Ma Plume
10/07/2026
LA PETITE FEMME DU MILLIARDAIRE
14
â Je t'ai regardĂ©e t'avancer vers l'estrade, un sourire radieux sur le visage, tandis que tu acceptais ton prix, et une pensĂ©e m'est venue Ă ce moment-lĂ ... Je la veux... Alors je suis allĂ© chercher ce que je voulais.
â Je n'arrive pas Ă y croire, dit Rose en reculant d'un pas, trĂ©buchant sur quelque chose.
Lucian fut rapide Ă la rattraper, la collant contre lui pour la stabiliser.
â Tu ferais mieux d'y croire, parce que l'homme qui se tient devant toi est dingue de toi, dit-il en soutenant son regard.
à l'insu des deux, Derek se tenait à l'extérieur de la porte, regardant par le trou de la serrure.
Ă travers le trou, il pouvait voir l'expression sur le visage de Rose dans les bras de Lucian.
Pourquoi diable ne le repoussait-elle pas ? Pourquoi n'insistait-elle pas pour partir ? C'était sa chance de s'en aller, et pourtant elle laissait les paroles de ce sa**ud l'atteindre.
Bouillant de colĂšre, il partit en trombe, se dirigeant vers l'extĂ©rieur oĂč il tomba sur Helena.
â Tu as l'air en colĂšre. Il y a un problĂšme ? demanda Helena en voyant l'expression de Derek.
â Rien.
â J'ai une chance de parler Ă Rose maintenant ? demanda Helena.
â Non. Ce sa**ud de Lucian est avec elle, en train de l'abrutir avec ses paroles mensongĂšres.
â Qu'est-ce que tu veux dire ?
â Ce que je veux dire, c'est que si Rose reste ici trop longtemps, Lucian Kingstone la fera tourner autour de son petit doigt.
â Est-ce qu'il va la tuer ? demanda Helena, l'air effrayĂ©.
â Il va faire bien plus que ça, dit Derek en repensant Ă l'expression sur le visage de Rose pendant que Lucian lui faisait ses aveux. Il Ă©tait Ă©vident qu'elle succombait Ă lui, mais avant qu'elle ne tombe complĂštement et qu'il ne perde l'amour de sa vie, il comptait la sortir d'ici, qu'elle le veuille ou non.
â Ne regarde pas maintenant, mais ce type, Alex, est en train de nous observer, dit soudain Helena, le sortant de ses pensĂ©es.
â Je ne sais pas pourquoi, mais on dirait qu'il me suit partout depuis ce matin. Tu crois qu'il sait que je suis une fille ? demanda Helena.
â C'est impossible Ă deviner sous ton dĂ©guisement, alors dĂ©tends-toi.
â Je ne peux pas me dĂ©tendre, Derek. Quand est-ce qu'on quitte cet endroit ?
â Ce soir. On part d'ici ce soir. Je te retrouverai plus t**d pour les dĂ©tails, dit Derek en s'Ă©loignant.
Helena s'apprĂȘtait Ă faire de mĂȘme quand Alex l'interpella.
Prenant un air sĂ©rieux, Helena se retourna. â Je peux vous aider, monsieur ? demanda-t-elle de sa voix la plus grave.
â On s'est dĂ©jĂ rencontrĂ©s ? demanda Alex en s'arrĂȘtant devant le petit garde.
Depuis qu'il Ă©tait tombĂ© sur lui ce matin, Alex suivait le garde partout, espĂ©rant se souvenir oĂč il l'avait dĂ©jĂ vu.
â Non, monsieur.
â Tu es sĂ»r ? Parce qu'il y a quelque chose d'Ă©trangement familier chez toi.
â Je ne crois pas, monsieur. Si vous n'avez rien d'autre Ă me dire, je vais retourner Ă ma tĂąche, dit Helena en prenant congĂ© Ă son tour.
â Tu laisses filer ton amie ? demanda Anora en s'arrĂȘtant Ă cĂŽtĂ© de Alex, qui regardait toujours Helena s'Ă©loigner en hĂąte.
â Quelle amie ?
â Tu crois que j'ignore comment tu fais entrer ces filles que tu rencontres au club, et comment tu les fais sortir avant que Lucian ne te surprenne. Elle est jolie, mĂȘme dĂ©guisĂ©e, dit Anora en regardant Helena.
â C'est un mec, Anora. Il fait partie de l'Ă©quipe de sĂ©curitĂ©.
Anora Ă©clata de rire. â On dirait qu'elle a rĂ©ussi Ă bien te berner. Allez, mec, ce corps-lĂ ressemble-t-il Ă celui d'un homme ? Et en plus, elle est trop jolie pour ĂȘtre un garçon, dit Anora.
Et cela fit que Alex fit deux et deux.
â C'est pour ça qu'elle me semblait si familiĂšre, dit-il.
â Elle s'est vraiment dĂ©guisĂ©e en garde ? demanda Anora, remarquant l'expression sĂ©rieuse de Alex.
â Oui, et je sais pourquoi. Je dois aller voir Lucian, dit Alex avant de partir, ne laissant pas Ă Anora le temps de lui poser plus de questions.
Si la fille dĂ©guisĂ©e s'avĂ©rait ĂȘtre une espionne, elle allait sĂ»rement mourir ce soir, car personne ne trahissait Lucian.
*
SALLE DE SĂCURITĂ
DÚs que Laura entra dans la piÚce, les hommes qui s'y trouvaient se levÚrent tous, lui témoignant le respect dû à celle qui dirigeait l'équipe technique.
â J'ai appris qu'il y avait eu un problĂšme avec les camĂ©ras hier. Pourquoi aucun de vous, idiots, ne m'en a informĂ©e ? demanda Laura en s'asseyant.
â On allait le faire, mais le patron Sebastian est venu et nous a aidĂ©s Ă rĂ©gler le problĂšme, rĂ©pondit son assistant.
â TrĂšs bien, mais Ă partir de maintenant, faites-moi savoir tout ce qui se passe ici. Je dirige l'Ă©quipe technique, n'oubliez pas qui est le chef, gronda Laura en faisant pivoter son fauteuil vers les Ă©crans de contrĂŽle.
Elle commença à cliquer sur les enregistrements des caméras de surveillance, parcourant certaines vidéos quand l'une d'elles attira son attention.
C'était la vidéo de Derek et Rose en train de parler dans la chambre de Lucian.
Avant le retour de Lucian d'Italie, elle avait secrÚtement installé une caméra dans sa chambre pour surveiller ses moindres faits et gestes.
Les événements récents lui avaient fait oublier la caméra cachée, et maintenant, grùce à elle, elle tenait un énorme secret entre ses mains.
Qui aurait cru que la fille pour laquelle Lucian l'avait quittée voyait secrÚtement l'un de ses gardes ? L'enfer allait certainement se déchaßner si elle lui en parlait.
Une heure plus t**d, Rose se promenait dans le jardin, suivie de prĂšs par ses gardes du corps, quand Laura l'approcha.
â Laissez-nous un peu d'espace, dit-elle aux deux hommes qui montaient la garde.
â Tu profites de ta promenade ? demanda Laura dĂšs que les gardes les eurent laissĂ©es seules.
â Qu'est-ce que tu veux ? Je sais que tu n'es pas lĂ pour bavarder avec moi, demanda Rose.
â Oh, rien de grave. Je veux juste te montrer une petite vidĂ©o que j'ai sur mon tĂ©lĂ©phone, dit Laura en montrant Ă Rose la vidĂ©o d'elle et Derek.
â OĂč as-tu eu ça ? demanda Rose.
â Mauvaise question. Ce que tu devrais demander, c'est ce que j'ai l'intention de faire avec cette vidĂ©o.
â Si je la montre Ă Lucian, je parie tout ce que j'ai qu'il tuera ton amoureux avant le coucher du soleil, dit Laura.
â Qu'est-ce que tu veux ?
â C'est simple. Je veux que tu quittes cet endroit.
â Tu sais que jeâŠ
â On partira, dit soudain Derek, surgissant de derriĂšre, ce qui fit se retourner les deux filles pour le regarder.
â On partira ce soir. Garde cette vidĂ©o encore un jour et aide-nous Ă partir, dit Derek en s'arrĂȘtant Ă cĂŽtĂ© de Rose.
â Ah, on commence Ă parler sĂ©rieusement. Comment veux-tu que je vous aide Ă partir, beau gosse ? demanda Laura, un sourire en coin.
DOMAINE DU CLAN DRAVEN
â Savez-vous si Derek est Ă New York ? demanda Peter Rodriguez, propriĂ©taire du Clan Draven et plus grand rival de Lucian, Ă son assistant, Mason.
â En rĂ©alitĂ©, il est ici en Italie. Plus prĂ©cisĂ©ment au domaine Kingston, rĂ©pondit Mason..
â Quoi ? Que diable fait-il lĂ -bas ? demanda Peter.
â Il s'avĂšre que Kingston a kidnappĂ© sa fiancĂ©e et prĂ©voit de l'Ă©pouser. Il est actuellement lĂ -bas pour la sortir de lĂ .
â Cela semble intĂ©ressant, murmura Peter, Ă©coutant Mason qui lui relaya tout ce qu'il avait dĂ©couvert aprĂšs avoir mis quelques hommes sur la piste de Derek.
â Qui aurait cru que le fils de William finirait par devenir fou pour une fille, et que cette fille se trouve ĂȘtre la femme de Derek, dit Peter, un sourire aux lĂšvres.
â Et si nous offrions une surprise Ă Lucian et Derek ce soir ? suggĂ©ra Peter, Ă©chafaudant dĂ©jĂ son plan.
*
DEMEURE KINGSTON
â Pour commencer, il nous faudra une voiture si nous voulons sortir d'ici, et ensuite, nous devrons passer devant les gardes. Pouvez-vous nous aider pour tout cela ? demanda Derek Ă Laura.
â Tu t'adresses Ă la bonne personne, beau gosse, rĂ©pondit Laura en s'Ă©loignant pour passer un appel.
â Que fais-tu, Derek ? Je croyais qu'on en avait dĂ©jĂ parlĂ©. Lucian ne me laissera pas partir tant qu'il n'aura pasâŠ
â Je sais, d'accord ! coupa-t-il Ă voix basse. Je sais ce que tu as dit, mais nous ne pouvons pas rester ici, et si une chance de partir se prĂ©sente, nous la saisirons.
â Derek, ceâŠ
â ArrĂȘte avec les excuses, Rose. As-tu seulement considĂ©rĂ© que Helena et moi sommes ici sous un faux semblant ? Que crois-tu qu'il arrivera si on nous attrape ? Eh bien, cette dame nous a dĂ©jĂ dĂ©masquĂ©s, et pour qu'elle garde le silence, elle veut que nous partions.
â Alors il vaut mieux que nous partions et que nous restions hors de danger, ou bien y a-t-il une raison pour laquelle tu veux rester ici ? demanda Derek, ce qui la fit rĂ©flĂ©chir.
Pourquoi hésitait-elle ? Lucian pourrait la traquer si elle partait, mais si elle restait, il pourrait faire du mal à Derek et Helena.
Leur sécurité était primordiale pour elle, et si Laura leur offrait une porte de sortie, il valait mieux l'accepter pour leur bien.
â Je n'ai aucune raison de rester, rĂ©pondit Rose, bien que sa rĂ©ponse lui laissĂąt un curieux sentiment de vide.
â Alors nous partons ce soir, et plus d'hĂ©sitation, lui dit Derek, ce qui la fit acquiescer.
Laura revint vers eux une fois son appel terminé..
â Tout est arrangĂ©. Il y a des marchandises qui doivent ĂȘtre livrĂ©es ce soir, et vous partirez avec elles. Le dĂ©part est Ă vingt et une heures. Vous devez attendre Ă l'entrĂ©e arriĂšre. Un homme de confiance vous escortera jusqu'au fourgon sans ĂȘtre vus.
â TrĂšs bien, merci pour votre aide, dit Derek..
â Pas besoin de me remercier. Je fais partie de ceux qui veulent la voir disparaĂźtre, alors assurez-vous qu'elle parte avec vous, lança Laura Ă Derek, adressant un dernier regard noir Ă Rose avant de partir.
â Je viendrai te chercher quand il sera temps. N'oublie pas que tu ne fais pas ça que pour toi, mais aussi pour Helena et moi. Derek lui sourit briĂšvement avant de partir Ă son tour.
*
BUREAU DE LUCIAN
Isabella était montée sur un tabouret pour attraper un livre sur l'étagÚre lorsqu'elle perdit l'équilibre et serait tombée sans la main qui la soutint dans le dos, la maintenant en place.
â Merci, dit Isabella en descendant du tabouret, un sourire aux lĂšvres, mais dĂšs qu'elle vit que c'Ă©tait Sebastian, le sourire s'Ă©vanouit.
â Nous devons parler, dit-il avec son air sĂ©rieux habituel.
Flora avait-elle encore menti Ă son sujet ?
â Ăcoute, si tu es lĂ parce que Flora t'a dit que je lui ai fait quelque chose, sache que jeâŠ
â Je suis dĂ©solĂ©, Isabella, coupa Sebastian.
â Pour quoi ?
â Pour tout. Je sais maintenant que Flora mentait. J'ai regardĂ© les images de vidĂ©osurveillance du salon, je l'ai vue dĂ©truire le collier elle-mĂȘme, et je sais que je n'ai Ă©tĂ© qu'un pion dans son jeu. Je suis dĂ©solĂ©, Isabella, conclut-il avec un soupir.
â D'accord, alors, dit Isabella en passant devant lui pour quitter la bibliothĂšque, quand il lui saisit le bras pour l'arrĂȘter.
â D'accord, alors ? C'est tout ce que tu as Ă dire ?
Elle haussa les Ă©paules, affichant un sourire forcĂ©. â Je suis prĂȘte Ă te pardonner un milliard de fois, du moment que cela te fait disparaĂźtre de ma vue.
â Isabella, jeâŠ
â Il t'a fallu regarder une fichue vidĂ©o pour me croire. Dis-moi, entre Flora et moi, qui connais-tu depuis le plus longtemps ? demanda Isabella.
â Toi.
â Alors pourquoi diable ne m'as-tu pas fait confiance ? Je sais qu'Ă tes yeux je ne suis que la petite sĆur capricieuse de ton meilleur ami, mais quand mĂȘme⊠pourquoi tu ne m'as pas crue ? Il a fallu une vidĂ©o pour que tu me croies. Si tu ne l'avais pas regardĂ©e, je suis certaine que tu ne serais pas lĂ maintenant, dit-elle en dĂ©gageant brusquement son bras.
â Tu t'es excusĂ©, Sebastian, et j'accepte tes excuses, mais Ă partir de maintenant, tiens-toi loin de moi. Je sais que tu es douĂ© pour ça, et puis cette maison est assez grande pour qu'on puisse s'Ă©viter, dit-elle en se dirigeant vers la porte.
Puis elle s'arrĂȘta sur le seuil, se retournant pour le regarder. â Et aussi, tu n'as plus Ă ĂȘtre mon garde du corps personnel, je peux trouver quelqu'un d'autre pour ce travail. Puis elle disparut.
*
SOIRĂE
Favio se rendait à une réunion d'affaires lorsque le rire léger d'Anora le stoppa net.
Suivant sa voix, il s'arrĂȘta devant la porte de la cuisine, jetant un coup d'Ćil par l'entrebĂąillement pour la voir dans la piĂšce avec l'un des gardes.
â Tu es sĂ©rieux ? demanda-t-elle, un sourire flirtant aux lĂšvres.
â Tout Ă fait. Si j'avais su que tu faisais un aussi bon cafĂ©, je serais venu en chercher tous les jours. J'aurais mĂȘme peut-ĂȘtre rĂ©cupĂ©rĂ© ton numĂ©ro, rĂ©pondit l'homme assis en face d'elle sur le mĂȘme ton.
â Vraiment ? Tu en viens soudainement Ă parler de mon numĂ©ro.
â Ce n'est pas Ă©vident ? J'aimerais qu'on apprenne Ă se connaĂźtre un peu plus, si ton mari n'y voit pas d'inconvĂ©nient.
â Oh, il n'y verra rien. Nous sommes assez libres sur ce plan.
â Alors qu'attendons-nous, donne-moi ton numĂ©ro, dit l'homme en sortant son tĂ©lĂ©phone.
â Si tu ne veux pas que je t'Ă©crase le nez sur ton joli visage, alors dĂ©gage de cette piĂšce, dit un Favio furieux en les rejoignant.
TerrifiĂ© Ă l'idĂ©e de perdre son emploi, l'homme commença Ă partir mais fut arrĂȘtĂ© par la main de Favio qui lui saisit le bras.
â Reste loin de ma femme, le prĂ©vint-il durement, et l'homme acquiesça d'un signe de tĂȘte, la tĂȘte hochant de peur avant de s'enfuir de la piĂšce.
â C'est pour ça que tu veux le divorce ? Pour pouvoir flirter avec les employĂ©s de Lucian ? demanda Favio dĂšs qu'il fut sĂ»r qu'ils avaient assez d'intimitĂ©.
En retour, Anora lui tourna le dos, l'ignorant pour s'affairer à laver la tasse qu'elle avait utilisée.
â RĂ©ponds-moi, bon sang ! Je ne tolĂ©rerai pas que tu m'ignores, la prĂ©vint-il en la tournant vers lui.
â Qu'est-ce que tu en penses ?
â Anora, je ne tolĂ©rerai pas que tuâŠ
â Que tu ne tolĂ©reras pas quoi ? Nous sommes sur le point de divorcer, Favio. Donc tout ce que je fais maintenant ne te regarde pas.
â On en est toujours au divorce ? Je pensais que tu avais oubliĂ© ces absurditĂ©s.
â Oublier ? J'ai compris maintenant. Tu ne prends pas mes paroles au sĂ©rieux, et c'est pour ça que tu as pu marcher sur moi, mais plus maintenant.
â Tu n'auras plus l'occasion de marcher sur moi ou sur mes sentiments. Je ne te donnerai plus cette opportunitĂ©.
â De quoi parles-tu, bon sang ? Quand ai-je jamais marchĂ©âŠ
â J'ai parlĂ© Ă Lucian plus tĂŽt, son avocat sera ici demain Ă dix heures pour nous voir. Sois Ă l'heure pour la rĂ©union, dit Anora, passant devant lui pour quitter la cuisine.
Pourquoi allait-elle si loin ? Pourquoi était-elle si déterminée à le quitter ?
*
ENCORE LE MĂME JOUR ~ SOIRĂE
Il était vingt et une heures précises, l'heure de partir avec Derek et Helena.
Par chance pour eux, Lucian était parti une heure plus tÎt pour s'occuper de certaines affaires, ce qui leur donnait l'occasion de quitter la maison sans encombre.
Rose suivit Derek jusqu'Ă l'entrĂ©e arriĂšre, prenant soin de rester cachĂ©e. Comme Laura l'avait dit, un homme les attendait Ă l'entrĂ©e arriĂšre, accompagnĂ© de Helena, qui avait repris ses vĂȘtements de femme.
â Oh, Rosie, dit Helena en serrant Rose dans ses bras, qui lui rendit son Ă©treinte.
â Je suis contente que tu ailles bien, tu n'imagines pas Ă quel point j'Ă©tais inquiĂšte, dit Helena.
â Merci d'ĂȘtre venue me chercher.
â Je dĂ©teste interrompre ces retrouvailles, mais nous devons partir si nous ne voulons pas nous faire prendre, leur dit Derek, et ensemble ils se dirigĂšrent vers un fourgon qui les attendait, montant dans son vaste compartiment arriĂšre oĂč Ă©taient entreposĂ©es des armes destinĂ©es Ă ĂȘtre livrĂ©es.
Leur voyage commença peu aprÚs, et ils quittÚrent le domaine Kingston pour rejoindre la route sans aucun problÚme.
La voiture roula encore un moment avant de s'arrĂȘter brusquement, tout devint silencieux.
â On est arrivĂ©s ? chuchota Helena.
â Je ne crois pas. Peut-ĂȘtre qu'on nous arrĂȘte pour un contrĂŽle ou quelque chose d'autre, attendons, rĂ©pondit Derek Ă voix basse.
Ils attendirent un moment, et comme rien ne se passait, Derek décida d'aller voir, demandant aux filles de ne pas quitter le fourgon.
â Tu ne trouves pas qu'il met trop de temps ? demanda Rose quand Derek ne revint pas quelques minutes plus t**d.
â Il a peut-ĂȘtre eu un problĂšme, dit Helena.
â Je vais jeter un coup d'Ćil dehors.
â Restons ici. Derek nous a dit de rester.
â Nous devons savoir ce qui se passe dehors, insista Rose en descendant du fourgon.
Elle en fit le tour jusqu'Ă l'avant et s'arrĂȘta, surprise, en voyant deux voitures noires bloquant la route, et devant elles se tenait nul autre que Lucian, accompagnĂ© de Alex et de quelques-uns de ses hommes.
â Surprise, ma jolie. Annonça une voix grave. Ses yeux fixĂ©s sur elle rempli de haine et qui dĂ©gageais un aura trĂšs dangereux.
Bonne nouvelle. Vous pouvez dĂ©jĂ commencer Ă lire l'histoire sur Youscribe. Vous allez adorer đ„č
https://www.youscribe.com/BookReader/Index/4022739/?documentId=7817376?utm_campaign=yo&utm_content=d0f2a935-4966-4f94-b0ef-8102e1fe6650
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