Collectif HIMA
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💥 # BONNE ANNÉE 2026💥
Elles sont femmes au foyer, femmes de bureau, femmes artistes, femmes journalistes, femmes de loi, femmes créatrices, femmes d'association, femmes politiques, femmes militantes.
Elles sont des femmes comoriennes, tout simplement.
Merci à ELLES d’avoir une nouvelle fois prêté leurs voix pour porter celles que l’on a réduites au silence : les femmes ass*ssinées, et celles qui survivent encore, trop souvent sans protection, sans accompagnement, sans justice.
L’année #2025 restera comme une ANNÉE DE L'HORREUR pour les femmes comoriennes.
Vi*lences répétées. Vies brisées. M*rts.
Et face à cela : le silence des autorités.
Toute l'année nous avons attendu qu'un message clair soit porté pour dire que ces vi*lences devaient cesser.
Ce silence n’est pas neutre.
Il est complice.
Complice parce que l’impunité protège les bourreaux et condamne les victimes.
Aujourd’hui, nous le disons sans détour :
il ne s’agit plus de prévention.
Il s’agit d’intervenir, de protéger, de sanctionner.
Nous sommes vivantes.
Nous sommes libres.
Et à ce titre, il est de notre devoir de porter la voix de celles que la vi*lence a enfermées dans le silence, jusqu’à la m*rt.
Cette vidéo est pour nos sœurs et à nos filles , parties trop tôt, que nous n’oublierons jamais.
Collectif HIMA
#2025
26/06/2025
Pour celles et ceux qui se demandent comment soutenir les victimes de violences. Voici quelques éléments qui peuvent vous aider.
Après une violence sexuelle, la victime se retrouve dans un tourbillon d’émotions. L’abattement, la culpabilité, la honte, la colère… Tous ces sentiments peuvent surgir. Arriver à exprimer la violence subit est déjà éprouvant en soi. Alors, écoutez la victime, croyez la, rassurez la et rappelez qu’il n’y a pas de façon correcte ou incorrecte de réagir. Ses sentiments peuvent être troublants voire même contradictoires et c'est ok.
Mettez en avant le courage dont elle a fait preuve pour en parler et le fait qu’elle a eu raison de le faire. Déculpabilisez la en lui rappelant qu’aucune attitude de sa part ne justifie les violences subies et que l’agresseur est le seul responsable.
La victime peut encore se sentir coupable longtemps après les faits. La question typique « Que se serait-il passé si j’avais fait ceci ou cela ? » peut la poursuivre très longtemps. Faites savoir à la victime qu’il n’y a pas de limite dans le temps pour gérer une violence sexuelle et qu’elle a le droit de prendre le temps nécessaire. Que ce temps se compte en jours, mois, années, c'est ok. Dans deux tiers des cas, une violence sexuelle a un impact permanent sur la santé (mentale) des victimes.
Une victime ne doit rien à personne. Elle ne doit ni le récit de sa violence, ni une saisie de justice, ni un accompagnement thérapeutique. Ces dispositifs de soutien et d'aide à la réparation sont néanmoins essentielles et nous devons veiller à ce qu'ils soient adaptés et exempt de culture du viol. Ceci afin que les victimes puissent les saisir lorsqu'elles en ressentent l'envie et le besoin mais encore une fois c'est à leur rythme, quand et comme elles le souhaitent.
Il est important de redonner aux victimes le pouvoir qu'on a voulu leur arracher, le pouvoir sur leur être, le pouvoir sur leur vie en les laissant la gérer de nouveau comme elles le souhaitent.
Alors que faire face à une victime de violences sexuelles ? Se tenir de son côté et lui redonner le contrôle.
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