Oumar Sadio Diallo

Oumar Sadio Diallo

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03/11/2025

Il a enfin franchi le rubicon.

30/10/2025

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Ainsi donc, la bêtise a élu domicile là où jadis la raison dressait encore sa tente.

Labé, autrefois cité d’honneur et de dignité
Semble aujourd’hui danser au rythme funèbre de sa propre dérive et cupidité

Comment ne pas s’étrangler d’ironie lorsque:

-Pendant que nos écoles se meurent faute de bancs et de livres

-Pendant que nos routes se crevassent comme les joues d’un vieillard oublié

-Pendant que nos ponts ploient sous le poids de l’indifférence et que nos maisons s’emplissent du murmure affamé de la misère

-Pendant que Labé manque de souffle, faute d’un simple véhicule de sapeurs-pompiers pour sauver ces citoyens des incendies

Il s’en trouve qui, au lieu de panser tes plaies, préfèrent acheter le silence et louer la lâcheté

Voilà que l’on trouve des fortunes à peu près un milliard, dit-on!
Pour glorifier le reniement d’un dirigeant aux agissements de mouton

Un dirigeant, soit dit en passant, qui détient injustement l’un des dignes fils de cette ville

Vous osez, sans honte, vous exposer et exposer vos enfants dans les rues,
non pour réclamer justice ou dignité
Mais pour applaudir la cupidité et la duplicité.

Vous avez troqué la sagesse contre les applaudissements futiles
la fierté de vos ancêtres contre le miroir brisé du pouvoir

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Grâce à vous
Labé est aujourd'hui devenue l’arène où la folie concourt à la palme de la médiocrité.

Parce que des femmes d’une autre ville ont payé une caution, fallait-il que vous aussi, par mimétisme servile, plongiez tête première dans le même gouffre?

Et pendant que vous brandissez ces actes dérisoires comme trophées, vous enseignez à vos enfants la liturgie du vide

Vous paradez vos sottises devant les caméras, comme si la honte était devenue un ornement
Et vous enseignez ainsi à vos enfants la trahison du bon sens et la dévotion à l’absurde

Qu’avons-nous donc fait au Bon Dieu
Pour mériter de tels actes odieux?

Heureusement, toutes les femmes de Labé ne se sont pas compromises dans cette mascarade.
Non, Labé enfante encore des femmes fières et des cœurs purs.

Des femmes de conviction, qui ont su défendre leur honneur sans le troquer contre les illusions d’un régime vacillant.

Des femmes à l’image de Hadja Zeinab Koumanthio, dont la plume est un glaive trempé dans la vérité.

Des dames telles que Madame Tata et tant d’autres, sentinelles silencieuses de la dignité labéenne, qui préfèrent la rectitude au ridicule, le courage à la compromission.

Ces âmes qui, dans le silence de leur grandeur, continuent d’honorer la cité pendant que d’autres la bradent aux enchères de la bêtise

Elles sont les véritables gardiennes du flambeau, celles qui rappellent que la femme n’est pas née pour applaudir la tyrannie, mais pour éclairer la conscience collective.

Labé, que Dieu te rende ta lucidité, et qu’il te préserve de ces mascarades où l’on confond le zèle et la honte, le patriotisme et la prosternation.

10/10/2025

Hier MOUSSA, aujourd'hui JUDAS
Tu aurais pu nous épargner de ça

Fallait-il donc que tu trahisses aussi?
Toi, Moïse, naguère héraut de la vérité.
Qui, jadis, t’érigeait en vigie des consciences
Ton verbe haut perché fustigeait les dérives,
Ton souffle dénonçait les régimes scélérats
Comme un prophète en colère au milieu du désert médiatique.

Tu conspuais naguère les velléités monarchiques de Dadis
Raillais la mémoire des faussaires du régime Condé
Comment oses-tu aujourd’hui, sans trembler de honte
Appeler à la profanation du serment
Et à l’érection d’un nouveau trône sur les ruines de la foi populaire ?

Tu es devenu l'apôtre du reniement L’architecte d’un coup de grâce contre la République

L’homme qui souffle au Général de renoncer à sa parole donnée,
Et d’embrasser, sous l’autel des intérêts mesquins
Les oripeaux du pouvoir absolu.

De Moïse a Juda, tu aurais pu nous épargner de ça
Mon cher Moussa

À quel prix as-tu vendu ta conscience ?
Tu es passé de la lumière du verbe à l’ombre du verbe vendu,
De la rigueur morale à l’indigence éthique.
Tu n'es plus le Moïse qui ouvrait la mer des mensonges pour guider vers la lumière.
Tu es devenu Judas, embrassant l'oppression pour quelques deniers de privilèges.
Et dans cette trahison, tu ne trahis pas que les tiens
Tu trahis ton propre combat, ton propre nom
Et la mémoire de ceux qui, hier, te suivaient les yeux fermés

Les gens t'ont écouté avec le respect dû aux oracles,
Et voilà que tu t’abreuves à la même coupe empoisonnée
Que ceux dont tu dénonçais les bacchanales.
Ton éloquence jadis tranchante n’est plus qu’un brouillard de compromissions,
Une encre qui suinte l’abdication.

Moïse
N’entends-tu pas hurler en toi le cri du reniement?
N’es-tu pas devenu ce miroir terni où se reflètent les ombres que tu combattais ?

De Moïse à Judas
Tu aurais pu nous épargner cela,
Mon cher Moussa…

Les camarades de lutte que tu as laissés sur le bas-côté
Ces journalistes précaires, humiliés, bâillonnés
Ces médias fermés, ces plumes brisées,
Ces voix disparues dans l’indifférence opaque
Que leur diras-tu demain, si ce n’est que tu as choisi ton camp : celui des bourreaux.

Tu aurais pu te taire.
Tu aurais pu, à défaut de courage, garder le silence.
Mais non : il t’a fallu chanter la louange du parjure,
Offrir ta parole en holocauste à la machine du pouvoir

Et ce que tu viens de commettre, en appelant à fouler aux pieds la parole donnée,
Est un coup de poignard dans le dos de la République.

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