La Muse Macabre
24/04/2026
" The Call "
" La porte s’est refermée sans violence. Sans tremblement. Sans cette dernière hésitation ridicule que les films donnent aux femmes qui partent encore amoureuses.
Le couloir sentait la pluie froide et les murs humides. Le monde continuait normalement. C’était presque insultant.
Je pensais que quitter quelqu’un comme toi provoquerait quelque chose. Un fracas. Une fin du monde. Mais non.
Seulement mes talons contre le sol. Seulement ma respiration qui revenait lentement à moi.
Et des maux amers couchés sur le papier.
Au bout de la rue…
Il était là.
Pas comme un sauveur. Je n’ai plus besoin d’être sauvée. Pas après toi.
Il ne m’a posé aucune question, il n’a pas cherché à fouiller mes silences comme on ouvre un corps. Il m’a simplement regardée comme si j’étais encore humaine. Comme si je n’étais pas uniquement un champ de ruines à contempler.
C’était presque douloureux...
Cette douceur.
Je monte dans la voiture. Le moteur ronronne doucement. La ville défile comme un vieux décor fatigué. Et pour la première fois depuis longtemps, je ne regarde pas derrière moi.
Tu vois, c’est ça que tu n’as jamais compris. L’amour n’est pas censé donner envie de mourir lentement. Ce n’est pas censé ressembler à une disparition progressive. À une guerre psychologique menée à huis clos.
J’ai longtemps cru que survivre à tes côtés était une preuve de force. Mais non. La vraie force, c’était partir sans devenir comme toi.
Parce que j’aurais pu.
Dieu sait que j’aurais pu.
J'en ai rêvé. Crois moi.
Il y a eu ces nuits où je regardais ton sommeil avec des idées noires coincées entre les doigts. Ces secondes suspendues où la haine ressemblait presque à une délivrance.
J’aurais pu te rendre chaque humiliation. Chaque silence calculé. Chaque blessure déposée avec précision sous ma peau.
J’aurais pu devenir le monstre que tu fabriquais lentement à travers le reflet exact de ta cruauté.
Mais tu ne mérites même pas ça.
Tu ne mérites pas d’être le centre d’un crime. Pas même celui de ma chute.
Te tuer aurait encore été une manière de t’aimer. Une manière tragique de te donner une importance éternelle. Et je refuse désormais de faire de toi quelque chose d’immortel.
Une trace indélébile.
Alors non. Je ne te détruis pas. Je te laisse vivre avec toi-même.
Et au fond…
C’est probablement pire.
Le feu qui me consumait ne réclame plus de cendres. Seulement de l’air.
À côté de moi, il garde une main posée près de la mienne sans jamais chercher à l’attraper. Il attend. Il respecte. Concept étrange. Presque irréel.
Je découvre que la tendresse peut exister sans menace. Sans dette. Sans peur de dire un mot de travers.
Je découvre aussi le silence. Le vrai. Pas celui que tu utilisais comme une arme. Celui qui repose. Celui qui laisse respirer.
La nuit glisse contre les vitres. Et quelque part entre deux lumières de la ville, je sens quelque chose revenir.
Pas l’amour. Pas encore.
Moi.
La version de moi que tu avais lentement étouffée. Celle qui riait trop fort. Qui écrivait sans avoir peur d’être lue. Qui existait sans demander pardon.
Tu disais que j’étais excessive. Trop sensible. Trop intense.
La vérité, c’est qu’il fallait réduire ma lumière pour que ton obscurité paraisse supportable.
Mais je ne suis plus dans cette pièce désormais. Et ton ombre ne m’atteint plus ici.
Tu continueras probablement à raconter ta version. À faire de moi la femme instable. La f***e. La cruelle qui est partie sans prévenir.
Fais-le.
Les hommes comme toi ont toujours besoin de réécrire les ruines pour éviter d’admettre qu’ils en sont l’incendie.
Mais moi, je n’ai plus besoin d’être comprise par quelqu’un qui m’a volontairement démolie pour rassurer son égo.
Je n’attends plus tes regrets. Ni tes excuses. Ni même ta souffrance.
Ton pouvoir s’est arrêté exactement au moment où je n’ai plus eu peur de te perdre.
Et c’est presque drôle.
Après tout ce sang invisible. Tous ces mois à me consumer pour toi. La fin ressemble simplement à ça.
A une anecdote insignifiante.
Une route mouillée. Une cigarette dont les effluves s'évaporent dans la nuit.
Et mon cœur, qui recommence enfin à battre pour autre chose que la survie.
Alors non. Ce n’est pas une histoire d’amour. Pas encore.
C’est mieux que ça.
C’est une femme qui revient d’entre les morts.
Et cette fois, personne ne l’attend au bord du vide. " La Muse Macabre
Comme la pellicule d'un Film Noir, une relique perdue dans les abysses d'une histoire révolue. Enterrée. Détruite à coups de pelle...
Un Doux week-end à tous !
Des Bisou # # # 🖤🖤🖤
Photo, Modèle, Texte & Mise en Scène : La Muse Macabre ( Sabrina Laurie Vigouroux )
☢☢ Tous Droits Réservés ☢☢
09/04/2026
" The Call "
" Le téléphone sonne. Je sais que c’est toi.
Tu as toujours su revenir au moment exact où je commençais à respirer sans toi.
Il y a des voix qu’on n’oublie pas même quand on les a enterrées.
Même quand on a juré de ne plus répondre.
Mais ta voix…
Je la reconnais pour ce qu’elle est.
Un poison lent.
Un piège bien poli.
Une habitude qui tue sans faire de bruit.
Une douceur calculée. Une promesse de velours qui n’existait que pour mieux disparaître.
Tu dis mon prénom comme si tu avais encore le droit.
Mais aujourd’hui, j’entends tout.
Les mensonges entre tes silences.
Les autres femmes dans tes absences.
La vérité dans chaque mot que tu évites.
Tu n’étais pas mystérieux.
Tu étais vide.
Je n’ai pas vu les ombres tout de suite.
Elles étaient là pourtant...
Dans la façon dont tu regardais sans jamais vraiment voir.
Tu ne m’as jamais aimée.
Tu m’as vidée.
Regardée me débattre et appelé ça de la passion.
Tu as pris la lumière et laissé le reste.
Tu m'as consumée comme on allume une flamme pour mieux l’éteindre.
Comme on garde une femme juste assez vivante pour qu’elle brille.
Et moi…
J’ai brûlé.
Longtemps.
Intensément.
Maintenant, le combiné est froid contre ma joue.
Ta voix traverse encore le fil, mais quelque chose a changé.
Ce n’est plus moi qui tremble.
Les mots que tu murmures glissent sur ma peau comme une pluie morte.
Mensonge.
Détour.
Promesse.
Néant.
Je me regarde dans le miroir.
Je remets du rouge comme on referme une plaie.
Comme on arme une décision.
Précise.
Calme.
Irrévocable.
Le téléphone se tait. Enfin.
Et dans ce silence, je comprends que ce n’est pas toi que j’attendais.
C’était ce moment. Celui où je ne répondrai plus.
Tu voulais me posséder.
Mais tu m’as fabriquée autrement.
Plus froide.
Plus lucide.
Plus dangereuse.
Tu crois encore que je suis à toi.
Pourtant.
Je suis morte à tes yeux.
Et ce qui reste… tu ne le contrôles plus.” La Muse Macabre
Une nouvelle immersion au cœur d'un scénario de Film Noir...
Une Fatale fin de Journée à tous !
Des Bisou # # # 🖤🖤🖤
Photo, Modèle, Texte & Mise en Scène : La Muse Macabre ( Sabrina Laurie Vigouroux )
☢☢ Tous Droits Réservés ☢☢
Cliquez ici pour réclamer votre Listage Commercial.
Type
Contacter la personnalité publique
Site Web
Adresse
Brest
29200