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04/06/2026

RDC : Malaise au sein de l'UNC de Vital Kamerhe après la série d'ordonnances présidentielles publiées le mercredi.

Qu'est-ce qui se passe réellement au sein de l'Union pour la Nation Congolaise, parti cher à Vital Kamerhe, allié des premières heures du Président Félix Tshisekedi ? Le mal est-il profond ?

Certains cadres glorifient qui le chef de l'État tout au long de la journée à la télévision, à la radio, ainsi que sur les réseaux sociaux sont les mêmes qui changent de langage la nuit.

Hélas ! Cette gloire de la journée se transforme souvent en un couteau tranchant lorsque ces gloutons politiques ne se trouvent pas lors de la nomination des mandataires publics ou des membres du gouvernement. Le cas récent est celui des ordonnances présidentielles lues sur les antennes de la Radio-télévision nationale congolaise (RTNC) dans la nuit du mercredi 3 juin 2026, qui ont suscité de vives réactions sur les différentes plateformes numériques de l'UNC. On peut clairement dire que cette formation politique, bien qu'étant membre de l'Union sacrée de la nation, est désormais en opposition avec Félix Tshisekedi. Ci-dessous, l'indignation des membres de l'UNC, tirée dans le forum WhatsApp

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«Pourquoi nous apportons bcp d’interprétation et d’importance à cette histoire? Depuis le début de ce pouvoir, nous avons été mis hors jeu, défenestrés, humiliés et déconsidérés.
les ordonnances étaient prononcées au mépris de UNC à l’avantage de ceux qui ne se sont pas sacrifiés comme le PN.
Les consultations étaient faites pour les propositions et nominations, jamais le PN n’étaient consultés et parfois peut être lorsqu’il l’est, ses propositions mises aux calendes grecques.
C’est du manque de respect et de considération envers un collaborateur et allié de première heure.
Face à toutes ces humiliations, vous qui condamnez UNC et le PN, vous voulez que les cadres et militants applaudissent pour USN et Udps? N’en déplaise à ceux qui se collent à Udps pour leurs intérêts, et qui sont devenus membres à part entière de Udps, leurs supplétifs au sein de UNC.

Vous n’allez pas Nous interdire de parler, de discuter de l’avenir de notre parti dans nos forums, critiquer en bon et mal la gestion du pays, dénoncer les dérives dangereuses dans lesquelles Udps est entrain d’amener ma nation, défendre notre parti UNC et son PN qui font face aux menaces répétées des communicateurs de Udps et d’autres de USN: vous n’allez pas nous interdire cela, vous n’allez pas nous mettre hors de votre jeu et nous interdire de vivre au moins librement dans notre maison!

Kabuya est SG au même titre que le nôtre d’ailleurs avec ses insuffisances. Être SG du parti au pouvoir ne lui donne pas de l’ascendance sur UNC encore moins sur ses membres,non.

Savoir différencier critique politique du manque d respect, c’est important.»

Paradoxalement, les élus nationaux de cette formation politique sont en déphasage avec le directoire du parti ainsi qu'avec les militantes et militants qui les qualifient de traîtres pour avoir opté pour la révision ou le changement constitutionnel. En effet, ces députés nationaux sont actuellement déconnectés de tout ce qui se passe ces derniers temps au sein du parti.

02/06/2026

RDC-Tribune : L’Enjeu n'est pas de fabriquer des voitures électriques, mais de maîtriser les technologies qui les rendent possibles (Hon. Alain Lubamba)

L'Expert Senior en Gouvernance Publique et Diplomatie Économique, Honorable Alain Lubamba wa Lubamba

Pendant longtemps, la République Démocratique du Congo (RDC) a été cantonnée au rôle passif de simple réservoir de matières premières. Aujourd’hui, la transition énergétique mondiale, la révolution numérique et la rivalité technologique entre superpuissances offrent à Kinshasa une occasion historique de briser ce plafond de verre géoéconomique.

La question fondamentale est désormais posée : la RDC veut-elle demeurer un fournisseur de minerais stratégiques pour les industries étrangères, ou ambitionne-t-elle de devenir un acteur majeur capable d’influencer les chaînes de valeur technologiques mondiales ?

Le débat public est souvent résumé sous un angle séduisant : celui de la fabrication locale de voitures électriques. L’idée est politiquement attractive et flatte la fierté nationale. Après tout, pourquoi le premier producteur mondial de cobalt ne monterait-il pas ses propres véhicules ?

Pourtant, cette ambition, aussi légitime soit-elle, risque d’occulter l’essentiel. La véritable bataille économique du XXIe siècle ne se jouera pas dans les usines d'assemblage automobile. Elle se joue en amont, dans la maîtrise des technologies de rupture qui rendent ces innovations possibles.
​1. AU-DELÀ DU MYTHE DE LA VOITURE ÉLECTRIQUE
​Dans l’imaginaire collectif, la voiture électrique est le symbole de la nouvelle révolution industrielle. En réalité, elle n’est que la partie émergée d’un écosystème technologique infiniment plus vaste.
​Derrière chaque véhicule se cachent :
• ​Des batteries de nouvelle génération et des architectures de stockage énergétique ;
• ​Des semi-conducteurs et des capteurs avancés ;
• ​Des logiciels embarqués et des systèmes d’intelligence artificielle ;
• ​Des infrastructures de réseaux (5G/6G, centres de données, télécommunications).
​La valeur stratégique ne réside pas dans le produit final, mais dans la propriété intellectuelle. Ce sont les composants critiques, les brevets et les savoir-faire techniques qui dictent aujourd'hui les termes de la compétition féroce entre les États-Unis, la Chine, l’Union européenne, le Japon et la Corée du Sud. La guerre économique mondiale est devenue une guerre de contrôle des chaînes de valeur.
2. LE NOUVEL ÂGE DES MINERAIS STRATÉGIQUES : Posséder ne suffit plus
Cette reconfiguration géoéconomique place la RDC dans une position unique, presque gravitationnelle. Peu de nations disposent d’un sous-sol aussi déterminant pour l’avenir de l'humanité :
• ​Le cuivre est l'infrastructure même de l’électrification globale.
• ​Le cobalt demeure le pivot des chimies de batteries performantes.
• ​Le coltan reste indispensable à la miniaturisation électronique.
• ​Le germanium et-le lithium propulsent la fibre optique, le spatial et la défense haute technologie.

Le monde dépend du sous-sol congolais. Mais l’histoire économique est un cimetière de pays riches en ressources naturelles qui sont restés structurellement pauvres, faute d’industries. Comme le rappelait le théoricien Michael Porter :
​« Les nations prospèrent non pas simplement grâce à leurs ressources naturelles, mais par leur capacité à créer de la valeur autour de ces ressources. »
C’est précisément le piège de la "malédiction des ressources" que la RDC doit impérativement éviter en effectuant son saut technologique.
3. LES TECHNOLOGIES DE PUISSANCE, NOUVEAUX PILIERS DE LA SOUVERAINETÉ
La transition énergétique n’est que la face visible d’une mutation tectonique. Les grandes puissances investissent massivement dans les technologies dites "de souveraineté" : puces électroniques, IA, infrastructures cloud, cybersécurité, spatial et drones.

Le point commun de ces industries de pointe ? Elles dépendent toutes des matériaux critiques congolais.

Dès lors, la priorité stratégique de Kinshasa ne doit pas être de singer les lignes d'assemblage occidentales ou asiatiques, mais de s'insérer de manière agressive et négociée dans les segments supérieurs de ces chaînes de valeur. Ce sont ces segments qui détermineront les rapports de force de demain.
4. LA VISION DE FÉLIX TSHISEKEDI : De l'extraction à la transformation
Depuis plusieurs années, le Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo plaide pour un changement de paradigme. Cette volonté politique s'est concrétisée par :
1. ​La promotion active d'une chaîne de valeur régionale pour les batteries (notamment via le projet RDC-Zambie) ;
2. ​Le déploiement de Zones Économiques Spéciales (ZES) ;
3. ​Le durcissement des règles sur le contenu local (local content) dans le secteur minier.
« Le temps où la RDC se contentait d’exporter ses matières premières brutes est révolu », a martelé plusieurs fois le Chef de l’État de la RDC.
Au-delà du mot d'ordre politique, cette vision traduit une dure réalité : dans le siècle qui s'ouvre, la souveraineté ne se mesure plus au volume de minerai extrait, mais à la capacité technologique à le valoriser sur le sol congolais.
5. L’INTELLIGENCE, PREMIÈRE INFRASTRUCTURE STRATÉGIQUE
La condition sine qua non de cette transition industrielle repose sur un facteur trop souvent relégué au second plan : le capital humain.

Aucune puissance technologique ne s’est construite sans une masse critique d’ingénieurs, de chercheurs, de métallurgistes de pointe, de développeurs de logiciels et d’entrepreneurs audacieux. Pour la RDC, l’investissement dans l’éducation STEM (Sciences, Technologie, Ingénierie et Mathématiques), la recherche appliquée et les compétences numériques est une urgence absolue, au même titre que la construction de routes ou de barrages.
La véritable richesse de la RDC n'est pas enfouie dans son sous-sol : elle réside dans les cerveaux de sa jeunesse.

UN CHOIX HISTORIQUE
La RDC bénéficie aujourd'hui d'un alignement des planètes exceptionnel. La reconfiguration des cartes industrielles mondiales lui redonne une centralité géopolitique majeure. Mais cette rente de situation sera éphémère si elle ne s'accompagne pas d'une véritable montée en gamme technologique.

Le défi n’est pas de produire plus de tonnes de minerais, mais de produire différemment.

L’enjeu n’est pas d’assembler des voitures électriques avant les autres.

L’enjeu est de maîtriser les technologies critiques qui structureront les industries, les infrastructures et les puissances militaires et économiques.

C’est sur ce terrain de l'intelligence et de la technologie que se jouera, ou non, la véritable indépendance de la République Démocratique du Congo.

Photos from LeRecueil.net's post 27/05/2026

Au cours d'une séance de travail à Kinshasa: la CNDH-RDC présente ses défis à la CADHP

Kinshasa, 27 mai 2026

Les défis de la Commission nationale des droits de l'homme (CNDH) de la République démocratique du Congo (RDC) ont été, mercredi, parmi les sujets abordés avec la Commission africaine des droits de l'homme et des peuples (CADHP), lors d'une séance de travail à Kinshasa.

« Les défis de la CNDH-RDC, outre celui lié aux finances, sont notamment ceux de voir la guerre de l'Est du pays être terminée et documenter les crimes commis tout au long de cette guerre qui a fauché des millions de vies humaines, et ne cesse de détruire l'écosystème », a déclaré M. Paul Nsapu, président de l'institution congolaise en charge des droits humains.

C'est la réponse que le président de la CNDH-RDC a donnée à Marie-Louise Abomo, rapporteur-pays et cheffe de la délégation de la CADHP en mission à Kinshasa.

Le président Nsapu a été complété par le commissaire national Jean-Richard Tshibanda, chargé des droits politiques et civils au sein de la CNDH-RDC, qui a insisté sur les difficultés liées au financement de son institution afin de mieux assurer la mission de promotion et de protection des droits humains.

Les cadres de la CNDH-RDC ont également relevé d'autres défis, notamment celui de renforcer les capacités des magistrats et leurs auxiliaires sur les atteintes aux droits humains et les infractions pénales. La raison avancée est qu'il y a de ces entreprises extractives opérant en RDC qui violent souvent les droits des autochtones et des morts, en détruisant même des cimetières.

Les deux commissions ont aussi abordé la participation de l'institution congolaise des droits humains aux sessions et conférences organisées par la structure africaine, qui a son siège à Banjul, en Gambie.

Les deux parties se sont mis d'accord pour plaider afin que des moyens conséquents soient alloués à la CNDH-RDC, mais également afin de bien orienter les invitations adressées à la commission congolaise.

Le président Nsapu a remis à la rapporteure-pays Abomo les rapports sur la situation des droits de l'homme en RDC ainsi que sur les activités de son institution.

À son tour, la cheffe de délégation de la CADHP a remis un lot de documents de son institution, comme cadeau, au président de la CNDH-RDC.

" Nous avons échangé avec le président de la CNDH-RDC, entouré de certains de ses proches collaborateurs, dans le cadre de la mission que la CADHP est en train d'effectuer dans le pays. La CNDH-RDC est affiliée à la CADHP. Un membre important sur lequel nous comptons pour avoir la situation des droits de l'homme sur l'ensemble du territoire congolais", a déclaré cheffe de la Marie-Louise à issue des échanges.

Presse/CNDH-RDC

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