vivons cette semaine d’audience, une épreuve déchirante, douloureuse face à ce qu’a subi notre Pierrick, sa voisine Cécilia, ces 3 enfants.

Nous y allions totalement effrayés, à devoir être confrontés à l’horreur mais nous y allions aussi déterminés pour rendre justice à notre enfant !
Nous devons agir contre cette violence de plus en plus présente au quotidien, pour ne plus faire face à cette horreur, à ces traumatismes, à cette douleur…

Le verdict est mercredi soir ! Nous avons besoin de votre soutien. N’hésitez pas à venir à nos côtés pour que ce massacre ne reste pas un fait divers oublié, mais un appel à la justice, à la dignité, et à la mémoire de nos enfants qui nous ont été enlevés.

10/10/2024

2ème journée d’audience : face à l’inacceptable 💔

Aujourd’hui, nous avons dû affronter l'horreur sous toutes ses formes.

Faire face à ce qu'ils ont fait subir à notre enfant, aux traces de violence sur son corps…
Faire face aux trois couteaux de 30 cm, à ces haltères de 8 kg, aux tournevis, au marteau, et à ce pied de table arraché...

Et aujourd’hui, l’autopsie… 💔

Nous savons déjà trop bien ce que Pierrick a enduré. Un véritable déchaînement de violence, de haine, de cruauté, de souffrance.

De nombreux coups de couteau, des coups d’haltères au visage, et tant d'autres horreurs...

Qui peut briser tous les os de la tête de mon enfant avec un pied de table, après tant de brutalité ?

Quels hommes sont capables d’une telle barbarie ?

Qui peut poignarder une femme dans les cervicales en déclarant « c’est comme ça qu’on tue les veaux » ?

Quels individus enferment trois enfants de 4, 6 et 13 ans dans une chambre à l’étage pour allumer trois départs de feu dans la maison, dont un dans les escaliers, pour tenter de les brûler vifs ?

Faire disparaître les preuves, faire surtout disparaître les témoins.

Ils ont entouré la tête de mon enfant avec un linge, versé de l’huile sur son corps, et mis le feu aux deux corps...

Pouvez-vous imaginer ce que c’est, pour des parents, de vivre une telle horreur ?
D'entendre les derniers mots de votre enfant avant sa mort ? 💔

Et en face de nous, deux individus au comportement à vomir…
Un ex-conjoint qui ne se souvient de rien… sauf pour répéter que « mon fils est tombé tout seul, encore et encore, sur des couteaux qui se tenaient droits tout seuls ».
Cet homme qui avait déjà menacé, violenté ses anciennes compagnes, et disait : « Si tu me quittes, je vais te tuer, tuer tes enfants, et mettre le feu à ton appartement. »

Et un autre individu qui « n’a rien fait ». Il tenait juste une femme avec une couverture sur la bouche « pour la calmer », ses empreintes retrouvées sur le couteau ayant servi à la tuer, mais qui prétend être « tombé par accident » sur l’arme.

Combien de fois une femme doit-elle être violentée, humiliée, mise en danger avant que des mesures de protection soient mises en place ?

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