LeaderLab
16/07/2021
P4- UN EMBOUTEILLAGE M'OUVRE LES PORTES DE LA RÉUSSITE
Un de mes passagers réguliers était un homme d'une quarantaine d'années à la mine avenante. Il souriait presque toujours. Ou plus précisément, un sourire imperceptible flottait continuellement sur ses lèvres. Souriait-il à la vie ? Où me souriait-il ? Pas facile de trancher la question.
La vie est pleine de ce qu'on croit être des hasards. A la réflexion, avec cette distance que seul le temps permet, on se rend compte qu'il ne s'agissait pas du tout de hasards ou de coïncidences : ce ne sont que les détours que prennent les circonstances pour que nos désirs profonds se réalisent, si tant est que notre esprit soit correctement dirigé...
C'est à un embouteillage que je dois ma réussite. Eh oui, cela peut paraître surprenant. Mais en conduisant ce sympathique passager à l'aéroport (son nom est Monsieur John Goldsmith) il y eut un terrible embouteillage comme il y en a souvent à New York, et dans d'autres capitales je suppose...
Oui, je dois mon succès à un embouteillage, et aussi à une audace
élémentaire. Bien souvent, nous avons tendance oublier, par gêne ou parce que nous croyons que cela ne se fait pas, que lorsque nous voulons savoir quelque chose, il suffit bien souvent de le demander...
Cette règle d'or peut paraître un peu simpliste mais les années m'ont
démontré qu'elle était si fondamentale qu'il vaut la peine que je la mette en évidence : Il faut savoir demander ! Mais que demander au juste, me direzvous ? Eh bien des questions très simples.
Premièrement demander ce que je brûlais de savoir... Le secret du succès... (Eh oui, je venais de réaliser que tous les jours j'étais en compagnie de présidents de compagnie, de millionnaires, de gens souvent célèbres et que jamais il ne m'était venu à l'esprit, de leur demander très simplement comment ils avaient fait pour arriver là... Ce que je pouvais être bête... Je laissais passer tous les jours une chance exceptionnelle de demander conseil...). Bien sûr, je n'étais que chauffeur de taxi... Ces gens si fortunés me mépriseraient peut-être. Ou ils m'éconduiraient. Mais qu'avais-je à perdre ?
Pas grand chose au fond. Puisque je n'avais rien. Je perdrais seulement un peu de salive et de temps.
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