Direction de Zone Centre

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Photos from Direction de Zone Centre's post 06/05/2026

Sensibilisation sur les pratiques agricoles illégales dans la Réserve de Faune d’Abokouamékro.
A N''Guessankro, le 29 Avril 2026, Colonel ZOH Jimmy, Chef Secteur de la Réserve de Faune d’Aokouamékro a effectué une séance de sensibilisation en faveur des habitants dudit village dans le département d’Attiégouakro.
Cette rencontre fait suite à plusieurs séances identiques. Elle vise à communiquer sur les activités agricoles prohibées dans la Reserve de Faune d’Abokouamékro conformément à la loi 2002-102 du 11 février 2002 portant création, gestion et financement des parcs nationaux et réserves naturelles.
Ce début de la saison pluvieuse, marque les préparatifs de travaux champêtres. Le Secteur OIPR soucieux de prévenir les populations contre les infiltrations et les pratiques agricoles dans ladite réserve a initié cette séance de sensibilisation de la communauté village de N’guessankro. Avec ton ferme et un langage de vérité que le Chef Secteur s'est adressé aux populations.
En effet, la Réserve de Faune d’Abokouamékro, créée par le Décret n°93-695 du 19 août 1993 est situé à la pointe du « V Baoulé » dans la partie centrale de la Côte d’Ivoire. D’une superficie de 20 430 hectares à cheval sur le district autonome de Yamoussoukro et le district des lacs, sur les régions du Bélier et du N’zi et encadrée par les départements d’Attiégouakro, de Dimbokro et de Tiébissou.
Jadis, riche en peuplement faunique et aménagée en infrastructures touristiques, la RFA a subi d’importants dégâts en 2002. Cette aire protégée subit des menaces dont la plus persistante est l’exploitation agricole. Avec sa prise en main par l’OIPR en 2004, la Direction de Zone Centre a jugé plus que nécessaire de communiquer avec les populations vivant à la périphérie de ce patrimoine naturel afin de sauver l’intégrité et la vocation de la RFA.
Notre vision est : « Grâce à l’implication des populations et des autres acteurs, la RFA restaurée, commence à jouer son rôle d’outil de développement dans la région du Bélier ».
Ensemble, protégeons et valorisons la Réserve de Faune d’Abokouamékro pour le développement local et pour le bien-être des générations actuelle et future !

Photos from Direction de Zone Centre's post 06/05/2026

À Katiola, l’OIPR mobilise 200 Dozo pour la protection de la Réserve du Haut Bandama
Katiola, 30 avril 2026 – L’Office Ivoirien des Parcs et Réserves (OIPR), à travers sa Direction de Zone Centre, a organisé du 27 au 29 avril 2026 une importante séance de sensibilisation à l’endroit de la confrérie des Dozo de la région du Hambol. La rencontre, tenue dans la salle de réunion du Conseil régional de Katiola, a réuni près de 200 chasseurs traditionnels venus de Tafiré, Dabakala, Tortiya, Niakara et Katiola.
L’objectif principal de cette initiative était de renforcer l’implication des communautés locales dans la préservation de la Réserve de Faune et de Flore du Haut Bandama (RFFHB), l’un des espaces protégés majeurs du centre de la Côte d’Ivoire.
Un appel à l’engagement communautaire
Présidant la cérémonie d’ouverture, le sous-préfet de Katiola, M. Serge Zéhi, a salué la forte mobilisation des Dozo, qu’il a qualifiés d’acteurs traditionnels essentiels du monde rural ivoirien. Il a également félicité l’OIPR pour ses efforts constants en faveur de la conservation des ressources naturelles.
Les responsables de l’OIPR ont ensuite présenté les enjeux liés à la protection de la réserve et les menaces qui pèsent sur la nature, notamment la déforestation, le braconnage, l’orpaillage clandestin, l’urbanisation anarchique et l’exploitation illégale des ressources naturelles.
Les Dozo, partenaires potentiels de la conservation
Au cours de son intervention, le colonel KOUADIO Basile Krou, Chargé des Mesures Riveraines à la Direction de Zone Centre, a rappelé le rôle historique des Dozo dans la société ivoirienne : protection des populations rurales, transmission des valeurs ancestrales, maintien de la cohésion sociale et pratiques de médecine traditionnelle.
Selon lui, ces fonctions traditionnelles placent naturellement la confrérie au cœur de la protection de l’environnement.
Il a proposé une collaboration entre l’OIPR et les Dozo autour de trois axes majeurs :
• la lutte contre le braconnage et les intrusions dans les aires protégées ;
• la sensibilisation des populations riveraines ;
• la surveillance communautaire contre les trafics et exploitations illégales.
Il a toutefois insisté sur la nécessité d’un cadre légal clair, rappelant que les missions de police environnementale relèvent exclusivement de l’État.
Une réserve vitale pour le pays
De son côté, le capitaine Kassi Dimitry a expliqué l’importance stratégique de la Réserve du Haut Bandama, notamment pour la préservation du fleuve Bandama, qui alimente trois barrages hydroélectriques essentiels au développement national.
Il a également évoqué les nombreux services écologiques rendus par la réserve : régulation du climat local, soutien à l’agriculture, pluviométrie favorable et qualité de l’air.
Les participants ont été sensibilisés aux activités strictement interdites dans la réserve, parmi lesquelles la chasse, l’orpaillage, les défrichements agricoles, la coupe de bois ou encore l’introduction d’animaux domestiques.
Les Dozo prennent des engagements
À l’issue des échanges, plusieurs représentants des Dozo ont exprimé leur adhésion au message porté par l’OIPR.
Le porte-parole Danigo Yacou a assuré que les membres de la confrérie sont prêts à défendre la réserve et à relayer les messages de sensibilisation auprès de leurs communautés.
Le Dozoba, chef traditionnel de la confrérie, a pour sa part reconnu le lien étroit entre les pratiques Dozo et la nature, affirmant la volonté de travailler en harmonie avec les agents des Eaux et Forêts.
Enfin, le secrétaire de l’association des Dozo de Katiola, M. Kouré Lakouné, a déclaré vouloir faire de chaque chasseur traditionnel « un ambassadeur de l’OIPR ».
Une collaboration prometteuse
Clôturant la rencontre, le sous-préfet de Katiola a exhorté les Dozo à considérer la Réserve du Haut Bandama comme un patrimoine collectif à transmettre aux générations futures.
Cette séance de sensibilisation s’est déroulée dans un climat de discipline et de convivialité, marquant une nouvelle étape dans le rapprochement entre savoirs traditionnels et gestion moderne des espaces protégés.
Le slogan retenu à l’issue de la rencontre résume l’esprit de cette collaboration naissante :
« RFFHB, héritage des régions du Hambol, du Béré et du Gbêkê ; ensemble, préservons-la pour les générations présentes et futures. "

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