Groupufoot

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04/08/2025

Chapitre 26 : les amants s'unissent

Le gravier crisse sous mes baskets alors que je m'avance. Chaque pas me rapproche de notre endroit, celui où tout a commencé il y a des mois. Celui où ses lèvres ont effleuré les miennes pour la première fois. Mon cœur bat à se rompre, mes paumes sont moites. Je serre les poings, mes ongles s'enfonssent dans ma chair.

Quand je l'aperçois enfin, le souffle me manque.

Il est là, adossée sur la portière de sa voiture, son sweat à capuche grise lui cache presque le visage.

Je m'immobilise à trois mètres de lui, incapable d'avancer davantage. Mon corps entier tremble.

"Enzo..."

Il lève la tête lentement. Ses yeux - ces yeux verts bleu qui m'ont tant fait rêver - sont froids, vides. Comme si je n'étais qu'une inconnue.

"Ça va ?"

"Non. Non, ça ne va pas du tout." Je croise les bras sur ma poitrine, comme pour me protéger. "Je suis fatiguée de mentir. Fatiguée de faire semblant que tout va bien alors que..."

Ma voix se brise. Je ferme les yeux un instant.

"Est-ce que tu me crois maintenant ? A propos de la photo, de Mehdi... de tout ?"

Il ne répond pas tout de suite. Son regard me scrute, analysant chaque micro-expression de mon visage.

"Mehdi m'a dit qu'il m'aimait bien", je continue, les mots s'échappant dans un souffle. " Je lui ai dit que j'étais pas réceptive à ses sentiments et que j'étais avec toi, que je t'aimais..." Je mords ma lèvre inférieure. "Il m'a ensuite affirmé qu'il respectait ma décision. On a mis les points sur les i et il a promis de ne plus jamais..."

"Ce n'est pas ce qu'il m'a raconté." Sa voix est un coup de couteau. "Il m'a dit que j'étais l'obstacle entre vous. Que si je disparaissais, tu lui donnerais sa chance."

Je recule comme frappée. "Il ment !"

"Et la photo ?" Ses mots claquent comme un fouet. "Celle où tu es collée contre lui, torse nu ? On dirait que vous veniez juste de..."

"ARRÊTE !" Des larmes brûlantes coulent sur mes joues. "Oui, j'ai fait une erreur ! Je l'admets ! Mais après ça, quand il a dit qu'on resterait juste amis, il m'a proposé un footing nocturne, comme on le faisait au lycée. Je suis même sortir sous les yeux de mes parents, tu peux leur demander si tu ne me crois pas !"

Je m'approche d'un pas, les mains tremblantes.

"Mais ne me réduis pas à ça. Ne me traite pas comme une... une sa**pe alors que tu sais qui je suis vraiment. Je t'aime, Enzo. Tu sais au moins ce que j'ai ressenti quand tu m'as rejetée du jour au lendemain sur la base des mensonges d'un type qui t'a toujours envié !"

Son expression se durcit. "Et moi ?" Sa voix se brise pour la première fois. "Tu penses que c'est facile ? De savoir que tout le vestiaire me prend pour un con ? Que Santini me regarde avec pitié ?"

Je vois ses poings se serrer, ses épaules trembler.

"Je suis désolée", je murmure, les larmes inondant mon visage. "Vraiment désolée..."

Il secoue la tête, les yeux brillants. "J'aimerais te croire, Jordan. Mais tu as brisé le peu de confiance qu'il me restait. Maria m'a trompé, Margot a joué avec moi. Lorena m'a utilisé. Et maintenant toi..."

"Enzo, s'il te plaît..."

"Non." Il se lève brusquement, me dominant de toute sa taille. "C'est fini. Vraiment fini cette fois."

Quand il passe devant moi, son parfum - ce parfum qui hante encore mon esprit - me transporte instantanément dans nos souvenirs. Je tends une main, effleurant à peine sa manche.

"Attends..."

Il s'immobilise.

"Les jumeaux..." Ma voix n'est plus qu'un souffle. "Est-ce que... est-ce que je pourrais les voir ? Juste une fois ?"

"Non."

"Et moi Jordan, je ne compte pas te laisser partir une seconde fois !"

Ma voix résonne étrangement forte. Je vois ses épaules se raidir sous le tissu de son sweat.

"Je viens de te dire que je t'aime et comme un lâche tu t'en vas ?" Ma voix tremble, les larmes coulent librement. "Ça va pas ou quoi ? Tu penses vraiment que je vais survivre sans toi après tout ce temps ?"

J'essuie mes larmes du revers de la mains...

"Si tu veux plus me voir, alors Lacroix..." Je pointe vers la falaise au loin, celle qui surplombe la ville. "Jette-moi de là-bas tout de suite. Parce que vivre sans toi, c'est déjà tomber chaque jour un peu plus."

"Arrête ton cinéma Koné."

Je m'accroche à son t-shirt, le tissu se froisse dans mes poings serrés. Nos visages sont si proches que je peux compter les cils qui ombrent ses yeux.

"Une dernière fois, Enzo..." Ma voix n'est plus qu'un souffle. "Tu ne m'aimes plus ?"

Il ferme les yeux comme si la question le brûlait. "C'est plus compliqué que ça, Jordan."

"Alors on met cartes sur table." Je prends une inspiration tremblante. "Moi, Jordan Koné, je déclare être toujours follement amoureuse d'Enzo Lacroix. Et même si tu refuses de me croire, mon cœur..." Je saisis sa main et la presse contre ma poitrine. "...n'a jamais cessé de battre pour toi."

Il retire sa main lentement.

"Arrête ton baratin. Ton cœur bat toujours, la preuve ? T'as survécu quatre mois sans moi."

Mais je vois son expression se fissurer, une lueur de tendresse dans son regard. C'est tout ce dont j'ai besoin.

Je souris à travers mes larmes.

"J'ai un secret... J'ai un deuxième cœur. Mais depuis que je t'ai revu..." Je touche doucement sa poitrine. "...le premier, celui qui t'est destiné, s'est réveillé. Et je ne compte pas le laisser s'endormir à nouveau."

"Qu'est-ce que tu veux concrètement, Jordan ? "

Je fais semblant de réfléchir...

"Tout de suite... Je me rapproche encore, effleurant presque ses lèvres. "J'ai envie de deux choses. D'abord t'embrasser... parce que tes lèvres m'ont manqué terriblement, Enzo."

Je vois ses pupilles se dilater, un frémissement à la commissure de ses lèvres.

"Et la deuxième chose ?" demande-t-il, sa voix plus douce.

Je plonge mon regard dans le sien, sans détour. "Une seconde chance, pas pour effacer le passé. Mais pour écrire un nouvel avenir."

Le silence s'étire entre nous, chargé de tous nos non-dits. Puis, avec un grognement sourd, il m'attire contre lui. Son front s'incline contre le mien.

"Pu**in Jordan, tu me rends fou...",

Il se penche enfin et m'embrasse avec... avec cette même intensité qu'au premier jour. Je sens mes joues flageolets, mon corps tout entier se livre dans une bataille... Ses lèvres sont douces, chaudes et tellement humide en même temps, que j'ai envie de m'y abreuvé pour l'éternité.

Le ba**er s’interrompt brusquement quand une rafale de vent glacé nous fouette le visage. Il serre instinctivement ma main dans la sienne, ses doigts chauds entrelacés aux miens.

"On reste pas là, tu vas geler," murmure-t-il en enlevant son sweat pour me le passer par-dessus.

Je m’y blottis aussitôt.

"Attends une seconde," je chuchote en attrapant mon portable.

À Clara : Je dors pas chez toi ce soir. Couvre-moi si mes parents appellent, je t’explique demain.

Trois petits points apparaissent aussitôt.

Clara : WTF Jordan ?! C’est quoi ce plan à l’arrache ?

Moi : C’est Enzo, on s’est retrouvés et je ne peux pas rentrer...

Clara :…Pu**in. OK. Mais tu me dois des détails SALÉS demain. Et fais gaffe à toi bisous ma belle ❤️😉.

Je glisse le téléphone dans mon sac et relève la tête pour croiser son regard interrogateur.

"T’as prévenu qui ? " ironise-t-il, les sourcils levés.

Je rougis violemment. "Mon amie Clara, elle… elle me couvre pour ce soir, j'étais en weekend chez elle."

Son expression se fait plus sérieuse. Il avance d’un pas, réduisant la distance entre nous à rien.

"Jordan… T’es sûre de toi ? Parce que si on fait ça…" Sa main effleure ma joue. "Y’aura plus de retour en arrière possible."

Je ferme les yeux une seconde, sentant le poids de ses mots. Puis je le regarde droit dans les yeux : "J’ai jamais été aussi sûre de rien de ma vie."

" D'accord on y va "

Il ouvre la portière pour moi, sa paume posée contre le bas de mon dos.

Le trajet jusqu’à chez lui est un mélange de ses doigts sur mon genou, Mes rires étouffés quand il murmure des souvenirs d’anciennes blagues entre nous.

Quand la voiture s’arrête enfin devant son immeuble, mon cœur bat à excitation.

"Dernière chance pour faire demi-tour," plaisante-t-il, mais son souffle est déjà saccadé.

Je réponds en m’emparant de son col pour l’attirer à moi. Nos bouches se rencontrent avec une urgence sauvage, ses mains remontant sous le sweat que j’emprunte.

"Jordan…" gémit-il contre mes lèvres quand je mords doucement la sienne.

Sans un mot, il m’entraîne vers l’ascenseur. Les portes se referment sur nous, et soudain, plus rien n’existe à part :
- Ses lèvres sur ma nuque
- Mes doigts dans ses cheveux
- L’affichage numérique qui compte les étages trop lentement

Quand l’ascenseur "ding" enfin, il me soulève littéralement dans ses bras, mes jambes enroulées autour de sa taille, et c’est dans cette position qu’on franchit le seuil de son appartement.

La porte claque derrière nous, et soudain, nous ne sommes plus que souffles mêlés et peaux fiévreuses. Son couloir semble s'étirer à l'infini alors qu'il me porte toujours, mes jambes enserrant sa taille, nos bouches scellées dans un ba**er qui en dit plus long que tous les mots échangés ce soir.

"Attends..." murmure-t-il contre mes lèvres en me laissant glisser lentement le long de son corps. Je sens chaque muscle durci de son torse contre le mien.

Mais je ne veux pas attendre moi...

Je l'attrape par le col de son t-shirt et l'entraîne vers le salon, poussant sans ménagement le sweat qu'il m'a prêté. Le tissu tombe à mes pieds, révélant la robe légère que je portais en dessous. Son regard s'assombrit instantanément, trahissant son désir.

"Jordan..."

Je ne le laisse pas finir. Mes mains trouvent l'ourlet de son t-shirt, remontant sous le tissu pour explorer la peau brûlante de son abdomen. "Trop d'habits," je murmure en l'obligeant à lever les bras pour que j'extirpe le vêtement.

Quand il est enfin torse nu devant moi, je perds mon souffle. La lueur tamisée du lampadaire par la fenêtre sculpte chaque relief de son corps - ces épaules larges, ces abdominaux contractés, cette fine traînée de poils menant vers son jean déjà tendu.

"Regarde-moi comme ça," grogne-t-il en attrapant mes poignets pour les plaquer contre le mur derrière moi. "T'es magnifique."

Son souffle est chaud sur mon cou quand il descend lentement, déposant des ba**ers brûlants le long de ma clavicule. Je frissonne quand ses dents effleurent mon épaule, quand sa langue trace un chemin tortueux vers mon décolleté jusqu'à ma poitrine.

"Enzo..."

"Chut." Une main remonte le long de ma cuisse, soulevant ma robe avec une lenteur exaspérante. "Je veux te découvrir."

Quand ses doigts effleurent enfin l'élastique de ma culotte, je crispe les doigts dans ses cheveux. "S'il te plaît..."

"Quoi ? Dis-le."

"Touche-moi."

Il exauce ma prière instantanément. Ses doigts glissent sous le tissu, trouvant ma chaleur sans la moindre hésitation. "constate-t-il avec une satisfaction qui me fait rougir.

Je me cambre contre sa main, incapable de rester immobile sous ses caresses expertes. "C'est... c'est à cause de toi."

"Je sais."

Et soudain, il s'accroupit devant moi, attrapant l'élastique de ma culotte entre ses dents pour la faire glisser le long de mes jambes. Avant que je puisse protester, sa bouche est sur moi, sa langue traçant des cercles précis qui me font voir des étoiles.

"Oh mon Dieu—"

Mes doigts s'enfoncent dans ses cheveux, mes genoux tremblent dangereusement. Il me tient fermement par les hanches, m'empêchant de m'effondrer tandis qu'il m'emmène vers le bord du précipice avec une patience sadique.
Sa bouche est un instrument de torture perfectionné - alternant coups de langue larges et pressions précises, me laissant pantelante, les doigts crispés dans ses cheveux.

Quand l'orgasme me frappe, c'est avec une violence inouïe. Mon corps se cambre involontairement, mes muscles se contractant autour de rien tandis que des vagues de plaisir irradient jusqu'au bout de mes orteils. Il me laisse à peine reprendre mon souffle avant de me soulever dans ses bras, mes jambes enroulées automatiquement autour de sa taille.

La marche vers la chambre est une épreuve - chaque pas fait frôler son érection douloureusement contenue contre mon centre, ravivant les sensations à peine apaisées. Quand il me jette sur le lit, c'est avec une brutalité calculée qui fait claquer mes dents.

Je le regarde déboutonner son jean avec des gestes méthodiques, révélant progressivement ce dont j'ai terriblement envie. Quand il se penche enfin sur moi, son torse est couvert d'une fine pellicule de sueur, je peux sentir son cœur battre à la même fréquence effrénée que le mien.

"Regarde-moi," ordonne-t-il en pénétrant enfin, d'un seul coup profond qui me fait voir des étoiles. Ses yeux me transpercent, refusant que je détourne le regard tandis qu'il établit un rythme implacable. "C'est comme ça que je te veux. Complètement à moi."

La sensation est à la fois familière et nouvelle - son corps sculpté contre le mien, la chaleur de sa peau, la façon dont ses muscles se tendent sous mes mains quand il approche de son plaisir. Quand il bascule enfin, m'entraînant avec lui dans l'abîme, c'est avec mon nom sur les lèvres comme une prière.

L'aube trouve nos corps encore enlacés, épuisés mais incapables de rompre le contact. Les draps froissés sentent le sexe et la sueur, témoins silencieux de nos retrouvailles passionnées. Enzo trace des motifs absents sur mon épaule, son souffle régulier contre ma nuque.

"Pas de regrets ?" murmure-t-il enfin, brisant le silence complice.

Je tourne la tête pour capturer ses lèvres dans un ba**er lent, savourant le goût de nous qui y persiste encore. "Seulement qu'il ait fallu attendre si longtemps."

"Alors on va devoir rattraper le temps perdu."

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