UNDP RCA
01/04/2021
LETTRE OUVERTE AU PEUPLE CENTRAFRICAIN
Allons résolument vers un futur radieux !
« Aussi longue que dure la nuit, le jour finit toujours par arriver ! ».
Cette image traduit parfaitement la nouvelle ère qui s’ouvre pour notre pays, la Centrafrique. Au sortir des élections présidentielle et
législatives qui se sont déroulées, en dépit de manquements inhérents à toute œuvre humaine, le Peuple Centrafricain, debout comme un seul homme, est résolument engagé à prendre en main son destin.
Partout, dans les villes et campagnes, la même symphonie de paix
résonne et emplit les cœurs. Quelle joie retrouvée ! Quelle allégresse !
Voilà venu le temps des retrouvailles sincères, du dialogue inclusif, du partage et de la solidarité agissante. Les derniers scrutins électoraux ont été marqués par une parfaite adhésion des Centrafricains, toutes tendances confondues. Je tiens d’abord à féliciter tous mes compatriotes qui ont participé aux élections présidentielle et législatives. Un président et des députés ont été élus. Dorénavant, ils sont au service du Peuple Centrafricain et méritent le soutien et le respect de tous. Tournons donc la page, Chers Compatriotes !
Les frères et sœurs Centrafricains élus lors du dernier scrutin législatif doivent être soutenus par tous. Même s’ils ont été élus à partir des listes de leurs partis respectifs, ces nouveaux parlementaires sont des députés du peuple centrafricain dans son ensemble. On leur doit respect et considération car, au delà de leurs formations politiques, ils doivent en toutes circonstances défendre l’intérêt suprême de la nation. La vie politique est une séquence parmi tant d’autres. Il y a surtout le temps de Dieu qui transcende toutes nos ambitions et nos rêves. Le combat politique doit être mené dans la dignité et le respect, en ayant toujours comme leitmotiv d’être au service exclusif de la nation.
Le combat à mener doit consister, désormais, à placer notre pays sur la rampe du développement. Il est possible de retrouver, enfin, une vie paisible et porteuse de progrès. À travers le monde, de nombreux pays ont connu de telles tragédies avant de prendre leur envol vers l’émergence. En Asie, le Cambodge et le Viêt Nam peuvent être cités en exemple. En Europe, les pays des Balkans – d’où est partie la 1ère guerre mondiale – sont de triste mémoire. En Amérique latine, on peut évoquer l’histoire récente du Nicaragua, du Chili ou de la Colombie.
Sur le continent africain, la Centrafrique n’est guère moins lotie que la Somalie, le Soudan, la RDC, etc.
Depuis son indépendance en 1960, jusqu’à une période récente, la
Centrafrique ne vivait qu’au rythme des guerres civiles et des coups
d’États. Le sursaut qualitatif observé ces dernières années doit faire
oublier le sentiment d’éternel recommencement. Les menaces que
font peser encore certains groupes armés ne sauraient être des
obstacles pour la concorde nationale.
Cher Peuple Centrafricain, en tous lieux, toutes les crises, aussi
profondes ou meurtrières soient-elles, ont trouvé une solution par le dialogue ou la paix. Il n’y a plus de place pour la violence ou le bain de sang. Il est temps de se relever, de s’accorder un pardon mutuel et de tourner, définitivement, la page de nos erreurs passées.
Au lieu de chercher à créer le chaos, en instrumentalisant les gens ou par des méthodes abjectes de déstabilisation, il faut plutôt aider le Peuple Centrafricain à sortir du gouffre. Il faut mettre à profit les
moments de trêve pour poser les bases d’une paix durable. Le combat politique est un combat qu’on mène durant toute une vie, mais dans la dignité et le respect des institutions de la République. Ainsi, l’échec, loin d’être une fin en soi ou une quelconque humiliation, est une leçon de vie, une étape à dépasser sur la voie de la réussite.
Chers Compatriotes, la Centrafrique, notre bien commun, a tous les
atouts et les ressources utiles à son émergence. Il est de notre devoir, hommes d’État, acteurs politiques et forces vives, d’appeler à l’apaisement et à la concorde. Les défis qui nous attendent sont
nombreux et les attentes des Centrafricains urgentes. Une priorité doit être accordée à la reconstruction du pays, à l’éducation et à
l’encadrement de notre jeunesse, fer de lance de tout projet de
développement. Retroussons les manches, l’espoir est permis de voir la Centrafrique totalement libérée de ses peurs et résolument tournée vers le progrès et la croissance !
Séoul, le 24 mars 2021
Michel AMINE
Président – Fondateur de l’Union Nationale
pour la Démocratie et le Progrès (UNDP)
11/07/2014
EN MARCHE VERS LA RÉCONCILIATION NATIONALE AVEC AMINE MICHEL L'ESPOIR DE TOUT UN PEUPLE
09/07/2014
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