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04/05/2026
MATINÉE SCIENTIFIQUE AU CoE-CBRN/RDC : DOUBLE FOCUS SUR LA VULNÉRABILITÉ PSYCHIATRIQUE ET LA GESTION NUMÉRIQUE DES CRISES CHIMIQUES
Kinshasa, lundi 04 mai 2026 — Le Centre d’Excellence pour la Réduction des Risques Chimiques, Biologiques, Radiologiques et Nucléaires (CoE-CBRN/RDC) a tenu, ce lundi, une matinée scientifique marquée par deux communications de haut niveau, axées sur des enjeux critiques de gestion des risques en contexte de crise.
Une première communication axée sur les vulnérabilités psychiatriques
Il est exactement 10h00 lorsque s’ouvre la première séquence scientifique.
D’entrée de jeu, le Docteur Mbokolo Clovis, Assistant de Recherche 1, plante le décor d’une problématique encore peu explorée dans les dispositifs de réponse aux risques majeurs : les risques CBRN chez les personnes présentant des troubles psychiatriques.
Dans une approche analytique et documentée, l’intervenant met en exergue les vulnérabilités spécifiques de cette catégorie de population.
Altération du jugement, difficultés de compréhension des consignes de sécurité, comportements à risque : autant de facteurs qui exposent davantage ces individus lors d’incidents impliquant des agents chimiques, biologiques, radiologiques ou nucléaires.
Le Présentateur souligne que les voies d’exposition sont multiples : contamination directe, défaut d’utilisation des équipements de protection, ou encore re**rd dans les procédures d’évacuation.
À cela s’ajoute une aggravation notable des risques chimiques et biologiques, liée notamment à un accès limité aux soins de santé.
S’agissant des risques radiologiques et nucléaires, le non-respect des périmètres d’exclusion et les difficultés de décontamination constituent des défis majeurs, exacerbés par des pathologies telles que la psychose, la dépression, l’anxiété ou les addictions.
Dans ses recommandations, le Docteur Mbokolo insiste sur la nécessité d’une approche inclusive : formation spécifique du personnel d’intervention, élaboration de protocoles adaptés, accompagnement personnalisé lors des opérations de décontamination et d’évacuation. En filigrane, un impératif s’impose : intégrer pleinement ces patients dans les plans nationaux de préparation et de réponse CBRN.
TIC et gestion de crise : la seconde communication met l’accent sur la coordination opérationnelle
À 13h20, la seconde présentation vient clore cette matinée scientifique. Portée par Madame Mauwa Martini, Assistante de Recherche 1, elle s’articule autour du thème : « TIC : Gestion d’alerte et suivi des victimes lors d’une opération de décontamination de masse consécutive à une fuite d’ammoniac ».
Dans un exposé structuré, l’intervenante met en lumière le rôle stratégique des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) dans la gestion des situations d’urgence.
Elle rappelle que, face à un incident chimique tel qu’une fuite d’Ammoniac, la réactivité et la coordination constituent des leviers déterminants pour limiter l’impact sanitaire et environnemental.
Selon elle, la gestion efficace de l’alerte repose sur une circulation fluide et sécurisée de l’information entre les cellules de crise, les équipes opérationnelles déployées sur le terrain et les autorités sanitaires.
Cette interconnexion permet non seulement d’orienter les secours en temps réel, mais également de prioriser la prise en charge des victimes en fonction du degré d’exposition.
Au cœur de ce dispositif, la communication de crise s’impose comme un pilier stratégique.
Elle garantit la cohérence des actions engagées, renforce la sécurité des intervenants et répond aux attentes légitimes des populations exposées, souvent en situation de forte anxiété.
Madame Mauwa Martini insiste enfin sur l’importance d’un suivi rigoureux des victimes, facilité par des outils numériques adaptés, permettant d’assurer une traçabilité des interventions et une meilleure prise en charge post-incident.
À travers ces deux communications complémentaires, le CoE-CBRN/RDC réaffirme son engagement à renforcer les capacités nationales en matière de prévention, de préparation et de réponse aux risques CBRN. Entre prise en compte des vulnérabilités humaines et optimisation des outils technologiques, la démarche se veut résolument intégrée et tournée vers la résilience des systèmes de santé et de sécurité.
Cellule de Communication
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15/04/2026
RDC : Mission d’évaluation du projet P111 sur la gestion des déchets chimiques dangereux
Le Centre d’Excellence Chimique, Biologique, Radiologique et Nucléaire de la République Démocratique du Congo (CoE-CBRN/RDC) organise, du 16 au 17 avril 2026 à Kinshasa, une mission d’état des lieux du projet régional P111 consacré à la gestion des déchets chimiques dangereux. L’activité se tiendra dans la salle José MPANDA du CRESH, dans la commune de la Gombe.
Cette mission vise à réunir les experts nationaux, les parties prenantes institutionnelles et techniques ainsi que les responsables du projet afin d’évaluer les dispositifs existants, d’identifier les défis opérationnels et de formuler des recommandations pour renforcer la gestion sécurisée des substances chimiques à risque en RDC.
La première journée, prévue le jeudi 16 avril, sera consacrée aux travaux techniques entre experts.
Elle débutera par une réunion des experts du projet P111 avec le Coordonnateur et Point Focal National ainsi que le COGES restreint élargi aux experts internes identifiés.
Les échanges se poursuivront avec l’équipe nationale CBRN avant une séance élargie avec les parties prenantes d’intérêt au projet. La journée s’achèvera par un résumé succinct des discussions et des premières orientations.
Le vendredi 17 avril sera dédié aux activités de terrain. Les participants se retrouveront au CRESH avant le départ pour la visite des sites concernés.
Deux séquences de visites des installations de traitement des déchets sont prévues, entrecoupées d’une pause technique. La mission prendra fin par une synthèse des constats et recommandations formulées par les rapporteurs.
À travers cette initiative, le CoE-CBRN/RDC entend renforcer la coordination nationale autour de la gestion des déchets chimiques dangereux, améliorer les capacités de prévention des risques et soutenir la mise en œuvre efficace du projet régional P111.
Cette démarche s’inscrit dans la dynamique de consolidation de la sécurité chimique et de protection de l’environnement, en cohérence avec les priorités nationales de gestion des risques CBRN.
Cellule de Communication du
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08/03/2026
RDC : le ciment bas carbone du physicien Seke Vangu Max, une innovation nationale que le pays tarde à valoriser
Trois ans après la mise en place en République démocratique du Congo d’un ciment bas carbone développé par le physicien Seke Vangu Max, l’enthousiasme scientifique qui avait entouré cette innovation semble s’être estompé dans les sphères décisionnelles nationales.
Pourtant, dans un monde engagé dans une transition écologique urgente, ce type de technologie est aujourd’hui activement recherché par les pays et les industries de la construction.
La question se pose désormais avec insistance : pourquoi la RDC tarde-t-elle à valoriser une innovation scientifique capable de contribuer à la réduction de l’empreinte carbone du secteur du bâtiment, l’un des plus polluants au monde ?
Le ciment bas carbone constitue l’une des pistes majeures explorées à l’échelle internationale pour réduire les émissions liées à la production du ciment classique, responsable d’une part importante des émissions mondiales de CO₂.
Dans ce contexte, l’innovation portée par le scientifique congolais apparaît comme une opportunité stratégique pour la RDC : non seulement sur le plan environnemental, mais également sur les plans industriel, économique et scientifique.
La pertinence de cette innovation a été récemment illustrée lors de la conférence internationale ICCCSC 2026, à capetown en Afrique du Sud, où la RDC était représentée aux côtés de figures majeures de la recherche mondiale, notamment la professeure Karen Scrivener, spécialiste reconnue des matériaux cimentaires.
Cette présence a permis de renforcer les perspectives de collaboration entre universités, centres de recherche et industries, ouvrant la voie à des partenariats scientifiques et technologiques susceptibles de valoriser davantage les travaux menés par les chercheurs congolais.
Un soutien présidentiel déjà exprimé
Il convient de rappeler qu’en 2023, lors du premier conclave du génie scientifique congolais, le Président de la République Félix Tshisekedi avait personnellement salué l’impact potentiel de cette innovation dans le domaine de la construction.
À cette occasion, le Chef de l’État avait même exprimé le souhait de voir cette contribution scientifique reconnue officiellement, notamment par l’attribution d’une médaille honorifique.
L’urgence d’une décision politique
Malgré ces signaux encourageants, la concrétisation institutionnelle et industrielle de cette innovation tarde à se matérialiser.
Or, dans un contexte international marqué par une compétition accrue autour des technologies vertes, le risque est réel de voir des solutions développées localement être valorisées ailleurs, faute de soutien national suffisant.
Pour plusieurs observateurs du monde scientifique, la RDC dispose pourtant d’une occasion rare : transformer une découverte scientifique nationale en véritable filière industrielle durable.
Ne pas laisser dormir l’innovation congolaise
La b***e est désormais dans le camp du gouvernement et des décideurs publics. L’enjeu dépasse la simple reconnaissance d’un chercheur : il s’agit de soutenir une innovation capable de positionner la RDC dans la nouvelle économie verte mondiale.
Pendant que le pays tarde à agir, l’innovation congolaise suscite déjà l’intérêt de nombreux acteurs à l’étranger.
Et l’histoire des sciences le rappelle souvent : les nations qui négligent leurs inventeurs finissent parfois par acheter, à prix fort, ce qu’elles ont pourtant vu naître chez elles.
✍️CoE-CBRN/RDC
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