OICRM-ULaval
05/25/2026
L’Observatoire interdisciplinaire de création et de recherche en musique (OICRM) de la Faculté de musique - Université Laval tient à féliciter sa directrice, la professeure Sophie Stévance, pour l’obtention d’une nouvelle subvention du Conseil de recherches en sciences humaines (CRSH) dans le cadre du programme Savoir, à l’issue d’un concours hautement compétitif.
Ce financement de 379 771 $ soutiendra son projet intitulé « (Re)générer les musiques rituelles maçonniques : reconstitution, création et intelligence artificielle », mené en collaboration avec Serge Lacasse (musicologie et IA, ULaval), Thierry Petit (histoire et archéologie, ULaval) et Franco Huard (technologies numériques, GLANI).
Suivant une approche de recherche-création, ce projet vise à reconstituer des musiques rituelles maçonniques à partir de sources historiques rares ou dispersées, à analyser leurs fonctions musicales et symboliques dans le cadre du rituel ainsi qu’à explorer le recours à l’intelligence artificielle dans les processus de reconstitution et de création sonore historiquement informée. Le projet prévoit également une étude de la réception de ces musiques dans les loges maçonniques contemporaines afin d’examiner leur impact sur l’expérience rituelle et initiatique.
Cette nouvelle reconnaissance témoigne du rayonnement des travaux menés par Professeur Sophie Stévance dans le domaine de la recherche-création, de son engagement soutenu auprès de la relève étudiante ainsi que de sa contribution au développement de nouvelles approches interdisciplinaires en musique.
02/17/2026
Cette semaine, dans le cadre du colloquium de l’OICRM-ULaval, nous aurons le plaisir d’accueillir Sarah-Anne Arsenault, étudiante au doctorat en musicologie (recherche-création), ui viendra présenter ses travaux de recherche. Voici le résumé de sa présentation, intitulée "Les pratiques d’écoute, d’interprétation et de création des interprètes classique et jazz, avant et après la spécialisation : tour d’horizon et mise en contexte(s)":
"Comment la spécialisation en interprétation classique ou jazz influence-t-elle les pratiques musicales des interprètes? Dans quelle mesure favorise-t-elle la polyvalence, alors même que la capacité à jouer ou à créer dans divers genres et styles musicaux est aujourd’hui déterminante pour faire carrière en musique? Si plusieurs études se sont penchées sur les caractéristiques des pratiques musicales des interprètes classique ou jazz, aucune ne semble encore avoir adopté une approche diachronique, qui tiendrait compte de la globalité du parcours musical de l’interprète, de son enfance à son entrée dans le milieu musical professionnel. Selon Bernard Lahire (2012), pour arriver à mieux comprendre des pratiques, il est nécessaire de combiner l’étude des contextes qui les entourent et des dispositions de leurs porteurs et porteuses. Or, une approche diachronique permet précisément de replacer les pratiques musicales dans les contextes qui ont contribué à les modeler, avant et après le début de la spécialisation. Dans cette communication, je présente les grandes lignes du premier chapitre de ma thèse, dans lequel je me fonde sur seize entretiens menés auprès de huit interprètes jazz et huit interprètes classique de l’Université Laval pour décortiquer le rôle des contextes dans l’émergence, le développement ou encore la mise en veille de leurs pratiques d’écoute, d’interprétation et de création, de leur enfance à aujourd’hui."
Candidate au doctorat en musicologie/recherche-création sous la direction de Sophie Stévance, Sarah-Anne Arsenault a réalisé son mémoire de maîtrise sur le processus de co-création d’une chanson avec des jeunes. Dans son projet doctoral, soutenu par une bourse du CRSH, elle s’intéresse à l’influence de la spécialisation en interprétation classique ou jazz sur les pratiques musicales des interprètes ainsi que sur leur rapport à la musique populaire. Plus largement, elle s’interroge sur l’adéquation entre les programmes en musique et la réalité du monde musical professionnel, qu’elle sillonne elle-même comme compositrice depuis 2017. Avec son partenaire Dillon Hatcher, elle a co-signé la musique de nombreuses pièces de théâtre à Québec et à Montréal, l’une d’elles leur valant le Prix Bernard-Bonnier 2022-2023. En solo, Sarah-Anne a notamment composé la musique d’un des quatre tableaux du parcours Où tu vas quand tu dors en marchant...? 2024-2025 et celle de trois chansons pour la série Passe-Partout (Télé-Québec).
La séance aura lieu sur Zoom, vendredi le 20 février à 9h. Vous pourrez y accéder via ce lien: https://ulaval.zoom.us/j/67233298541?pwd=pdW2uayhDeYHGhjKOh7yyX71YSTXVb.1
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