Alexis Normand

Alexis Normand

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01/27/2026

Deux semaines de création au Portugal. La pluie presque quotidienne m’a gardée à l’intérieur, guitare en main. Peu de preuves visuelles (sauf les rares moments de soleil) — et j’aime ça : signe que j’étais vraiment dedans.

I’m leaning into jazz ideas lately — in originals and covers, for practice. Care has emerged as a theme with my folk side never far behind (solo guitar thing or song?… we’ll see).

Some of my favourite moments were spent working on new ideas with .braid.composer.pianist — a deeply generous, attentive, and open-minded collaborator. Truly in service of the music (in whatever form), and a wonderful host.

Merci au pour l’appui financier qui m’a permise de démarrer ce nouveau projet.

Photos from Alexis Normand's post 12/03/2025

Le “travail” d’une artiste, c’est bien plus que chanter sur scène ou en studio.

Hier, j’ai utilisé ma voix pour toute autre chose : une comparution devant le Comité permanent des langues officielles de la Chambre des communes, qui étudie en ce moment une motion visant à faire passer le quota de musique de langue française à la radio commerciale… de 65 % à 40 %.

Parfois, la job d’artiste, c’est aussi représenter sa communauté et ses collègues.
Évidemment, je suis contre cette baisse — elle réduirait encore davantage nos chances d’entendre la francophonie canadienne à la radio : nos accents, nos chansons, nos dialectes, nos vécus méritent d’être entendus.

Je ne vous cacherai pas que je me sentais un peu intimidée en amont (je comparais avec Cogeco, la compagnie de télécommunications et de médias qui pousse pour cette diminution). Mais je suis profondément reconnaissante d’avoir eu l’occasion d’être entendue de cette façon. 💛 ⚜️🌾

Photos from Alexis Normand's post 07/10/2025

Still floating after last night’s incredible show with the and the ✨ What an unforgettable night of music, joy, and connection. I had so much fun.

Of course, I only remembered to take a photo at the very end—so here’s a face full of gratitude 🥹🙏 (thankfully I did catch a little video during rehearsal with .braid.composer.pianist earlier in the day!).

This will remain one of my all-time favorite moments of .

Merci beaucoup! 🥰

06/12/2025

"Mais dans le joli petit logis des Blondin, dans une gracieuse rue de Saskatoon, un enfant est blotti dans l'escalier, écoutant crier ses parents. "No French, s'exclame sa mère. Don't you dare speak French in this house."

Après avoir lu Des inconnus sous mon toit, je comprends pourquoi autant de familles auraient pu renoncer à leur héritage culturel — et ainsi choisir l’assimilation. Candace décrit avec justesse la pression sociale immense vécue par celles et ceux qui n’étaient pas blancs, protestants et anglophones au début du 20e siècle. Une telle pression, c’est difficile à naviguer — surtout quand on veut simplement vivre heureux, s’épanouir et se retrouver en communauté.

C’est aussi ça, l’histoire du Canada.

Hier, Des inconnus sous mon toit était en 2e position au Combat national des livres 📚 Vous avez jusqu’à 11h (HAE) aujourd’hui pour voter afin de l’amener en finale! On saura à 13h (HAE) s’il a franchi cette étape.

Et si c’est le cas, vous pourrez voter à nouveau, pendant la diffusion en direct de l’émission, entre 13h et 14h (HAE) — pour l’aider à franchir la ligne d’arrivée ✨

Merci d’avance pour votre appui. Merci à de m'avoir invitée à participer à cette superbe aventure littéraire et à .arsenault.5 de l'avoir si bien animée.

🔗 Le lien pour écouter l'émission et pour voter = dans la bio!

Photos from Alexis Normand's post 06/11/2025

Quand ma grand-mère Normand parlait de James Milton Anderson — premier ministre de la Saskatchewan de 1929 à 1934 — c’était avec mépris.

Il était un des politiciens conservateurs qui a vu une opportunité : s’allier au K*K*K pour gagner des votes en alimentant la peur des catholiques, des immigrants et des francophones. À l’époque, il y avait plus de 25,000 membres du K*K*K en SK. Résultat? Une montée fulgurante de l’intolérance, et l’élection d’Anderson — un homme qui a rapidement rendu illégal l’enseignement dans toute autre langue que l’anglais.

Des pans entiers d’héritages culturels ont disparu sous la devise : « Keep Canada British. » À l’époque, les Ukrainiens, les Italiens, les Juifs, les Grecs — et bien sûr les Canadiens-français — étaient considérés comme des « indésirables ». Les Métis et les premières nations, quant à eux, étaient déjà des “problèmes résolus”. Quelle honte.

Et pour rallier les foules, le chef du clan (avec un K) n’hésitait pas à propager de fausses informations — sur la sexualité des religieuses (!) ou une supposée « menace catholique ». Pourtant, les catholiques représentaient 20 % de la population, mais à peine 12 % des employés du ministère de l’Éducation. Ils étaient sous représentés au cabinet et dans l’ensemble de la fonction publique. Il n’y avait aucune « menace papiste ». Juste des mensonges.

Fake news. Slogans vides. Politiciens qui flirtent avec l’extrême droite pour grappiller des votes.

Je ne peux pas être la seule à voir l’écho de cette époque résonner dans notre monde d’aujourd’hui.

Qui sont les « autres » qu’on pointe du doigt en ce moment? Les « indésirables » de notre temps?

Et si on prenait le temps d’écouter leurs histoires — vraiment — pour mieux comprendre leur vécu et leur vision du monde? Peut-être qu’on arriverait enfin à cohabiter. Et à bâtir quelque chose ensemble.

Candace Savage a fait preuve de cette écoute en écrivant (et en recherchant!) au sujet des francophones sur les prairies. C’est aussi l’invitation qu’elle nous fait à la fin de son livre: “Il est bon, si bon de s’asseoir ensemble et de partager nos expériences.“

Votez pour Des inconnus sous mon toit ! C’est le livre wue je defends au combat national des livres [lien dans ma bio]

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